Et si les incantations du gouvernement fonctionnaient ? Et si on avait enfin la baisse longue et répétée promise par un Hollande requinqué et qui en faisait son cheval de bataille pour 2017 ? On peut rêver. Mais il va falloir plus que les 25.000 chômeurs de catégorie A en moins en septembre, car avec une hausse de 5,6 % en un an du nombre de chômeurs, on est loin du compte par rapport aux autres puissances européennes.

ON EST LES PLUS FORTS ?

Les incantations des politiques, des associations et des gourous ont fonctionné ! Fin septembre, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a reculé de près de 25.000. 25.000, ça paraît peu mais c'est le plus fort repli depuis 8 ans. On est les meilleurs ? Pas vraiment puisque pour les chômeurs de toutes catégories confondues, la baisse n'est que de 1.000 demandeurs d'emploi, et que l'on reste loin, très loin, des baisses en Allemagne et en Grande-Bretagne.

PAS DE TRIOMPHALISME

Les réactions à l'Élysée sont prudentes : "On a appris que les bons chiffres pouvaient être suivis de mauvais", rapporte un conseiller et "Ce qui compte, c'est une baisse successive sur deux ou trois mois". Tant mieux, car l'heure n'est pas du tout au triomphalisme. Le nombre de chômeurs toutes catégories a augmenté de 5,6 % en un an. Chez les seniors, la situation est dramatique avec 8,5 % de hausse en 1 an et 47 % de hausse depuis l'élection de François Hollande. Hollande avait promis une "baisse crédible, suffisamment longue et répétée" ou bien il ne se représenterait pas en 2017. Il en est loin...

SITUATION CRITIQUE

Le système des retraites ne va pas bien, on le sait. Ce qu'on sait moins, c'est que des milliers de retraites restent impayées, rapporte Le Parisien. Plusieurs milliers de personnes attendent de toucher leur premier euro de leur pension pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...Préparez votre retraite !

LE CHIFFRE DU JOUR : 18 MILLIARDS

C'est le montant qui a été capté par l'assurance-vie depuis le début de l'année. C'est le 21ème mois de collecte positive d'affilée. Jamais l'assurance-vie n'a autant mérité son statut de placement favori des Français. Depuis le début de l'année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d'assurances dépasse la barre symbolique des 100 milliards d'euros. Selon l'Association française de l'assurance, l'encours des contrats cumulés s'élève à 1.562,4 milliards d'euros... soit 75% de la dette publique française.

LE BOOM DES UNITÉS DE COMPTE

Face à un environnement de taux bas, les épargnants cherchent des alternatives pour booster leurs rendements mis sous pression. Depuis le début de l'année, ils se tournent vers les unités de compte, des supports financiers non garantis en capital, qui permettent d'investir sur d'autres classes d'actifs (fonds actions, fonds de placements, SCPI..etc ), mais qui offrent une rémunération bien plus juteuse. Résultat, les versements sur les supports en unités de compte ont flambé de + 36 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015.

ADDICT

La dépendance des marchés à l'égard des banques centrales n'est pas prête de s'arrêter. Les marchés attendent avec fébrilité la réunion de la Banque centrale américaine cette semaine. Elle devrait rien n'annoncer. En Europe, les marchés sont convaincus que les forces de la déflation et l'atonie de la croissance vont convaincre Mario Draghi d'ouvrir un peu plus grand les vannes du crédit pour rebooster l'économie du Vieux continent. Le problème, ce n'est pas tant que les marchés sont drogués aux liquidités. Ce qui devrait nous alarmer, c'est que les Banques centrales du monde entier ont beau déverser de milliers des milliards de dollars, d'euros, et de yens, on attend encore l'impact positif sur l'économie réelle.

GUERRE DES CHANGES SUITE

Alors que la BCE et la FED se tirent la bourre pour savoir qui des deux fera le plus tourner la planche à billets, la Banque centrale de Suisse et sa monnaie sont prises au piège. Alors que les taux sont déjà en territoire négatif, l'institution cherche un moyen de faire baisser le cours de sa monnaie, qu'elle estime surévaluée. Elle tente de dissuader les investisseurs de placer leurs liquidités en Suisse, sans succès. Sur le marché obligataire, la Suisse peut emprunter à taux négatifs jusqu'à... 12 ans. On marche sur la tête.

CONSPIRATION AUTOMOBILE

On n'a pas fini de parler de moteurs Diesel et de tests de pollution. Le Financial Times jette de l'huile sur le feu en affirmant que Bruxelles savait très bien que les constructeurs automobiles s'arrangeaient pour fausser les tests antipollution auxquels sont soumis leurs moteurs. La Commission européenne ne le nie pas. Elle a même tiré la sonnette d'alarme dès 2012. Mais "elle n'a pas assez de pouvoir par rapport aux gouvernements nationaux". Et de pointer du doigt le lobbying des constructeurs automobiles qui sont suivis par certains États...

UNE BANQUE SUISSE EN FAILLITE

La banque Hottinger, créée au XVIIIème siècle, a été mise en faillite par l'Autorité de surveillance des marchés en Suisse. Surendetté, plombé par « des pertes répétées et des contentieux non résolus », le groupe spécialisé dans la gestion de fortune ne remplit plus les exigences en matière de fonds propres. Les clients vont bénéficier de la garantie de 100.000 francs suisses. Mais 200 clients dont le patrimoine dépasse ce montant ne reverront probablement jamais leur mise.

LE NEW DEAL D'AIR FRANCE

La compagnie française veut mettre en place trois contrats de travail différents : le contrat type, le contrat plus et le contrat allégé. Accompagné d'une rémunération qui dépend de la productivité. Les syndicats sont déjà en ordre de bataille. Les chemises vont voler...

"CASH IS KING"

Pas (encore) de contrat de mariage en vue avec la Fnac. Les administrateurs de Darty ont obtenu de reculer au 11 novembre à 18 heures, la limite pour le dépôt par la Fnac de son offre sur Darty. Autre option qui s'offre à Fnac : lancer une OPA hostile sur Darty. Une option qui serait risquée et qui nuirait à l'image du Français.

FAUT-IL BANNIR LE STEAK ?

L'Organisation mondiale de la santé a jeté un pavé dans la mare en classant la viande rouge et la viande transformée dans la liste des produits cancérogènes. Demain, ça sera le poisson qui sera dans la liste rouge et après-demain, un rapport annoncera que les fruits et légumes sont néfastes. C'est la fin des haricots.

VOILA C'EST TOUTBONNE JOURNÉEMAY THE FORCE BE WITH YOU

Edito publié sur MonFinancier.com le 27/10/2015.