Roselyne Bachelot, ministre de la Culture depuis le 6 juillet dernier, est rodée à l'exercice. La nouvelle entrante du gouvernement Castex dispose de certains talents de négociatrice.
Roselyne Bachelot "a de la bouteille" : ses collègues admiratifs

Chaque année, c’est la même rengaine. Les ministres négocient avec Bercy l’enveloppe dont ils disposeront pour mener à bien leurs missions. Roselyne Bachelot, nommée ministre de la Culture le 6 juillet dernier, dispose d’une certaine aisance en ce domaine, comme l’a constaté à ses dépens Olivier Dussopt. Dans les colonnes de l’Express, le ministre délégué aux Comptes publics confie qu’il a très rapidement été mouché par une Roselyne Bachelot très habile et dont le budget a finalement été rehaussé de 150 millions d’euros : « On s’est vus, on a échangé des SMS, tout ce que je peux vous dire, c’est que Roselyne a de la bouteille. »

La doyenne du gouvernement a en effet du métier grâce à ses trois mandats ministériels. Elle connaît tout de ces passes d’armes. Une compétence remarquée par ses collègues. Et pourtant, le 13 juillet dernier, Roselyne Bachelot - qui a fait une proposition osée à Emmanuel Macron - affirmait sur LCI que son but n’était pas « d’aller pleurnicher à Bercy pour obtenir un dixième de point supplémentaire. » Un contraste qui fait sourire : « Tout le monde a mal compris ce qu’elle entendait par là : non, elle n’allait pas pleurnicher pour un dixième, plutôt pour un point complet ! », s’amuse un initié cité par nos confrères.

« Nul ne peut dire que je sers mes intérêts »

Ce n’est pas la première fois qu’un revirement de Roselyne Bachelot fait réagir. Elle qui avait pourtant...

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