Féministe revendiquée, Ségolène Royal a très tôt pris conscience de la condition des femmes de sa famille, au point de se promettre de ne jamais leur ressembler, a-t-elle confié à L'Express ce jeudi 23 juillet.
"Ça, jamais !" : cette promesse faite par Ségolène Royal

Olympe de Gouges, Louise Michel, Rosa Luxembourg, Simone de Beauvoir… Ségolène Royal puise volontiers dans les grandes figures féministes quand il s’agit d’expliquer comment se sont forgées ses convictions. Loin de la grande histoire, pourtant, d’autres femmes ont considérablement influencé sa vie : celles de sa famille, qu’elle a longuement observées. "Peu avait un métier, elles dépendaient souvent de leur mari", s’est souvenu l’ancienne ministre de l’Environnement à l’occasion d’un entretien accordé à L’Express, ce jeudi 23 juillet.

Une prise de conscience déterminante pour celle qui a dit non à Emmanuel Macron. "Très tôt, je me suis dit : 'Ça jamais!'", explique l’ex-compagne de François Hollande. "L’indépendance financière était la dignité de base." En grandissant, ses lectures ont achevé de la convaincre que les femmes de son entourage n’étaient pas sur le même pied d’égalité que les hommes. La découverte d’Une Chambre à soi de Virginia Woolf est une révélation. "C’était tellement vrai… Dans les familles autour de moi, les hommes avaient leur coin, mais les femmes n’avaient qu’un espace collectif, la cuisine", souligne-t-elle.

Échapper au destin

Alors, pour échapper "au destin des filles [qui] était de se marier et de se consacrer à leur foyer", Ségolène Royal a misé sur l’éducation. "Je n'avais pas d'autre possibilité que de mériter, par mes notes, le droit d'aller un peu plus loin à...

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