Le fondateur du Nouveau Parti anticapitaliste a annoncé le 5 mai qu'il ne briguerait pas la présidence en 2012. Très effacé depuis un certain temps, il laisse vacant le rôle de présidentiable sous l'étiquette de l'extrême gauche.

© C'est dans une lettre aux quelques 6000 militants du NPA qu'Olivier Besancenot annonce qu'il ne sera pas le candidat de son parti pour la prochaine élection présidentielle. Celui qui avait déjà quitté ses fonctions de porte-parole depuis la fin du mois de mars, après avoir créé le parti en 2009, laisse donc aux mains de Christine Poupin et de Myriam Martin le soin trouver la direction à prendre pour cette échéance - sans pour autant quitter la scène politique.

 

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Lutter contre la personnalisation de la vie politique
Dans sa lettre aux militants, Olivier Besancenot rassure et précise qu'il ne renonce pas à s'investir pour les causes qu'il a fait siennes. "Je ne renonce pas à m’impliquer, bien au contraire, dans tous nos combats. Je revendique plutôt la possibilité, pour le NPA, de se lancer sur de nouvelles bases, conformes au projet d’émancipation qui, plus que jamais, m’anime."

Néanmoins, c'est selon lui pour éviter la "personnalisation à outrance" de la vie politique française qu'il a décidé de "passer le relais à un(e) de nos camarades. (...) Qu'il faille déléguer la tâche militante de la représentation publique, par un mandat précis et limité dans le temps, est une chose. Jouer des ambiguïtés du système politique et médiatique pour se substituer à l'action militante réelle au sein de la lutte de classe, en est une autre". Au risque de perdre la seule figure publique de son parti, et donc éventuellement la crédibilité du NPA qui a déjà perdu plus de 4000 adhérents depuis sa création...

Besancenot garde la main-mise sur le parti

Il indique toutefois dans sa lettre: "Je suis prêt, dès à présent, à m'investir à 100 % pour que notre parti puisse effectivement se présenter à la prochaine présidentielle et à épauler de mon mieux notre candidat(e) durant la campagne". Une façon d'expliquer qu'il ne disparaîtra pas pour autant de la scène politique. Pour lui, la décision n'est pas personnelle mais politique: "Il s'agit d'une décision politique que j'assume".

Un moyen sans doute de prendre du recul sur la situation du parti qu'il a fondé, qui se déchire entre les partisans d'un rapprochement avec le Front de Gauche, qui semble être mené par Jean-Luc Mélenchon, et ceux qui prônent l'indépendance du NPA pour l'élection présidentielle. En février dernier, la décision de ne pas intégrer le Front de Gauche avait été qualifiée de "gâchis" par Mélenchon.

Seul Olivier Besancenot semble donner une relative crédibilité au parti qui a fait un faible score aux dernières européennes : 4,9%. Sa popularité reste stable, elle. Il avait réalisé un score de 4,25% lors de la présidentielle de 2002, et 4,08% en 2007. Les intentions de vote pour 2012 étaient stabilisées entre 4 et 5%, grimpant jusqu'à 11% chez les 18-24 ans.

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Besancenot a beau se défendre : "continuons de surprendre en présentant aujourd’hui d’autres anonymes lors de ces échéances ; cela soulignera d’autant ce que nous sommes réellement : un outil collectif et hétéroclite". Il devrait être difficile pour son successeur à la candidature d'occuper l'espace médiatique comme il avait su le faire.

 

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