D'Hibernatus au magnifique Des hommes et des dieux en passant par Moonraker ou Le nom de la rose, Michael Lonsdale, mort ce lundi 21 septembre à 89 ans, a cherché à réparer l'enfant caché qu'il a été.
Michael Lonsdale : la honte entourant sa naissance fut sa force

Si l’on s’en tient à sa barbe blanche et à ses longs cheveux, on pourrait le prendre pour un vieux sage. Mais en approchant de plus près, le regard gris bleu pétille de curiosité, de gourmandise, et la fine Vogue qu’il allume, à peine sorti de la brasserie, prouve bien que Michael Lonsdale, mort ce lundi 21 septembre à 89 ans, n’a pas renoncé aux petits plaisirs de l’existence.

En 2016, à l'âge de 85 ans, Michael, non pas Jackson, comme l’avait annoncé malencontreusement un religieux à l’occasion d’une prise de parole en la cathédrale de Strasbourg, mais Michael Lonsdale donc, a publié Il n’est jamais trop tard pour le plus grand Amour (éditions Philippe Rey). Un «Petit traité d’espérance», comme il est précisé sur la couverture, dans lequel il revenait sur sa naissance peu ordinaire, en 1931.

"Petit, on m'a caché"

L’homme dont la haute silhouette, le cri et les larmes hantent l’India Song de Marguerite Duras (film de 1974) est né hors mariage de l’amour de sa mère et de l’amant de cette dernière. Michael est le cinquième enfant naturel d’une lignée «comptant des géniteurs prestigieux», écrivait-il. Lignée dans laquelle on retrouvait les noms du duc de Morny, de Talleyrand, mais de façon non officielle, par «la cuisse gauche» comme on dit. «Petit, on m’a caché, parce que maman avait quitté son premier mari pour pouvoir partir avec mon père, ancien officier de l’armée britannique, et comme elle...

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