C'est mon histoire : « À 35 ans, j’ai pu enfin vivre ma vocation »

Lorsque, à 23 ans, j’échoue pour la seconde fois au Capes de lettres, le sésame pour enseigner au lycée et au collège, je me sens orpheline de mon rêve, orpheline de moi-même en quelque sorte. Car je suis née prof. J’ai toujours fait la classe, à mes poupées, à mes frères, à mes parents. Mon modèle, c’est ma grand-mère, qui était institutrice, la « femme de ma vie ». Alors qu’une vie de labeur à l’usine du bourg se dessinait devant elle, elle a défié l’autorité paternelle pour partir, seule, étudier en ville. Elle m’a transmis sa détermination à toujours combattre le sentiment de fatalité auquel on se croit arrimé, qui empêche d’empoigner son destin, autant que sa joie de révéler un élève à lui-même. « Enseigner, c’est comme donner vie à une partition. Les cancres ne savent pas encore qu’ils sont aussi bons que les autres », me soufflait-elle, les yeux rieurs. « Moi aussi, je vais tenir ce rôle de passeur », me répétais-je en préparant le Capes. Sauf...Lire la suite sur ELLE.fr

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