Bernard Montiel a été très ému ce jeudi soir par le témoignage d'un fils de Harkis, né dans le camp de Bias, et venu répondre à des insultes.
VIDÉO - Bernard Montiel au bord des larmes après un témoignage poignant dans Le 6à7

Bouleversant. André, président de l'association Les Harkis et leurs amis, fils de Harki, né dans le camp de Bias (Lot-et-Garonne), était l'invité de Bernard Montiel ce jeudi 16 septembre dans Le 6À7, l'émission diffusée sur C8 avant Touche pas à mon poste. Il est venu raconter son histoire et porter un message pour tous les Harkis et leurs descendants. Ses mots ont beaucoup touché les chroniqueurs de l'émission et ont presque ému aux larmes Bernard Montiel, qui a eu du mal à reprendre ses esprits à la fin de la séquence.

André et son association de Harkis réclament reconnaissance et réparation au gouvernement français. Reconnaissance, en demandant que l'histoire des Harkis soit enseignée aux générations futures. Réparation, pour réparation financière. Car des milliers de familles ont tout perdu en Algérie en 1962, à la fin de la guerre.

"Les Harkis ont été abandonnés, désarmés. Après le 19 mars 1962, fin de la guerre. Pour nous, c'était la journée des atrocités pour nos parents", a confié André, né en 1965 dans ce qu'il appelle "le camp de concentration de Bias", un camp parmi tant d'autres qui a pris en charge les Harkis rapatriés d'Algérie. "Nous étions 400 000. Il n'y a que 60 000 Harkis qui sont rentrés. Dites-moi où sont passés les autres ?", s'est-il insurgé.

Si André et deux de ses amis étaient présents en plateau ce jeudi, c'était aussi pour répondre au président de la Ligue de défense noire africaine, qui s'en est...