Un an après le début de la pandémie de Covid-19, les partis politiques peinent à mettre en avant leurs propositions relevant d'autres sujets. Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, fait partie des politiques lassés par cette situation de monopole sanitaire.
Marine Le Pen affligée : « Une bombe atomique tomberait qu’on ne trouverait pas 5 minutes pour en parler »

Le coronavirus s’immisce partout. Alors que la pandémie a mis le monde en partie en pause depuis bientôt un an, le moral de la France est en berne. En ce début d’année 2021, les partis politiques comptent parmi les plus démunis face à la crise qui occupe tous les débats. À un an et demi de l’élection présidentielle, Marine Le Pen, entre autres, s’inquiète du peu d’espace médiatique restant pour mettre en avant ses propositions et projets.

« On ne peut parler de rien. Le coronavirus écrase tout », s’agace la présidente du Rassemblement national (RN) dans les colonnes du Parisien. Et d’ajouter : « Une bombe atomique tomberait qu’on ne trouverait pas 5 minutes pour en parler. » Avec un agenda politique et législatif réduit à peau de chagrin, la candidate malheureuse de 2017 regrette qu’aucune proposition n’ayant pas trait à la gestion de la crise sanitaire ne puisse se hisser dans les esprits des électeurs. « Quand on aime la politique, on est malheureux » en 2021, résume-t-elle.

Ce début d’année est en effet loin d’avoir la même saveur que les précédents. Le mois de janvier, traditionnellement jalonné de cérémonies de vœux et de galettes des rois à la frangipane, paraît particulièrement creux cette année. Finis, les rencontres avec les électeurs, les échanges avec les associations, les déplacements en circonscription. Il reste bien les outils de visioconférence, mais le contact humain que les politiciens...