L'ancienne secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, désormais retirée de la vie politique, s'en prend à l'élite française dans une interview donnée dimanche 12 janvier au Sénégal.
Rama Yade règle ses comptes : « La politique c’est comme les discothèques, on laisse d’abord rentrer les habitués »

« Mon champ de vision c’est le monde ! » A 43 ans, l’ancienne secrétaire d'État aux Droits de l'homme de Nicolas Sarkozy, Rama Yade, qui s'est installée pendant quelques mois aux Etats-Unis avec sa fille Jeanne, à un continent de son ex-mari Joseph Zimet, a fait de l'Afrique son nouveau combat. Ses échecs politiques en France, lors de la présidentielle de 2017, pour laquelle elle n'avait pas eu suffisamment de parrainages, puis des législatives, sont loin, mais elle semble n’avoir pas complètement tourné la page.

Dans une longue interview donnée dimanche 12 janvier au Sénégal, son pays d'origine, à l’émission de radio "Jury du Dimanche", celle qui est désormais professeur à Sciences-po Paris, après avoir été consultante pour la Banque mondiale à Washington, revient longuement sur son expérience politique en France et règle ses comptes avec « une partie de l'élite française ».

« Ma présence a toujours dérangé, pas forcément la population française mais au niveau de l’élite. L’élite a du mal à accepter la présence - disons les choses -, d’une noire, des Africains, dans la vie politique », lance-t-elle. « La politique, c’est comme les discothèques, on laisse d’abord rentrer les habitués ». Et quand on est une femme, jeune et d'origine africaine, « on veut vous faire la peau parce qu’on veut que vous échouiez pour que ceux qui sont comme vous n’y arrivent pas, eux non plus ».

Une référence directe à son...