Jean Castex a annoncé ce mercredi 16 juin la fin précoce de mesures de restrictions sanitaires. L'obligation du port du masque en extérieur est donc levée dès ce jeudi 17 juin.
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17, 20 et 30 juin : le nouveau calendrier du déconfinement

C'est enfin la liberté retrouvée ! À la surprise générale, le Premier ministre a annoncé ce mercredi 16 juin la fin du port du masque en extérieur dès ce jeudi 17 juin et la fin du couvre-feu ce dimanche 20 juin, alors qu'il était prévu le 30 juin prochain. Des annonces qui boulversent le calendrier du confinement mais accueillies avec une grande joie par la population.

Exceptions dans les files d'attente, marchés ou dans les stades

"Le port du masque en extérieur ne sera plus obligatoire, sauf dans certaines circonstances", a détaillé Jean Castex. En effet, face au déclin de la propagation de l'épidémie dans le pays, la fin du port du masque en extérieur a été décrétée, mais l'obligation sera toutefois maintenue en cas de rassemblements ou dans les lieux où la distanciation sociale n'est pas possible. "Quand on se regroupe, quand on se retrouve dans des lieux bondés tels qu'une file d'attente, sur un marché ou encore dans les tribunes d'un stade", a détaillé Jean Castex lors de son intervention télévisée. Son port reste obligatoire dans les lieux fermés tels que les transports en commun ou les bureaux.

Initialement prévu le 30 juin, la fin du couvre-feu entrera finalement en vigueur dès ce dimanche 20 juin. Une bonne nouvelle puisque cela sera à la veille de la Fête de la musique. Le maintien du couvre-feu avait fait polémique après la dérogation accordée à un match à Roland-Garros et l'ouverture de l'Euro de football.

30 juin : la fin des dernières restrictions sanitaires

Le 30 juin sera la quatrième et dernière étape du déconfinement et mettre afin à la plupart des restrictions sanitaires. Les jauges de limitations de personnes dans les lieux publics devraient être levées, au même titre que l'interdiction des événements de plus de 1000 personnes en extérieur comme en intérieur. Le pass sanitaire continuera quant à lui d'être exigé.

Réouverture des boîtes de nuit en juillet

Olivier Véran a confirmé ce jeudi 17 juin sur BFMTV-RMC la réouverture des discothèques en juillet "avec des conditions spécifiques". En déplacement dans la Drôme début juin, Emmanuel Macron a déjà donné "rendez-vous le 21 juin" aux gérants pour "une clause de revoyure".

 

Couvre-feu, restaurants, télétravail... Tout ce qui change ce 9 juin

Il va souffler un vent de liberté à compter de ce mercredi 9 juin. La France entame la troisième étape du plan de déconfinement mis en place par le gouvernement qui en compte quatre.  En pratique, la vie sociale des Français va nettement s'améliorer.

Le couvre-feu décalé à 23 heures

Le couvre-feu va être décalé à 23 heures au lieu de 21 heures. Vous allez donc pour pouvoir  profiter des terrasses des bars et restaurants pour deux heures de plus dès ce mercerdi 9 juin. Il faudra attendre jusqu'au 30 juin prochain pour qu'il soit complètement supprimé.

Réouverture des bars et restaurants en intérieur

À compter de ce mercredi 9 juin, les cafés et restaurants pourront de nouveau accueillir des clients en salle à l'intérieur de leurs établissements, mais avec une jauge de 50% pour l'instant et pour des tables de 6 personnes maximum.  Les règles seront également assouplies pour leurs terrasses, rouvertes depuis le 19 mai avec une jauge de 50%,. Elles pourront désormais être remplies à 100%, dans la limite de six personnes par table maximum. Le protocole sanitaire sera également modifié avec la mise en place du carnet de rappel papier ou numérique.

Le carnet de rappel numérique est "un simple QR code affiché à l'entrée du restaurant que vous scannez et si quelqu'un s'est trouvé sur la même plage horaire que vous et s'est déclaré malade par la suite sur l'application, vous êtes automatiquement prévenu, de manière anonyme", a expliqué Cédric O sur franceinfo

Le télétravail assoupli

Le télétravail sera bien allégé à compter du 9 juin. "Je vous confirme qu'à partir de mercredi prochain, on va alléger les règles sanitaires qui s'appliquent en entreprise, notamment sur le télétravail", a confirmé sur LCI ce vendredi 4 juin au matin Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion. À compter du 9 juin donc, le télétravail à 100% ne sera donc plus la règle.

"Il n'y a pas de règle nationale […] Il faut que ce soit sur la base du volontariat du salarié", précise toute fois la ministre. Elisabeth Borne ne veut pas passer "du tout au rien" et estime qu'il faut "rester très prudent" donc l'exécutif "recommande trois jours de télétravail comme dans la fonction publique". La ministre précise qu'une "discussion doit avoir lieu entre la direction des entreprises et leurs organisations syndicales pour fixer le nombre de jours de télétravail à partir du 9 juin". La pratique du travail à domicile reste ainsi recommandée au moins jusqu’en septembre.

Quelles seront les règles en entreprise ?

Dans le cadre du calendrier de déconfinement, un nouveau protocole sanitaire en entreprise va entrer en vigueur à compter du 9 juin. Publié ce mercredi 2 juin par le ministère du Travail, il précise tout de même que si salariés peuvent revenir au bureau, l’employeur devra "prendre toutes les mesures d’organisation nécessaires pour limiter le risque d’affluence, de croisement et de concentration des personnels et des clients afin de faciliter le respect de la distanciation physique". Le protocole prévoir également que "chaque collaborateur doit pouvoir disposer d’un espace lui permettant de respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne (ex. autre salarié, client, usager, prestataire, etc.) associée au port du masque".

Réouverture des salles de sport

À partir de ce mercredi 9 juin, les établissements sportifs couverts (salles de sport,  gymnases...) vont rouvrir avec un protocole sanitaire adapté. Une jauge de 50% devra être respectée et les sports de contact seront uniquement autorisés en extérieur. Les piscines couvertes, qui étaient restées fermées depuis le mois de septembre, peuvent également rouvrir pour tous avec une jauge à 50%. Une distance de deux mètres entre chaque sportif doit toutefois être respectée. 

Réouverture des parcs d'attraction

Bonnes nouvelles pour les petits comme les grands. Les manèges et attractions des parcs à thème peuvent rouvrir dès ce mercredi 9 juin. Le premier à vous accueillir est le parc Astérix dès ce 8 juin.  Le parc restera fermé les lundis et mardis du mois de juin avant de rouvrir tous les jours à compter du 1er juillet. Le Futuroscope ouvre aussi ses portes mais avec un calendrier restreint avant de vous accueillir chaque jour le 26 juin prochain. Disneyland Paris ouvrira le 17 juin prochain mais sans les parades et spectacles nocturnes. 

Déconfinement : à quand la fin du masque en extérieur ?

Depuis le 16 mai, les Américains totalement vaccinés ont le droit de retirer leur masque aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ils sont désormais un sur deux à avoir été totalement vacciné et les mesures de prévention commencent à décroître. On peut donc se demander s'il en sera bientôt de même en France.

Pour rappel dans l'Hexagone, seulement 14,8% de la population totale et 18,9% de la population majeure on reçu deux injections. Du côté du gouvernement, des indices ont été semés, évoquant "l'été" ou "la fin du mois de juin" pour se débarrasser du masque en extérieur. Comme le rappelle Le Monde, Emmanuel Macron a lui-même confié lors d'un déplacement dans l'Aube en avoir "marre du masque".

"Les précautions en extérieur sont superflues"

Dans ses projections sur l'épidémie révélées le 22 mai dernier, l'Institut Pasteur prévoit "un scénario réaliste de levée partielle des mesures de contrôle dans un contexte estival en nous appuyant sur ce qui a été observé durant l’été 2020". En avril dernier, l'Institut Pasteur assurait qu'"il faudrait que plus de 90% des adultes soient vaccinés pour qu’un relâchement complet des mesures de contrôle soit envisageable". Pourtant, l'épidémiologiste Martin Blachier assure auprès de La Dépêche que "le risque majeur de contamination se situe sur le lieu du travail, en étant enfermé, pas dehors" et que "les précautions en extérieur sont superflues".

Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail permanent Covid-19 au Haut Conseil de la santé publique (HCSP), confie à l'inverse au Monde que "tant que la couverture vaccinale est inférieure à 60%, il faut garder à l’esprit qu’on n’enlève pas son masque dans un centre-ville fréquenté".

Toutefois, il explique que "s’il n’y a pas grand monde dans les rues ou qu’on est sur la plage ou en forêt, on peut enlever le masque dès maintenant". À court terme, le gouvernement ne prend pas encore la décision d'autoriser le retrait des masques en extérieur car il attend de voir si la réouverture des terrasses entraîne un rebond de l'épidémie. L'Insitut Pasteur estime quant à lui que "si l’on réussit à maintenir le rythme actuel de décrue des infections et hospitalisations jusqu’au 9 juin tout en maintenant ou augmentant le rythme de vaccination, on ne s’attend pas à observer cet été de reprise importante de l’épidémie liée au variant B.1.1.7 sous les conditions de contrôle qui avaient été mises en œuvre durant l'été 2020".

Par "conditions de contrôle", il faut notamment entendre le port du masque en extérieur, "les tables séparées d'un mètre, la jauge maximale fixée à 10 personnes", précise France Inter".

Terrasses : quel est le protocole sanitaire à respecter ?

 Les terrasses des cafés et restaurants en France ont réouvert ce 19 mai dans toute la France. C'est ce qu'a confirmé Olivier Véran ce lundi 10 mai sur la chaîne LCI. Des terrasses qui peuvent donc à nouveau accueillir du monde dans une limite de six personnes par table et jusqu’à 21 heures dans un premier temps. À cela s'ajoute en plus pour les restaurateurs, l'obligation de de n'ouvrir qu'à "50% de l'effectif maximal du public admissible" en temps habituel, comme le précise le document officiel fourni par les autorités. Cette obligation ne concerne néanmoins pas "les petites terrasses de dix tables". Dans ce cas de figure, le gérant des lieux est invité à placer des "parois, des panneaux ou des jardinières" entre les tables. 

Si elle n'a pas encore été définie, une distance réglementaire entre chaque table doit être respectée. Les clients doivent porter un masque à leur arrivée au café ou restaurant, mais aussi à chaque fois qu’ils quitteront leur table pour aller aux toilettes ou pour régler leur addition. Il est interdit de consommer debout, si vous n'avez pas de chaise libre, il faudra donc aller voir ailleurs. Il convient également de respecter les gestes barrières.

L’utilisation d’un QR code à flasher à l’entrée a aussi été évoqué, mais n'a pour l'instant pas été rendu obligatoire. Il avait pour objectif de permettre de tracer plus facilement les cas contacts que le cahier de rappel. En Suisse, où les restaurants ont déja rouvert, les clients doivent consommer assis et par table de quatre maximum.

Concernant les fumeurs, LCI fait savoir que la décision d'autoriser la cigarette appartient "au restaurateur". Lorsque la "clientèle est plutôt familiale, le propriétaire des lieux peut effectivement choisir de bannir temporairement le tabac de sa terrasse, mais ce n'est pas obligatoire", explique la chaîne d'information en continu.

Couvre-feu : pas d'exception pour les évènements culturels ou sportifs

Pour nous laisser profiter de la réouverture des lieux culturels et des terrasses des bars et restaurants, le couvre-feu a été assoupli ce mercredi 19 mai à 21 heures. Il passera à 23 heures le 9 juin et devrait être supprimé le 30 juin prochain après de nombreux mois d'application en France. Toutefois en l'attente et jusqu'au 9 juin, vous devrez donc vous résoudre à rentrer chez vous avant 21 heures, hors motif impérieux. Il faut bien être rentré avant 21 heures, et non se trouver sur le chemin du retour. Le préfet de Lot-et-Garonne a bien insisté sur ce point dans les colonnes de La Dépêche : il n'y aura aucun exception pour les spectacles culturels ou les évènements sportifs. 

"Les personnes qui sortiront d'un spectacle, d'une salle de cinéma ou d'un match après 21h à partir du 19 mai ne pourront pas bénéficier d'une dérogation (...) Il faut être rentré chez soi à 21h, il n'y a pas de dérogation au couvre-feu pour les spectateurs d'événements culturels ou sportifs, on considère que l'organisateur a prévu le temps de retour nécessaire pour être chez soi à 21h", a martelé Jean-Noël Chavanne. En prévoyant vos sorties ciné ou vos repas en terrasses, il vous faudra donc prévoir le temps de trajet pour être chez vous à 21 heures. En cas de contrôle de police, vous vous exposez à une amende de 135 euros. Le montant peut même grimper à 3 750 euros en cas de récidives.  

Les motifs vous permettant d'outrepasser l'interdiction de sortir de chez vous après 9h du soir restent sensiblement les mêmes. Sont notamment considérées comme des raisons valables, le fait de se déplacer pour des motifs de santé. Vous pouvez également circuler pour aller sur votre lieu de travail. Comme c'était déjà le cas, il reste possible d'effectuer des déplacements de longue distance en train ou en avion, mais pas avec votre véhicule personnel.

Un déconfinement en 4 étapes 

Le calendrier du déconfinement a enfin été dévoilé par le président de la République. Tout commence avec une première étape le 3 mai et la levée des restrictions de déplacement avec une réouverture progressive le 19 mai, le 9 juin et le 30 juin. "Le 3 mai, fin des attestations et des restrictions de déplacement. Le 19 mai, couvre-feu repoussé à 21 heures et réouverture des commerces, des terrasses et des musées, salles de cinéma et théâtres avec des jauges limitées.

Dès le 19 mai, il nous faut retrouver notre art de vivre à la française, en restant prudents et responsables : notre convivialité, notre culture, le sport… Le 9 juin, couvre-feu à 23 heures et ouverture des cafés, restaurants et salles de sport. Enfin le 30 juin, fin du couvre-feu", a expliqué le chef de l'État dans plusieurs quotidiens de presse régionale, dont La Provence.

Le 3 mai :

  • Couvre-feu maintenu
  • Télétravail maintenu
  • Statu quo pour les commerces
  • Réouverture des collèges avec une demi-jauge pour les classes de 4e et 3e
  • Réouverture des lycées en demi-jauge
  • Fin de l'attestation pour les déplacements en journée
  • Levée des restrictions pour les déplacements inter-régionaux

Le 19 mai :

  • Couvre-feu décalé à 21 heures
  • Télétravail maintenu
  • Réouverture des commerces
  • Réouverture des terrasses, avec des tables de 6 personnes maximum
  • Réouverture des musées, monuments, cinémas, théâtres, salles de spectacles avec public assis (800 en intérieur, 1 000 en extérieur)
  • Réouverture des établissements sportifs de plein air et ouverts pour les spectateurs (800 en intérieur, 1 000 en extérieur)
  • Reprise des activités sportives dans les lieux couverts et de plein air avec protocoles adaptés
  • Rassemblements de plus de 10 personnes interdits

Le 9 juin :

  • Couvre-feu décalé à 23 heures
  • Assouplissement du télétravail
  • Réouverture des cafés et restaurants, tables de six personnes maximum
  • Possibilité d'accueillir jusqu'à 5 000 personnes dans les lieux de culture et les établissements sportifs (pass sanitaire)
  • Réouverture des salles de sport et élargissement de la pratique sportive aux sports de contact en plein air et sans contact en intérieur
  • Réouverture des salons et foires d'exposition, possibilité d'accueillir jusqu'à 5 000 personnes (pass sanitaire)
  • Accueil des touristes étrangers avec pass sanitaire

Le 30 juin :

  • Fin du couvre-feu
  • Fin des limites de jauge selon la situation sanitaire locale dans les établissements recevant du public, maintien des gestes barrières et de la distanciation sociale
  • Possibilité d'accéder à tout événement rassemblant plus de 1 000 personnes en extérieur et en intérieur (pass sanitaire)
  • Limite maximale de public présent adaptée aux événements et à la situation sanitaire locale
  • es discothèques restent fermées

Les parcs d'attraction pourront rouvrir le 19 mai... mais pas leurs attractions !

C'est une décision aussi absurde que surprenante. "Les parcs à thème pourront rouvrir le 19 mai, mais les attractions resteront fermées dans un premier temps", a annoncé Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État en charge du tourisme, invité de RMC/BFMTV ce jeudi 6 mai. Il faudra attendre le 9 juin pour pouvoir profiter des attractions dans les parcs. "Le 19 mai, ce sera les activités de plein air, les zoos avec quelques espaces comme les aquariums, mais les attractions en elles-mêmes, au sens juridique du terme, ce sera le 9 juin", a ainsi précisé Jean-Baptiste Lemoyne, ajoutant que les fêtes foraines rouvriraient aussi leurs portes le 9 juin.

Une décision difficilement compréhensible du côté des dirigeants de parcs d'attraction. "On ne comprend pas et on ne voit pas quelle est la distinction entre parc à thème et parc d’attractions", a notamment assuré auprès du Parisien la Compagnie des Alpes, propriétaire notamment du Parc Astérix. Le parc a finalement choisi d'ouvrir son parc et ses attractions en même temps le 9 juin prochain.

La réouverture des écoles maintenue pour le 26 avril

Les écoles vont bien rouvrir le 26 avril. Le gouvernement reste "fidèle"  à ses engagements. Comme annoncée par Emmanuel Macron, la réouverture des écoles maternelles et élémentaires aura bien lieu le lundi 26 avril. Alors que la situation sanitaire connaît une "amélioration relative", Jean Castex  a expliqué dans sa conférence de presse de ce jeudi 22 avril que c'était un choix "assumé" et motivé par les "dégâts catastrophiques" aussi bien "éducatifs"que "psychologiques", causés par la fermeture prolongée de ces établissements.

Les collégiens et les lycéens devront eux reprendre les cours à distance la semaine du 26 avril. Les premiers pourront retrouver leur établissement "la semaine du 3 mai", mais "en demi-jauge" pour les élèves de quatrième et de troisième des quinze départements les plus touchés par l'épidémie.

Quant aux commerces, activités culturelles et sportives et terrasses, ils rouvriront "autour de la mi-mai" si la situation sanitaire le permet, a assuré le Premier ministre. "Compte tenu du contexte sanitaire encore fragile", les réouvertures se feront "par étapes",sous certaines "conditions" qui pourraient être "territorialisées", a-t-il précisé.

Pourra-t-on se déplacer librement dès le 3 mai ?

Sera-t-on bientôt libres de nos déplacements ? Jean Castex a tenu ce jeudi 22 avril une conférence de presse pour détailler le plan d'attaque du gouvernement pour le déconfinement. Comme annoncé, l'échéance du 3 mai marquant la fin des "contraintes de déplacement en journée", à savoir l'obligation de remplir une attestation à motifs dérogatoires pour se déplacer au-delà de 10 kilomètres, a été confirmée. Ce seuil reste toutefois conditionné à "l'évolution de la situation sanitaire" selon le Premier ministre. 

Dès ce mercredi 21 avril à la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait annoncé que les restrictions de déplacement dans un rayon de 10 kilomètres imposées depuis début avril seraient bien levées à partir du 3 mai. Une levée des restrictions qui pourrait toutefois être localisée. Le ministre des Solidarités et de la Santé a en effet indiqué être favorable à une approche territorialisée de déconfinement.

Un couvre-feu maintenu jusqu'à nouvel ordre

Pour autant, les Français ne semblent pas être près de se débarrasser du couvre-feu. "On ne touchera pas au couvre-feu !", indique fermement une source proche de l'exécutif auprès de BFMTV. Jean Castex a confirmé qu'il serait maintenu "jusqu'à nouvel ordre". Mais qu'adviendra-t-il du couvre feu alors que le gouvernement évoque une réouverture de certaines terrasses et de lieux culturels à la mi-mai ? À ce moment-là, le gouvernement pourrait envisager de le repousser à 21 heures, "dans un premier temps".

Pourra-t-on alors voyager librement ?

Pourra-t-on alors voyager librement dès ce 3 mai avec la levée des restrictions de déplacement ? Les déplacements inter-régionaux sont réautorisés en France dès ce 3 mai. Mais quid de l'étranger ? Depuis le 31 janvier 2021, tout déplacement vers un pays extérieur à l'espace européen est soumis à la production d'un motif impérieux. Aller dans les pays d'Europe est possible à condition que leurs frontières soient ouvertes aux Français et à condition de justifier d'un motif impérieux ou professionnel ainsi qu'un test PCR négatif de moins de 72 heures.

Les voyageurs sont soumis à une quarantaine obligatoire à l'arrivée sur le territoire français s'ils reviennent du Brésil, du Chili, de l'Afrique du Sud, de l'Inde, d'Argentine ou de Guyane. Jean Castex a en effet annoncé qu'"à partir de samedi, un système de contrôle renforcé sera mis en place pour les personnes venant du Brésil, d'Argentine, du Chili, d'Afrique du Sud et d'Inde". Le Premier ministre a prévenu que "chaque personne" venant d'un de ces pays sera testée à son arrivée et "fera l'objet d'une quarantaine stricte" de 10 jours qui sera soumise "aux contrôles des forces de l'ordre".

Une réunion pour décider du calendrier de réouverture 

Le président de la République a tenu ce jeudi 15 avril à 18h00 à l’Élysée une réunion sur les protocoles de réouvertures progressives des établissements fermés en raison des mesures sanitaires, selon les informations de franceinfo. Une réunion organisée quinze jours après l'allocution présidentielle, dans laquelle il évoquait un retour à la vie normale qui pourrait prendre forme à la mi-mai.  La mise sous cloche du paysétait prévue  pour une durée théorique de quatre semaines, mais face à la résurgence de l'épidémie, on peut se demander si le confinement, supposé s'achever le 2 mai, devra-t-il être allongé en raison de l'évolution de la situation sanitaire ? 

Antoine Flahaut, épidémiologiste, estime qu'il faudrait un taux de reproduction du virus de 0,7 pour "espérer une diminution par deux du nombre de nouvelles contaminations toutes les semaines". À l'allure actuelle, "il faudra donc trois semaines supplémentaires pour mener les nouvelles contaminations de 40 000 à 5 000 par jour", explique-t-il. 

Covid-19 : à quoi devrait ressembler le plan de réouverture des restaurants ?

Le plan de réouverture des restaurants, à notre connaissance, comporte trois phases entièrement soumises à l'évolution de deux indicateurs précis. D'un côté, le nombre de cas quotidiens. De l'autre, la proportion de personnes vaccinées aux quatre coins du pays. Didier Chenet président du groupement national des indépendants en hôtellerie et restauration (GNI), indique que la première phase "concerne les hôtels et les restaurants d'hôtel".

La deuxième devrait aboutir à une "ouverture des terrasses, des cafés et des restaurants, ainsi que leurs salles à l'intérieur des établissements, dans une limite de jauge de 50% de capacité d'accueil, y compris pour les restaurants d'hôtel". Enfin, les mois de mai et juin devraient également permettre une réouverture progressive du secteur de la culture, du sport et des loisirs. 

Confinement, couvre-feu... Quand a-t-on besoin d'une attestation ?

Les attestations sont de retour dans toute la France dès ce samedi 3 avril au soir et ce pour quatre semaines. Afin de faire face à la troisième vague de coronavirus qui sévit en France, Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 31 mars que les mesures renforcées appliquées jusqu'alors à 19 départements en France entreraient en vigueur dès ce samedi dans toute la France. Comme de nombreux Français, vous pourrez donc vous promener librement de 6h à 19h dans un rayon de 10 kilomètres autour de votre domicile. Pas besoin d'attestation, un jsutificatif de domicile suffit. Au-delà, et c'est la nouveauté, il faudra se munir d'une attestation de déplacement dérogatoire justifiant le motif impérieux (travail, garde d'enfant...) pour lequel vous êtes contraint de vous déplacer.

Vous pouvez vous déplacer au sein de votre département de résidence, de 6h à 19h, pour les motifs suivants :

  • Achats de première nécessité ou retraits de commande
  • Accompagnement des enfants à l'école et pour les activités périscolaires
  • Établissement culturel (bibliothèques, médiathèques...) ou un lieu de culte
  • Démarches administratives ou juridiques

Une attestation obligatoire au-delà des 10 kilomètres

Le couvre-feu à 19h reste en vigueur. Il demeure donc interdit chaque soir, entre 19h et 6h du matin, de sortir de son domicile sauf pour un motif impérieux. Il s'agit notamment de l'activité professionnelle, d'enseignement ou de formation, des consultations et soins, d'une convocation judiciaire ou d'un déplacement pour motif familial impérieux. Concernant le fonctionnement pratique des attestations, celui-ci reste inchangé. Vous devez télécharger l'attestation dérogatoire puis l'imprimer sur papier ou le recopier à la main sur papier libre. Vous pouvez télécharger les deux attestations sur le site du ministère de l'Intérieur ou en téléchargeant l'application "Tous Anti-Covid".

Vous pouvez vous déplacer sans limitation de distance, de 6h à 19h, pour les motifs suivants :

  • Activité professionnelle, enseignement et formation, mission d'intérêt général
  • Santé : consultations, examens, soins, actes de prévention (dont vaccination), achats de produits de santé
  • Motif familial impérieux, personnes vulnérables ou précaires et gardes d'enfants
  • Situation de handicap, pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnant
  • Convocation judiciaire ou administrative
  • Déménagement et déplacements indispensables à l'acquisition ou à la location d’une résidence principale
  • Déplacement de transit vers les gares et les aéroports

Les établissements scolaires fermés pour 3 semaines

Autre mesure importante et aux conséquences lourde pour les parents : la fermeture des crèches, écoles élémentaires, collèges et lycées à partir du vendredi 2 avril, et pour une durée de trois semaines. Les vacances scolaires de printemps, qui devaient débuter le samedi 10 avril pour la zone A et se terminer le lundi 10 mai pour la zone B, seront unifiées sur tout le territoire français à partir du lundi 12 avril. "La semaine prochaine, les cours pour les écoles, les collèges, les lycées se feront à la maison.[...] Les deux semaines suivantes, la France entière sera placée en vacances de printemps", a expliqué Emmanuel Macron. "La rentrée aura lieu pour tous les 26 avril", en physique pour les écoles et en distanciel pour collèges et lycées. "Le 3 mai, les collégiens et lycéens pourront retrouver physiquement leurs établissements, avec des jauges adaptées." Les étudiants qui le souhaitent pourront continuer pendant le mois qui vient à se rendre à l'université "pour une journée de cours par semaine".

16 départements reconfinés, couvre-feu à 19 heures... Les nouvelles annonces de Jean Castex

C'est une "troisième voie" qui a laissé les Français perplexes.  Ce jeudi 18 mars, face à la flambée de l'épidémie due aux variants, Jean Castex a annoncé l'instauration d'un nouveau confinement sur une partie du pays. Le Premier ministre a instauré le rétablissement d'un confinement dans les 16 départements où la situation est jugée la plus critique : ceux des régions Ile-de-France (huit départements) et Hauts-de-France (cinq départements), mais aussi les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l'Eure.  Contrairement à celui mis en place jusqu'ici dans une partie des Alpes-Maritimes, le Pas-de-Calais et Dunkerque, il s'appliquera tous les jours de la semaine, et pas simplement le week-end.

Les sorties en extérieur autorisées sans limite de temps

Double peine pour ces 16 départements puisque ce troisième confinement sera complété d'un couvre-feu qui continuera de s'appliquer comme dans le reste du pays. Petite nouveauté, le couvre-feu sera dès ce samedi repoussé à 19 heures au lieu de 18 heures. Une décision "liée à l'arrivée prochaine de l'heure d'été" le 28 mars prochain. Ce reconfinement se distinguera malgré tout des deux premiers puisque les sorties en extérieur, qu'il s'agisse de se promener ou de pratiquer une activité physique, resteront cette fois autorisées dans les zones confinées sans limite de temps, mais seront limitées à un rayon de 10 kilomètres autour du domicile. Une attestation sera donc nécessaire pour se déplacer, mais sans limite de durée. "On sait aujourd'hui qu'on se contamine infiniment moins quand on se promène en plein air qu'en étant regroupés sans masque en intérieur", a rappelé le Premier ministre pour justifier cette décision. 

À noter que si le commerces fermeront dès ce samedi 19 mars, les écoles resteront quant à elles ouvertes  par volonté de "préserver autant que possible l'éducation de nos enfants." Pas de changement dans les collèges et les universités, mais les lycées des 16 départements concernés par le reconfinement devront tous appliquer une "demi-jauge".

L'OMS préconise de porter le masque pendant les réunions familiales

Il va falloir porter le masque jusqu'à la table de Noël cette année. L'OMS recommande en effet le port du masque pendant les repas de famille de fin d'année en Europe. C'est ce qu'elle a annoncé ce mercredi 16 décembre en raison d'un "risque élevé" de reprise de l'épidémie début 2021. Compte tenu de l'évolution de la pandémie de Covid-19 en Europe, "il existe un risque élevé de nouvelle résurgence dans les premières semaines et les premiers mois de 2021", a indiqué la branche européenne de l'OMS dans un communiqué, relayé notamment par France 24.

Aération des pièces et limitation du nombre d'invités

Elle y préconise de "porter un masque et pratiquer la distanciation sociale" lors des fêtes de fin d'année. "Il peut sembler gênant de porter un masque et de pratiquer la distanciation physique en présence d'amis et de membres de la famille, mais cela contribue grandement à garantir que chacun reste en sécurité et en bonne santé", a assuré l'organisation. Dans la mesure du possible, l'OMS recommande même d'organiser des rassemblements en extérieur. Si elles doivent avoir lieu à l'intérieur, ce qui est fort probable un 25 décembre, l'organisation invite à limiter au maximum le nombre d'invités et à bien ventiler les lieux.

Vers un reconfinement après Noël ?

Aurait-on déconfiné trop tôt ?  Soucieux du bien-être des Françaises et des Français, le président a-t-il été trop peu attentif aux signes de la dégradation de la situation épidémiologique ? Les objectifs qu’il avait lui-même fixés pour permettre la levée de la mise-sous-cloche prévue le 15 décembre 2020 n’ont jamais été remplis. Dorénavant, la question du reconfinement se pose au sommet de l’Etat, écrit Le Parisien

"On se donne le temps de réagir s'il le faut. Mais si les chiffres s'emballent à nouveau, on devra à nouveau baisser le rideau", explique par exemple l’un des "stratège du gouvernement" contacté par nos confrères, dont le nom n’est pas communiqué. Ce dernier est très vigilant : il estime que "la situation peut changer du jour au lendemain". 

À Matignon, le discours est plus nuancé, mais pas incompatible : les équipes du Premier ministre affirment qu’il ne faut rien exclure, qu’une "flambée épidémique" est possible mais que ce n’est a priori pas le cas dans l’immédiat. Et de renvoyer à la date du 7 janvier, déjà citée par Jean Castex.

Le couvre-feu plus strict que prévu à partir du 15 décembre

 Le couvre-feu au 15 décembre est passé de 21h à 20h ce mardi 15 décembre. C'est ce qu'a annoncé le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse sur la situation épidémique jeudi 10 décembre au soir. Le Premier ministre serre la vis en précisant les contours d'un couvre-feu plus strict que celui annoncé initialement par le président de la République. "Il débutera dès 20 heures et non à 21 heures. Il sera strictement contrôlé avec des possibilités de dérogations limitées", a en effet déclaré Jean Castex.

Des modalités détaillées par la suite par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Il a en effet précisé que les attestations seront désormais supprimées dans toute la France de 6h à 20h à partir de mardi. Les déplacements entre régions seront également à nouveau autorisés. Le couvre-feu sera donc appliqué de 20h à 6h dans toute l'Hexagone, les territoires ultramarins étant les seuls exemptés. Seul un "nombre limité de dérogations" seront acceptées. Ce sera le cas des personnes travaillant de nuit, les déplacements entre le domicile et le lieu de travail restant autorisés. "Si le commerce dans lequel vous travaillez ferme à 20 h, évidemment vous pourrez vous déplacer après cette horaire pour rentrer chez vous", a notamment précisé le ministre.

Raison de santé, motifs familiaux impérieux, promenade des animaux

Outre les déplacements professionnels, il sera aussi possible de circuler pour raison de santé après l'heure du couvre-feu. "Par exemple aller à l'hôpital ou se rendre dans une pharmacie de garde", a donné pour exemple Gérald Darmanin. Il sera aussi possible de se déplacer pour des motifs familiaux impérieux, la garde d'enfant ou porter assistance à personne vulnérable. Les missions d'intérêt général ou la promenade des animaux de compagnies restent aussi autorisés entre 20h et 6h.

Le sport et la balade en plein air ne seront pas autorisés entre 20 h et 6 h, "dans la mesure où elle pourra se dérouler en pleine journée", a ajouté Gérald Darmanin. Le couvre-feu sera strictement contrôlé et ils era nécessaire de justifier ses déplacements avec une attestation. Le ministre de l'Intérieur a fait "renforcer davantage le dispositif de contrôle". Une amende de 135 euros est toujours encourue pour les personnes qui violeraient le couvre-feu. 2,9 millions de contrôles ont déjà été diligentés et plus de 285 000 verbalisations dressées depuis le 30 octobre, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Une attestation différente au 15 décembre ?

Qui dit sorties limitées dit attestation de déplacement, mais quelle forme va-t-elle prendre cette fois-ci ? Le document va-t-il être modifié une nouvelle fois avec le début du couvre-feu ? Oui, le gouvernement devrait dévoiler la nouvelle version de l’attestation dans les heures qui précèderont le couvre-feu, puisque seulement certains motifs de sortie seront désormais valables. Il s’agira notamment des déplacements pour raisons professionnelles, de santé, pour motifs familiaux impérieux et pour la promenade des animaux de compagnie.

Déconfinement : réouverture des commerces le 28 novembre

"Je comprends la lassitude du peuple français, mais ces mesures étaient nécessaires", a assuré Jean Castex en préambule de sa conférence de presse ce jeudi 26 novembre. Le Premier ministre a tenu à préciser qu'il était "prématuré de parler de déconfinement". Le gouvernement a ainsi souhaité évoquer un plan d'assouplissement du confinement en trois étapes.

Les commerces pourront d'abord rouvrir le 28 novembre tout en respectant un protocole sanitaire renforcé. La jauge portée à 8 m² par client dans tous les commerces s'appliquera à la surface de vente totale. Les commerces de plus de 400 m² devront mettre en place un "système de comptage" pour veiller au respect de cette jauge, a indiqué Alain Griset, ministre délégué aux PME. Il est également recommandé d'indiquer un sens de circulation, et du gel hydroalcoolique sera obligatoire à l’entrée. Par ailleurs, les commerçants pourront étendre leurs horaires d'ouverture jusqu’à 21 heures, et des dérogations seront facilitées pour ouvrir le dimanche.

Découvrez la liste des magasins et commerces qui rouvrent le 28 novembre : 

Dès ce samedi 28 novembre, ce sont quelque 200 000 magasins qui sont autorisés à rouvrir, selon un protocole plus strict : 

  • Salons de coiffure / barbiers
  • Prestations de service à domicile (seulement jusqu'à 21 heures et dans le respect d'un protocole sanitaire strict).
  • Fleuristes
  • Enseignes d'habillement
  • Magasins de jouets
  • Magasins d'instruments de musique
  • Horlogers
  • Bijoutiers
  • Instituts de beauté et de pédicure non-médicale
  • Salons de manucure
  • Salons de massage
  • Studios de tatouage et de piercing
  • Librairies
  • Disquaires
  • Bibliothèques
  • Médiathèques
  • Galeries d'art
  • Salles de vente
  • Centres de documentation
  • Archives
  • Autoécoles (sauf cours théoriques maintenus à domicile)
  • Agences immobilières
  • Lieux de culte (les cérémonies religieuses sont à nouveau autorisées dans la limite de 30 personnes)

Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française (SLF), s’est déclaré "satisfait" de cette décision auprès du Monde. Même soulagement du côté des autres commerces. "C’est une excellente nouvelle", estime Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui se dit "très heureux que les magasins puissent rouvrir », mais espère "que les clients seront là. C’est une véritable inconnue".

Les commerces qui resteront fermés le 28 novembre : 

Les cinémas et les théâtres ne pourront en revanche pas rouvrir avant le 15 décembre (si la situation sanitaire continue de s'améliorer). Pour les restaurants, il faudra attendre un mois de plus et le 20 janvier 2021. Pour les bars et les discothèques, aucune échéance n'a véritablement été annoncée. 

La contestation monte dans les stations de ski

Toutefois, les stations de ski resteront fermées, les Français pourront se rendre à la montagne pour profiter du plein air et des commerces, "mais toutes les remontées mécaniques seront fermées au public". Comme l'avait annoncé Emmanuel Macron, les domaines skiables seront inaccessibles et les remontées mécaniques resteront à l'arrêt durant toutes les fêtes de fin d'année. Il faudra au plus tôt attendre le mois de janvier. Les Domaines skiables de France craignent des comportements dangereux sur les pistes non surveillées.

Commerces non essentiels : pourra-t-on faire vos courses en famille ?

Le gouvernement a fixé une jauge de 8 m2 qui "ne s’applique qu’aux clients", selon Alain Griset. Une jauge qui devra également "être appréciée avec bon sens" selon le ministre des PME.  Par exemple, lorsqu’un couple ou un parent avec son enfant entre dans un commerce, ils compteront pour une seule personne", a-t-il noté. Il sera donc possible de faire les courses en famille. Les règles de distanciation physique et les gestes barrières restent indispensables. Lorsque la configuration le permet, un sens unique de circulation sera donc indiqué, et du gel hydroalcoolique devra être à disposition à l’entrée.

Déplacements autorisés dans la limite de 3 heures et de 20 km

Fini la règle du 1km pour 1 heure. Il sera possible de se déplacer dès ce samedi 28 novembre avec une attestation, dans un rayon de 20 kilomètres autour de son domicile pendant trois heures.  Les attestations de déplacement seront donc maintenues jusqu'au 15 décembre. À partir du 15 décembre, le confinement sera remplacé par un couvre-feu nocturne de 21 heures à 7 heures. En dehors de ces horaires, il n'y aura plus besoin de justificatif pour se déplacer. 

Reprise des offices dans les lieux de culte

Les lieux de culte vont également vont également pouvoir organiser des cérémonies. Restés ouverts durant le deuxième confinement, ils vont de nouveau pouvoir organiser des offices avec du public à partir de ce week-end, "dans la stricte limite des 30 personnes".

Sport individuel en extérieur autorisé 

Faire du sport ou une activité physique individuelle en extérieur (tennis, athlétisme, golf, pêche, etc), sera bien autorisé dès samedi 28 novembre, a assuré Jean Castex. 

Reprise des autoécoles et des visites immobilières

Deux autres nouveautés pour ce samedi 28 novembre, marquant la phase 1 de l'allègement des contraintes : les autoécoles "pourront reprendre leurs activités" de conduite (les révisions des épreuves théoriques resteront à distance) et les visites immobilières "seront autorisées", selon le Premier ministre.

Le couvre-feu remplace le confinement au 15 décembre

À compter du 15 décembre, le couvre-feu de 21 heures à 7 heures du matin remplacera le confinement avec une attestation qui restera obligatoire en journée, mais sera supprimée en soirée.

Les salles de cinéma, les théâtres et les musées pourront rouvrir à leur tour. "Ce seront les mêmes protocoles qui étaient appliqués pendant la période de couvre-feu", a précisé Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture.  Elle a assuré qu'"une tolérance sera permise pour que les spectateurs des séances se terminant à 21h puissent rentrer tranquillement chez eux". Le ticket du spectacle fera alors foi en cas de contrôle. Les conservatoires et les écoles de musique pourront reprendre, à l’exception des cours de chant, "trop risqués en termes de propagation du virus".

Limitation du nombre de convives à Noël et au Nouvel An

Concernant les vacances de Noël, Jean Castex annoncé la reprise des déplacements entre régions, mais a tenu à précise qu'il sera "impératif" de "limiter" le nombre de convives à Noël et au Nouvel An. Les colonies de vacances et les stations de ski seront quant à elle fermées. Les voyages à l’étranger seront "possibles", notamment dans les territoires ultramarins, mais à condition de pouvoir produire un test PCR de moins de 72 heures.

Le télétravail va rester la règle 

"Pendant toute cette période [jusqu'à la troisième étape du 20 janvier, NDLR], le télétravail restera la règle et devra être le plus massif possible", a annoncé Jean Castex, disant compter sur les négociations entre les partenaires sociaux pour fixer un cadre.

Réouverture des restaurants au 20 janvier

Enfin, à partir du 20 janvier, s'il n'y a pas de rebond de l'épidémie, les restaurants pourront accueillir à nouveau des clients et réouvrir. Afin de venir en aide à un secteur sinistré, le Premier ministre a annoncé vouloir faire de 2021 "l’année de la gastronomie française" pour aider les restaurants". Plaidant pour "valoriser le savoir-faire de nos bars et restaurants" ou encore pour "les aider à moderniser leur outil de travail", le Premier ministre a indiqué qu'il désignera "une personnalité qualifiée pour préparer ce grand chantier en lien étroit avec les professionnels". Le 20 janvier marquera également le retour des cours en présentiel dans l'enseignement supérieur et un retour à la normale dans les lycées.  

Si la réouverture est si tardive, c'est que le Premier ministre a assuré que "les études scientifiques démontrent que ces lieux restent des lieux de contamination virale élevée". Le respect des gestes barrières est plus difficile dans ces lieux clos où l'on voit et on mange.

Mesures de soutien économique mises en place

Création de 20 000 emplois étudiants

Jean Castex s'est dit particulièrement inquiet par la situation financière des plus jeunes, particulièrement touchés par la crise économique. 20 000 jobs étudiants vont donc être créés. Leur rôle "sera de venir en soutien des étudiants décrocheurs". Le Premier ministre a également annoncé que les aides d'urgence versées par les CROUS seront doublées. Enfin, le nombre de bénéficiaires de la garantie jeune sera multiplié par deux l'an prochain, passant à "au moins 200 000".

900 euros pour les travailleurs précaires

Pour les travailleurs précaires (les saisonniers, les intermittents, etc.) la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a annoncé la mise en place d’une"aide exceptionnelle"de 900 euros par mois qui sera alloué au 1er novembre et jusqu’en février.

Fonds de solidarité renforcé au mois de décembre

À partir de décembre, chaque entreprise fermée administrativement "pourra recevoir chaque mois soit 10 000 euros, soit une compensation représentant 20 % du chiffre d’affaires", a assuré Jean Castex. Le fonds de solidarité va être renforcé au mois de décembre pour les entreprises fermées administrativement. Ce dispositif sera également ouvert aux secteurs du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture, qui restent ouverts, mais souffrent de la crise, comme l'a annoncé ce jeudi 26 novembre le Premier ministre.

Coronavirus : Emmanuel Macron annonce le reconfinement national

Cela semblait inévitable, c'est désormais chose faite : la France est reconfinée. Depuis ce jeudi 29 octobre 2020 à minuit, l'intégralité de l'Hexagone est de nouveau mis sous cloche, sur décision du chef de l'État. Il avait annoncé les grandes lignes des semaines à venir - le confinement devrait théoriquement durer jusqu'au 1 er décembre, mais certains laissent déjà entendre qu'il pourrait se prolonger jusqu'en janvier - le mercredi 28 octobre à 20h ; lesquelles ont depuis été précisées par le gouvernement.

Il n'y a plus "d'autre solution", affirmait d'ailleurs Jean Castex, non sans rappeler combien la situation épidémiologique s'est dégradée.

Attention, cependant ! Ce nouveau confinement diffère considérablement du premier : le travail - qu'il soit réalisé de chez soi ou non - doit être maintenu a soutenu le président de la République, qui n'adhère pas à l'opposition économie-santé. De même, les écoles resteront ouvertes. C'est pourquoi il existe désormais trois attestations différentes, qui répondent à des besoins de déplacement différents ; ainsi que l'a déjà expliqué Planet.

  1. L'attestation de déplacement dérogatoire est celle qu'il vous faut utiliser pour vous déplacer en "temps normal" ; pour faire vos courses ou promener votre animal par exemple.
  2. L'attestation de déplacement professionnel permet aux travailleurs et aux travailleuses de se déplacer de leur domicile à leur lieu de travail et inversement.
  3. Le justificatif de déplacement scolaire est pensé pour que les étudiants, les lycéens, les collégiens et les écoliers puissent continuer à se rendre sur les bancs d'école.

Covid-19 : une seconde vague "pire que la première"?

L'état d'urgence sanitaire a été déclaré le 17 octobre dernier. Le nombre de cas explose, et le gouvernement n'hésite plus à parler de seconde vague.

"La deuxième vague est là. Nous observons aujourd'hui une progression rapide et très préoccupante de l'épidémie dans tous les pays européens. Nul n'est épargné. Disons les choses clairement : la situation est grave. Elle est grave en Europe, elle est grave en France", a d'ailleurs déclaré Jean Castex lors du point hebdomadaire sur la situation épidémique en France ce jeudi 22 octobre 2020.

D'après des scientifiques, elle pourrait "être pire que la première".

Quels critères peuvent déclencher un reconfinement en France ? 

Depuis le mois de mars, les autorités sanitaires regardent attentivement l'évolution du virus, encore plus après la fin du confinement. Trois indicateurs lui permettent de savoir comment la Covid-19 circule dans l'Hexagone et combien de personnes sont contaminées. Ce sont ces critères qui permettent à l'exécutif d'évaluer la situation sanitaire et de prendre des décisions. 

  • Le premier de ces critères est le taux R0, c'est-à-dire le nombre de personnes contaminées par un malade du coronavirus. S'il est au-dessus de 1, alors l'épidémie repart. 
  • Le deuxième critère est le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas diagnostiqués par un test PCR sur les 7 derniers jours et rapportés au nombre d'habitants d'une zone. 
  • Le troisième est le nombre de lits occupés en réanimation. Il permet de savoir si les services de santé pourraient être débordés ou non par les nouveaux cas de coronavirus.