Rumeurs, bretelles et fantômes...

Dans les autres sections et les autres salles, tous les genres se croisent. La Norvège est à l'honneur à la Semaine de la Critique et à Un Certain Regard : d'une part avec "Den Brysomme Mannen" de Jens Lien, intéressante fable fantastique et politique, d'autre part avec "URO" de Stefan Faldbakken, polar efficace et un peu appuyé. "Ces filles-là" (Sélection officielle hors compétition) est un documentaire âpre et glaçant sur de très jeunes femmes (encore enfants pour la plupart, déjà mères pour certaines) vivant dans les rues du Caire, sniffant de la colle et essayant d'échapper aux mecs qui, de temps à autre, les "attrapent" pour les violer ou les balafrer. La réalisatrice égyptienne Tahani Rached manque parfois d'un angle, mais ses images témoignent d'une réalité qui semble tellement impossible qu'elles en deviennent essentielles.

D'habitude, à ce stade de la compétition, des bruits filtrent sur les goûts du jury. Cette année, pas une rumeur, rien, niente, nada ! Quelle frustration... En plus, cette fois-ci, pour ses bretelles, Sophie Marceau a choisi du solide : diamantées et élastiquées. Ni l'une ni l'autre n'a bougé d'un millimètres. C'est dommage, ça aurait pu devenir une tradition. Et il en faut, à Cannes, sinon on ne pourrait plus gloser sur rien ! Ah, au fait, après enquête, le seul fantôme référencé dans ce festival est toujours celui de Carmen Maura dans "Volver". La Marilyn évoquée par la journaliste blonde était en fait "un" Marilyn. C'était Marilyn Manson...

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