Alors que les rumeurs d'un éventuel retour de Manuel Valls en France se font de plus en plus insistantes, le principal intéressé préfère rester prudent. Invité de RTL ce vendredi 22 mai, l'ancien Premier ministre a confié ne pas vouloir "être ridicule".
« Je ne veux pas être ridicule » : Manuel Valls prudent sur un retour en France

Depuis les Baléares, où il est confiné, Manuel Valls convoiterait la place Beauvau, là où siège actuellement le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Invité au micro de RTL ce vendredi 22 mai pour faire le point sur cette rumeur, l'ancien Premier ministre de François Hollande, devenu conseiller municipal de Barcelone, s'est montré prudent.

"Je ne réponds pas à cette question", a d'abord soupiré l'époux Susana Gallardo quand il lui a été demandé quelle serait sa réponse si Emmanuel Macron le sollicitait pour grossir les rangs du gouvernement, avant d'ajouter, "Je ne veux pas être ridicule". S'il assure "aimer la France" et "aimer les Français", le politique se refuse à lancer un appel à Emmanuel Macron, dont il n'oublie pas les trahisons passées. "Il faudra un gouvernement particulièrement solide face aux défis qui s'annoncent", déclare cependant celui qui a parfois choqué par ses propos particulièrement crus, et qui laisse entendre la nécessité d'un remaniement.

"Édouard Philippe fait bien son job"

"Le pays est très fracturé", poursuit Manuel Valls, qui estime que "tous les partis ne viendront pas au gouvernement", mais qu'"il faut rassembler". Une tâche qu'il impute au président de la République "qui doit définir son nouveau cap", et ce, même s'il considère qu'"Édouard Philippe fait bien son job". "Les Français font reposer l'essentiel de leurs attentes sur le chef de l'État", conclut l'ancien Premier ministre, que...