Les chiffres du chômage français au premier trimestre sont tombés. Ils sont mitigés. D'un côté, le nombre de chômeurs de catégorie A inscrits à Pôle emploi a baissé de 33300 au premier trimestre. Mais de l'autre le nombre de chômeurs longue durée a lui augmenté.

48700 DE MOINS

À la première lecture, les chiffres du chômage en France au premier trimestre sont plutôt encourageants. En France métropolitaine, le nombre de chômeurs de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé) en mars a baissé de 33300 par rapport à décembre 2017 et 48700 sur un an. Et la baisse du début d'année concerne toutes les classes d'âge, y compris les jeunes et les seniors. Autre satisfaction, le nombre d'embauches en CDI qui augmente.

LE BÉMOL

À la deuxième lecture, on voit quand même deux gros points noirs dans cette publication : Tout d'abord le nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité. Il poursuit sa hausse interrompue depuis 2008 : 1,5% de plus que fin 2017 pour atteindre 2,23 millions de personnes. Le signe d'une plus grande précarité professionnelle. Ensuite le nombre d'inscrits à pôle emploi depuis un an ou plus a augmenté de 6,5% sur 1 an, pour atteindre 2,57 millions en France. Ils représentent 45,7% des inscrits. Alors que les créations d'emplois sont très solides, que le nombre d'embauches en CDI augmente, le chômage longue durée continue d'augmenter. Un véritable mystère.

LA VRAIE BONNE NOUVELLE DU JOUR

Les défaillances d'entreprises retrouvent leur niveau d'avant-crise. Elles sont au plus bas depuis début 2008 à 14300 défaillances. Essentiellement des TPE de moins de 10 salariés. C'est le seul bémol. Le contexte reste difficile pour les petites entreprises. Mais on va dans le bon sens

LE RETOUR

Tous les jours, la presse est gavée d'articles sur la folle aventure américaine d'Emmanuel Macron. Dans la presse française bien sûr (pas un mot ce matin dans le Wall Street Journal). Tout a été décortiqué : les réunions, les dîners à la Maison-Blanche et à Mount Vernon, le chapeau de Melania, etc. Hier, il a parlé devant le Congrès américain et a appelé les États-Unis à éviter «l'isolationnisme». Une belle campagne de com'. Il était temps qu'il rentre. On parie que demain on aura des articles sur le retour et le bilan du voyage ?

JEUDI C'EST BCE

C'est aujourd'hui que la Banque centrale européenne va publier son compte-rendu de politique monétaire. Si aucune action n'est attendue sur les taux d'intérêt, les marchés seront toutefois attentifs à la moindre annonce concernant le timing et le rythme d'un prochain resserrement monétaire. Mais Mario Draghi doit composer avec des statistiques en zone euro moins bonnes que prévu et les tensions commerciales avec les États-Unis.

LA FINANCE DE L'OMBRE

Le "shadow banking" pèse de plus en plus dans l'économie mondiale. Elle représenterait environ 75% du PIB des principales économies mondiales (Les Échos). Et les régulateurs souhaitent désormais cadrer cette activité. Mais il sera difficile d'appliquer les mêmes contraintes réglementaires que celles régissant les établissements bancaires. D'une part, les acteurs devront être d'accord sur la nature des risques à couvrir et sur une harmonisation des « stress tests ». Ce n'est pas gagné…

TF1 ET FREE REDEVENUS AMIS

Fin du conflit entre TF1 et Free après des mois de bataille. La Une vient de signer un accord avec l'opérateur pour la diffusion de ses chaînes. Free était en effet le dernier opérateur avec lequel TF1 n'avait pas signé. Reste encore Canal+. Le montant de la redevance annuelle que payera Free à TF1 pour disposer de ses contenus n'a toutefois pas été dévoilé.

ENCORE UN ACCORD TROUVÉ

Cette fois-ci, c'est Carrefour qui a trouvé un accord avec plusieurs syndicats sur le plan social et le plan de départs volontaires. La direction de Carrefour avait annoncé fin janvier, dans le cadre du plan visant à redresser le distributeur, la suppression de 2.400 postes dans les sièges et la sortie du groupe de 273 anciens magasins.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Wall Street a limité la casse hier malgré le sursaut du 10 ans américain sur les 3%. Les résultats de Boeing ont permis aux indices américains de se reprendre à l'image du Dow Jones qui gagne 0,25% à 24.083,83 points. Une première depuis une semaine. Le Nasdaq termine quasiment à l'équilibre à 7003 points tandis que le S&P 500 progresse également de 2.639,40 points. Tokyo clôture également en hausse, de 0,47% à 22.319,61 points dans le sillage de Wall Street et du recul du yen face au dollar. L'euro reprend quelques couleurs en direction des 1,22 dollar, à quelques heures de la réunion de la Banque centrale européenne.

VOTRE ARGENT DU JOUR

On va vous le répéter jusqu'à ce que ça rentre.... et pour l'instant, ça ne rentre pas : la collecte sur l'assurance-vie en mars a encore ralenti : 1,5 milliard contre 1,7 milliard en février. Pendant ce temps, vous continuez à bourrer votre Livret A qui vous fait perdre de l'argent puisqu'il rapporte moins que l'inflation. 0,75% alors que dans l'assurance-vie, notamment les contrats en ligne sans frais d'entrée, les meilleurs fonds en euros ont fait plus de 2%, sur l'année, sans aucune durée de blocage (vous pouvez retirer vos fonds à tout moment) et qu'ils bénéficient d'une fiscalité très douce (surtout les contrats de plus de 8 ans). Demandez une documentation gratuite sur l'assurance-vie.

LE TTSO DE LA SEMAINE

Iran : un nouvel accord ? C'est donc la solution évoquée par Macron. De quoi s'agit-il ? Vraisemblablement des conditions supplémentaires sur lesquelles bossent en secret les diplomaties française, anglaise et allemande depuis des mois afin d'éviter que Trump ne déchire le traité. Le problème : 1) ces conditions s'entendaient comme des compléments à l'accord existant et non comme la base d'un nouveau traité jamais discuté entre les Européens. Le ministère allemand des Affaires Etrangères déclare d'ailleurs cet après-midi "a new nuclear accord is not on the agenda". 2) Après 10 ans de négos, le précédent deal avait été signé par les 5 membres du Conseil de Sécurité de l'ONU + l'Iran (et l'Allemagne). Or Russie et Iran ont d'ores et déjà fait savoir que l'accord actuel était "sans alternative". Pas gagné (bis). N'oubliez pas de vous abonner à l'excellente newsletter du soir de TTSO. C'est très simple et c'est ici.

DU CÔTÉ DES GRÈVES

Les syndicats prévoient une journée sans train le 14 mai. Une manière de mettre la pression sur Édouard Philippe qui a accepté de les rencontrer le 7 mai. « Il n'est pas imaginable qu'on nous convoque sans annoncer quoi que ce soit ». Le Premier ministre risque de regretter d'avoir accepté cette rencontre...

VOILÀ C'EST TOUT. BONNE JOURNÉE. MAY THE FORCE BE WITH YOU.

Rédigé par Gauthier Maës Responsable Media MonFinancier.com.

Edito publié sur MonFinancier.com le 26/04/2018.