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Coronavirus : "Il ne faut pas s'inquiéter de tout et n'importe quoi"

La situation actuelle est-elle comparable à celle du mois de mars ?

Pascal Crépey : Le virus circule à un rythme beaucoup plus faible que celui qu’on observait en mars. Quand une personne infectée en contaminait trois, aujourd’hui dix personnes infectées n’en contaminent que 13. Les courbes épidémiques du nombre de personnes infectées, d’hospitalisations, de morts, ne font pour l’instant que frémir. La courbe du nombre de contaminations augmente de façon plus nette parce qu’aujourd’hui nous avons des capacités pour détecter des contaminations qu’on n’avait pas en février ou en mars, ce qui nous permet d’observer précisément cet indicateur.

Faut-il s’inquiéter des chiffres sur les nouveaux cas ?

Pascal Crépey : S’inquiéter d’une façon générale oui, mais tout n'est pas matière à inquiétude. Typiquement, le fait que la dynamique de l’épidémie soit moins soutenue aujourd’hui qu’elle l’était en mars, c’est plutôt un élément rassurant ! Ca signifie que le virus a beaucoup plus de mal à se transmettre dans la population qu’il y a quelques mois. C’est directement lié au fait que les gens portent des masques, se lavent les mains, que les personnes âgées font attention à ne pas trop s’exposer etc. Ca s’explique aussi par le fait qu’on ait un dispositif de détection des cas, des personnes en contact, et que ce dispositif permet d’éviter que des chaînes de transmissions se forment et que l’épidémie reparte.

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