Bernard Tapie : relaxé, mais loin d’être riche

S’il récupère ici une petite fortune, ses démêlés avec la justice ne sont pas pour autant finis. Ces sommes ne suffiront d’ailleurs pas à combler ces incommensurables dettes.

En effet, comme l’a précisé la ministre de la Justice Nicole Belloubet sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce mercredi 10 juillet, deux jugements contradictoires ont été prononcés. Celle émise ce mardi 9 juillet n’annule d’ailleurs pas pour autant celle rendue en décembre 2015.

"Il y a eu deux jugements différents. L'un au civil, qui a condamné Bernard Tapie parce que l'on avait à l'époque considéré que la manière dont l'arbitrage avait été rendu n'était pas régulière", rappelle la ministre. L'autre jugement, au pénal, "a considéré qu'il n'y avait pas d'escroquerie".

Ainsi, la compensation de 404 623 082,42 euros d’après Les Echos au titre de préjudice moral subit dans l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais doit toujours être remboursée, même s’il n’y pas eu escroquerie. D’après les dires de Nicole Belloubet, "au civil, on a considéré qu'il n'y avait pas eu de composition régulière du jury d'arbitrage. Les deux choses sont différentes".

"L'affaire étant terminée, l'État mettra en œuvre les moyens (Ndlr pour récupérer la somme). "Ce sont des sommes très importantes, elles doivent revenir à l'État", insiste-t-elle.

Etant donné que l’homme d’affaire a, en 2015, placé ses sociétés GBT et FIBT sous procédure de sauvegarde, les questions qui se posent désormais sont : comment et quand ?