Le chiffre donne le tournis. Si d'un côté, les taux continuent de baisser, de l'autre, les prix ne cessent d'augmenter. Aucune bulle immobilière de prévue mais les inégalités d'accession à la propriété pourraient bien se creuser…
IllustrationIstock

Ni bulle immobilière, ni dégradation de la solvabilité des emprunteurs ne sont à craindre. Ce constat, nombreux sont ceux à l’avoir fait. Les notaires ont d’ailleurs donné leur réponse la semaine dernière, pour Paris. L’agence de notation américaine Moody’s partage également cet avis pour la capitale française ainsi que pour neuf autres capitales européennes, rapporte Le Figaro.

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Quant à la solvabilité des emprunteurs pouvant acquérir un bien dans les grandes villes, elle ne se s’affaiblit pas non plus.

En revanche, un autre phénomène est à craindre : les prix deviennent de plus en plus inabordables.

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"Depuis 2012, les prix du logement dans les grandes villes européennes évoluent plus rapidement que le revenu des habitants", note Moody’s, qui a examiné 10 capitales européennes.

L’agence indique par exemple qu’en 2018, les acheteurs devaient avoir un minimum de 15 ans de revenus disponible pour acheter un bien immobilier, alors que juste avant la crise financière, il n’en fallait que 12.

18 années de revenus disponible nécessaires dans certaines grandes villes

Les plus faibles taux d’accès au logement en Europe ont été enregistrés, sans surprise, à Paris, Amsterdam et Londres. Pour espérer s’offrir un bien dans l’une de ces trois capitales, vous devriez consacrer l’équivalent de 18 années de revenu disponible ! Soit 6 années de plus qu’entre 2005 et 2007.

La flambée des prix de l’immobilier et des loyers est la résultante de ce problème d’accessibilité au logement, qui ne cesse de se réduire depuis 2015. Seule ville qui où l’immobilier est aujourd’hui plus abordable qu’en 2005 ? Madrid.

Une circonstance qui risque de s’aggraver dans le futur ?

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