Sommaire

Coronavirus : "Il va falloir être très vigilant en septembre"

On parle beaucoup d’une "mutation du virus", vous y croyez ?

Pascal Crépey : Ce qui est certain : le virus qui circule aujourd’hui c’est le même que celui qui a circulé en mars. Mutation ou pas mutation, ça ne change rien au problème auquel on fait face aujourd’hui. Le virus qui circule aujourd’hui que ça soit une version mutée ou pas c’est le même que celui qu’on a subi en mars. Les mêmes causes produiront les mêmes conséquences du point de vue du virus.

La différence peut être : soignants et personnel hospitalier ont beaucoup appris depuis mars sur la gestion et le soin des patients touchés, ce qui permet aujourd’hui d’être beaucoup mieux armés vis-à-vis de ce virus parce que l’on sait beaucoup mieux le soigner. Ce n’est pas encore parfait, il y a encore des conséquences assez sévères aux formes graves, mais on est mieux armés. Si aujourd’hui le virus potentiellement tue moins c'est plus grâce à l’expérience acquise par les soignants que par une éventuelle mutation.

Êtes-vous inquiet pour le mois de septembre ?

Pascal Crépey : L'inquiétude qu’on a aujourd’hui c’est que la rentrée des classes et en général le retour des vacances d'été, modifie et augmente les contacts inter-individuel au niveau de la population. Que cette augmentation des contacts soit associée à une reprise plus forte de l’épidémie et donc un R effectif qui augmenterait au-dessus de celui de 1,3 qu’on a aujourd’hui. Il va falloir être très vigilant et bien observer les indicateurs pendant le mois de septembre, pour voir si on parvient à garder l’épidémie au même niveau qu’aout en terme de transmission. Il ne faut pas que l’épidémie accélère.

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.