Dans « Au nom de la terre », en salles le 25 septembre, Edouard Bergeon dénonce le malaise du monde paysan. Trois jeunes agriculteurs nous racontent pourquoi, eux, y croient encore…
« Au nom de la terre » : la vraie vie de 3 agriculteurs

Quarante ans d’une saga familiale qui montre l’évolution du monde agricole depuis les années 70, c’est le pari d’Edouard Bergeon, lui-même fils et petit-fils d’agriculteur. Avec Au nom de la terre, il signe un film engagé qui s’attaque à un sujet tabou : chaque jour, en France, un agriculteur se donne la mort*. Surendettement, pressions, fatigue… autant d’obstacles rencontrés au quotidien par des exploitants piégés entre des directives qui leur imposent ce qu’ils doivent produire et des consommateurs dont ils se sentent souvent mal aimés. Cette réalité, Edouard Bergeon n’a eu de cesse de la dénoncer dans son travail de journaliste, notamment à la télévision avec un documentaire, les Fils de la terre, qui retrace l’itinéraire d’un éleveur de vaches laitières pris dans un engrenage infernal. Quand, en 2012, le producteur Christophe Rossignon, également fils, mais aussi frère d’agriculteur, tombe sur ce « 90 minutes », il est bouleversé. Entre les deux hommes naît aussitôt le projet d’une autofiction, Au nom de la terre, qui va s’inspirer de l’histoire du père d’Edouard Bergeon (interprété par ...Lire la suite sur Femina.fr