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Les "précédents" de Dominique Strauss-Kahn

LesCe n'est pas la première fois que Dominique Strauss-Kahn est impliqué dans une affaire de moeurs.

En février 2007, Tristane Banon, écrivain-journaliste, est invitée sur le plateau de l'émission 93 Faubourg Saint-Honoré, présentée par Thierry Hardisson. Elle raconte alors sa rencontre avec un homme politique "connu", dont le nom est bipé à l'antenne. Elle raconte qu'en 2002, alors qu'elle travaillait à l'écriture de son livre Erreurs avouées (au masculin), elle fait la connaissance de cet homme, qu'elle traite de "chimpanzé en rut". Il aurait essayé de la forcer à avoir des rapports sexuels, et elle aurait refusé. "Quand on se battait, je lui avais dit le mot 'viol' pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur plus que ça..."

Le jeune femme avait alors commencé des démarches, vu un avocat, mais sur les conseils de sa mère, elle n'était pas allée plus loin : "Je n'ai pas osé aller jusqu'au bout, je ne voulais pas être jusqu'à la fin de mes jours 'la fille qui a eu un problème avec un homme politique'". Pourtant, ce lundi 16 mars, l'avocat de Tristane Banon annonce que la jeune femme pourrait prochainement porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn.

Relation consentie avec une subordonnéeSouvenez-vous, en 2008, l'histoire avait fait beaucoup de bruit. Dominique Strauss-Kahn avait risqué sa place de directeur du Fonds Monétaire International après avoir eu une relation avec une subordonnée, Piroska Nagy, chargée du département Afrique au FMI.

A l'époque,une enquête avait été lancée pour déterminer si la femme avait subi des pressions particulières ou un traitement de faveur, en rapport avec cette relation extra-conjugale. DSK s'excuse publiquement et assure qu'"à aucun moment je n'ai abusé de ma fonction de directeur général du Fonds."

Finalement, le FMI avait blanchi Dominique Strauss-Kahn. Mais en 2009, l'Express publie une lettre de Piroska Nagy dans laquelle elle accuse le patron du FMI : "Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu'à moi. Je vous ai expliqué en détail comment il m'a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées. Je n'étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI [...] je me sentais maudite si je le faisais et maudite si je ne le faisais pas." A la fin de sa lettre, elle déclarait : "Je crains que cet homme ait un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d'une institution où des femmes travaillent sous ses ordres".

Tristane Banon © MaxPPP

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