Pour le second tour des Municipales, Emmanuel Macron a consulté Richard Ferrand et Gérard Larcher. Mais ce dernier n'a pas voulu être mêlé au choix de la date, ce que le chef de l'État a hésité à qualifier "d'hypocrisie ou de lâcheté".
"Hypocrisie ou lâcheté ?" : Emmanuel Macron très en colère contre Gérard Larcher

Édouard Philippe a annoncé vendredi 22 mai que le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin prochain, pour les 5 000 communes où le premier tour n'a pas été décisif. Ce choix, le gouvernement a dû le faire seul, et va devoir l'assumer seul. Car si Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat, ont été consultés pour donner leur avis, l'un des deux a préféré totalement se dédouaner de toute responsabilité, afin que ça ne lui retombe pas directement dessus.

Selon Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron aurait effectivement convié Gérard Larcher et Richard Ferrand à un déjeuner, le 14 mai, mettant sur la table le choix de la date du second tour. "Pas question", aurait répondu Gérard Larcher, remettant tout le poids de cette décision sur les épaules du gouvernement. Et allégeant sa propre charge. Le chef de l'État n'a pas du tout apprécié. Et il aurait même dit quelques jours plus tard : "J'ignore s'il s'agit d'hypocrisie et de lâcheté."

Toujours selon Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron a aussi pointé du doigt "l'attitude de ceux qui se lamentent de ne jamais être concertés et qui déplorent maintenant de l'être trop". Mais ça n'a rien changé. Dans les couloirs du Sénat, on refuse de "se faire couillonner comme la dernière fois, quand la droite a exigé que le premier tour se tienne le 15 mars", avant d'être "accusée de l'avoir maintenu ce jour-là".

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