En 2016, Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari, avait été graciée par François Hollande. Un choix que l'ancien président ne regrette pas.
Mort de Jacqueline Sauvage : François Hollande, ému, justifie sa décision de la gracier

Ce mercredi 29 juillet, la triste nouvelle a été annoncée dans les médias : Jacqueline Sauvage est décédée dans de mystérieuses circonstances ce jeudi 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied dans le Loiret à 72 ans. Un domicile qu’elle avait pu regagner après avoir été condamnée à dix ans de prison en 2015 pour le meurtre de son mari en 2014. François Hollande avait choisi de la gracier en 2016, deux ans plus tard. Une décision très compliquée à prendre pour le chef de l’État de l’époque qui s’est justifié une nouvelle fois sur les ondes de France Bleu.

« Comme président, j'avais considéré que cette femme avait suffisamment souffert et qu'elle devait terminer sa vie hors de la prison. C'est la raison pour laquelle je l'avais graciée. Aujourd'hui qu'elle est morte, je me dis, dans mon for intérieur et dans ma responsabilité aussi de ma charge de président que j'avais eu raison de la gracier, car elle morte chez elle et non pas en prison là où elle n'avait plus sa place », a confié François Hollande, fier de sa décision qui a été « difficile parce que deux cours d'assises l'avaient condamnée à 10 ans de réclusion. » Puis, il ajoute : « Je n'étais pas favorable, en principe, à la grâce car ce n'est pas au président de rendre la justice. Donc j'étais devant le dilemme suivant : soit de confirmer les décisions de justice soit de tenir compte d'une situation certes personnelle mais qui était aussi symbolique...

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