Le Président de la République a visité une fonderie le mardi 19 avril, à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Il y a fait une nouvelle intervention sur les thèmes du pouvoir d'achat, du travail et de la répartition des richesses, reprenant les termes de son crédo de campagne: "travailler plus pour gagner plus"

© Le lieu est symbolique. C'est effectivement dans les Ardennes que Nicolas Sarkozy s'était adressé à "la France qui souffre" pour établir le fameux "travailler plus pour gagner plus" qui lui avait valu la présidence. En se voulant proche des travailleurs, le Président a abordé des sujets qui pourraient être ceux de la prochaine présidentielle.

Redistribution des richesses
"Le partage de la valeur, j'y tiens parce que c'est une question de justice." C'est ainsi que Nicolas Sarkozy a abordé la question de la future prime. Il s'est dit déterminé à ce que les entreprises qui versent des dividendes donnent une prime à leurs salariés, afin qu'ils "aient le sentiment qu'on tient compte de leurs efforts", et leur "redonner du pouvoir d'achat supplémentaire".

Une thématique de l'opposition
"Je ne suis pas socialiste, ni de gauche". Un moyen de rappeler que le gouvernement ne s'ancre pas à droite. Le Président a rappelé des chiffres habituellement relevés par l'opposition : "Cette année, 86 milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40, mais il faut aussi distribuer quelque chose aux salariés". Avant de rappeler un amer constat : les ouvriers et employés "se sont serrés la ceinture pendant la crise […], ce qui s'est notamment traduit par du chômage partiel".

Réduction du déficit
Dernier sujet abordé par Nicolas Sarkozy lors de son intervention, la réduction du déficit français. "Le budget de la France est en déficit depuis 35 ans", a-t-il martelé. "On doit le résorber, sous peine de se retrouver dans la situation de la Grèce, du Portugal, de l'Irlande, ou même maintenant des États-Unis".

Un moyen d'introduire et confirmer le gel de l'indice des fonctionnaires pour la deuxième année consécutive. Il assuré assumer également "le choix de geler les dotations aux collectivités pour les trois (prochaines) années".

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Il reste par ailleurs ferme sur la baisse du nombre de fonctionnaires. "Depuis 1992, la France a créé un million de postes de fonctionnaires en plus. [...] Ces dernières années, il y a eu moins d'enfants et plus d'enseignants dans l'éducation nationale, a-t-il déclaré. Quelqu'un doit dire non, sinon il y aura des augmentations d'impôts."

Source :publicsenat

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