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L'ancien ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a rendu visite aux militants du mouvement "Nuit Debout" samedi 16 avril. Comme tous les participants, il a pu prendre la parole durant 5 minutes au cours de l'assemblée générale sur la place de la Répubique. Aux côtés du conseiller régional EELV Julien Bayou, Yanis Varfouakis a salué "une initiative magnifique" qui "ne doit pas être gâchée ou récupérée au service d'un parti politique".
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Isabelle Kumar, euronews Il y a beaucoup de mouvements qui dénigrent l'Union européenne, de groupements politiques de droite mais aussi de gauche. En quoi DIEM25 est-il différent ? La démocratie au coeur de DIEM25 Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances Ce n'est pas un mouvement qui dénigre l'Europe, c'est un mouvement qui a pour but de sauver l'Union européenne d'elle-même ! Elle se désintègre partout où nous regardons, le long des frontières; nous avons de nouvelles frontières, de nouvelles barrières, de nouvelles demandes pour des obstacles électrifiés à la liberté de mouvement, il y a de nouvelles divisions qui surgissent dans l'esprit des gens, des gouvernements qui se replient sur eux-mêmes et qui sont hostiles à l'idée de solidarité dans l'Union européenne. Nous avons une zone euro qui se désintègre très rapidement. euronews Ce qui m'amène à cette question : nous avons demandé aux internautes de nous envoyer des questions pour cet entretien et Jefferson Mattewa demande: 'Comment envisagez-vous l'avenir de l'Union européenne ? Que se passera-t-il dans 10 ans si rien ne change ? Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances L'Union européenne n'existera pas, ce sera une sorte de version burlesque de l'Union soviétique. Heureusement, l'Union européenne est encore le royaume de la liberté individuelle, il n'y a pas de KGB ou de goulag. Mais il y a des similitudes et ce n'est pas rassurant. Rappelez-vous, l'Union soviétique était une entité économiquement non viable qui a été maintenue grâce à une volonté politique et l'autoritarisme. Plus vous maintenez ensemble une grande entité, une entité multi-nationale qui ne peut pas survivre, et que vous le faites de force, plus vous vous rapprochez d'une implosion, et les coûts de cette implosion sont extrêmement élevés. C'est notre grande crainte. euronews C'est un peu extrême non ? Ne craignez-vous pas de perdre des soutiens en ayant un tel point de vue ? Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances Parfois, vous avez besoin d'exagérer pour défendre un point de vue. Evidemment, il y a une exagération ici, mais ce n'est pas du tout extrême. Toutes les décisions importantes ont été transférées au niveau de Bruxelles et de Francfort, la Commision européenne, la Banque centrale européenne, le Mécanisme européen de stabilité, c'est une zone totalement exempte de démocratie. euronews Peut-il y avoir débat sur ce point ? Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances C'est bien pour cela que nous avons cette discussion. Mais je suis certain que si vous aviez été avec moi à l'époque où j'avais ces réunions, vous auriez été d'accord avec moi. Il y a un mépris de la démocratie, un mépris. Transparence sur les négociations de sauvetage financier euronews Vous avez dit que vous auriez aimé que ces réunions à huis clos soient filmées. Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances Absolument. euronews Et si elles l'avaient été, si ces réunions tendues durant l'été avait été filmées, pensez-vous que l'histoire aurait pris un tout autre chemin ? Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances Oui. euronews Pourquoi? Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances Permettez-moi de le dire ainsi. J'ai entendu des ministres et des hauts fonctionnaires dire certaines choses qui n'auraient jamais été exprimées si les gens qui leur ont permis d'accéder là où ils sont, qui paient leurs salaires, qui votent pour eux, étaient en train de les regarder et de les écouter. euronews Donnez-moi un exemple, un exemple concret. Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances D'accord. Le 25 juin 2015 - je représentais alors la Grèce en tant que ministre des Finances- on m'a présenté un ultimatum de la troïka concernant la politique budgétaire que nous devrions accepter, les réformes, le modèle de financement etc. J'ai commencé à discuter avec le chef de la BCE, avec le ministre allemand des Finances, avec la patronne du FMI, et bien tous les trois ont avoué, et j'utilise ce mot sciemment, ils ont avoué que ce programme n'avait aucune chance. Je peux vous assurer qu'on ne m'aurait pas posé d'ultimatum, si nos électeurs, si l'opinion publique partout dans le monde, si vous, en tant que journaliste, vous aviez suivi cette réunion en direct. euronews Ils disent qu'ils étaient prêts à un compromis, que vous avez essayé de les retenir de force avec le référendum, qu'un compromis était très proche. Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances N'est-ce pas la meilleure raison qui rend pertinent notre appel à diffuser en direct ces réunions ? Pourquoi nos électeurs ne pourraient-ils pas suivre en temps réel ce que nous disons ? euronews Avez-vous enregistré ces réunions ? Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances Je suis très fier de l'avoir fait, et n'importe qui peut me défier s'il le souhaite. La première réunion a duré 10 heures, et je peux vous assurer que je suis sorti de celle-ci dans le brouillard, étourdi, extrêmement épuisé et stressé. Ce sont des moments très stressants. Je devais rendre compte des discussions à mon Premier ministre, à mon cabinet, à mon parlement et au public européen. J'ai donc demandé à ma secrétaire une transcription des débats et elle m'a répondu qu'il n'y en avait pas ! Ni transcriptions, ni compte-rendus : il n'y a aucune trace de ce qui avait été dit. J'ai répondu quoi ??? Quand j'ai compris que c'était vrai, j'étais abasourdi. C'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à enregistrer en utilisant mon téléphone, pour mes dossiers personnels. euronews Allez-vous divulger ces enregistrements ? Yánis Varoufákis Non, je ne l'ai jamais fait. Les seules informations que vous avez de ces réunions proviennent de sms et de diverses fuites dans le Financial Times, de gens qui étaient présents. Ce n'est pas une façon de faire fonctionner une démocratie. Ce n'est pas une manière de diriger un organe décisionnel, dont les décisions détermineront l'avenir de millions, de centaines de millions d'Européens . euronews Revenons à votre mouvement DIEM25 car, fondamentalement, vous voulez être un mouvement pluripartite dans lequel vous aurez le soutien de la gauche et la droite. Étant donné que vous êtes associé à la gauche radicale, comment allez vous faire ? Yánis Varoufákis Revenons en 1930. Un an auparavant, Wall Street s'effondrait. Vous savez ce qui s'est passé ensuite en Europe. La monnaie commune de l'époque a commencé à se fragmenter. C'était l'étalon-or, c'est l'euro aujourd'hui. Et très peu de temps après, les Européens ont commencé à se dresser les uns contre les autres avec des résultats catastrophiques. Je pense - nous sommes sans doute tous d'accord - que le devoir des démocrates à l'époque était de s'unir, de mettre de côté leurs différences - qu'ils soient pro-marché, pro-imposition, contre, de gauche, de droite, les choses habituelles - et d'arrêter de glisser vers l'abîme qui est venu plus tard, menant à la Seconde guerre mondiale. Je pense que nous sommes dans la même situation. euronews Pensez-vous que vous êtes la bonne personne pour diriger ce parti ? Yánis Varoufákis Peut-être pas. Pourquoi quelqu'un d'autre ne le fait-il pas ? J'adorerais suivre une autre personne. euronews Je voudrais vous poser une autre question issue de nos réseaux sociaux, elle vient de quelqu'un se faisant appeler Minotavros. Le Minotaure a posé la question mais nous avons constaté dans certains des commentaires sur les réseaux sociaux qu'il y a des réactions négatives contre vous en Grèce. Et la question du Minotaure est: 'Comment Varoufakis pourra-t-il réparer l'Europe quand il a brisé la Grèce ? ' Yánis Varoufákis Il y a une affirmation intéressante et tout à fait fausse dans la question. Si j'avais brisé la Grèce alors bien sûr je serais en prison, je serais loin d'être d'être au coeur d'un mouvement démocratique en Europe. Mais je n'ai pas brisé la Grèce, je n'ai pas ce pouvoir. La raison pour laquelle ... Au fait, vous avez dit qu'il y a des réactions violentes contre moi en Grèce. Peut-être devriez-vous regarder les sondages d'opinion . Syriza et les médias euronews Comment vous situez-vous dans les sondages ? Yánis Varoufákis Pas trop mal, pas trop mal. Même quand j'étais ministre, il y avait ce choc étonnant, cette déconnexion si vous préférez, entre les gens dans la rue, le taux de satisfaction que j'avais- le gouvernement et moi - et ce que disaient les médias. Si vous aviez été en Grèce lors du référendum, vous auriez pu voir que toutes les chaînes, tous les journaux, tout le monde nous dépeignait moi et Syriza comme Méphistophélès, comme des gens qui détruisent la Grèce. Ils mettaient en garde les Grecs en leur disant que s'ils osaient voter "non" au référendum, l'apocalypse allait arriver. Et qu'ont fait les Grecs ? Ils ont voté à 62% (NDLR :contre le plan de sauvetage et les mesures d'austérité en juillet 2015). Se confronter à l'establisment européen euronews 'C'est vrai. Revenons à la troika et aux négociations. Vous étiez contre certains des hommes politiques les plus expérimentés, des économistes que l'Europe connaît. Vous êtes- vous jamais senti dépassé lors de ces négociations ? *Yánis Varoufákis * Je me serais senti dépassé si leurs états de service étaient à la hauteur. Jamais auparavant le FMI n'était allé dans un pays pendant cinq ans, en collaboration avec la Banque centrale européenne et tous ces merveilleux experts entre guillemets. Et le résultat a été 30% de perte du revenu national, l'augmentation du chômage de huit à 28%, l'effondrement complet du système bancaire, de l'argent emprunté aux contribuables européens, 50 milliards qui ont été donnés aux banques : le résultat étant que les banques étaient encore en faillite. Ce fut une catastrophe totale. Ces personnes, quand je les ai confrontées, et je l'ai fait avec un immense respect, mais néanmoins je ne pouvais pas être respectueux du programme qu'elles avaient préconisé. Isabelle Kumar, euronews Est-ce vrai que vous avez failli vous battre avec le président de l'Eurogroupe ? Yánis Varoufákis C'est totalement faux. euronews Totalement faux ? Yánis Varoufákis Evidemment c'est totalement faux. Nous avons eu des désaccords. Il y a eu un moment où nous avons tous les deux légèrement haussé le ton, ça n'a duré que quelques secondes. Je souhaite vraiment qu'il y ait des caméras partout lors de ces réunions, ainsi, vous n'aurez plus à dépendre de ce que je dis, de ce que les disent les autres, et des fuites. La Maison Blanche est entièrement connectée. Au musée Lyndon Johnson, le musée présidentiel à Austin au Texas, à la bibliothèque présidentielle de George W. Bush vous pouvez entendre toutes les conversations qui ont eu lieu. C'est fantastique. Pourquoi ? Parce que cela signifie que nous, représentants du peuple, nous pourrions toujours agir sous le contrôle de leur regard. Et c'est crucial ! Nous n'avons pas cela en Europe, nous devrions l'avoir !! A propos de sa démission euronews Il y a beaucoup d'interrogations et l'une d'elles est évidemment, êtes-vous parti de votre propre chef ? Avez-vous été poussé dehors par la troïka, par le Premier ministre Alexis Tsipras ? Que s'est-il passé ? Yánis Varoufákis 'Eh bien, il y a plusieurs niveaux de réponse correcte. La réponse rapide c'est que j'ai démissionné. On m'a invité à rester au sein du gouvernement - mais je ne pouvais pas le faire alors que j'étais totalement en désaccord avec la conversion du" non " en "oui" le jour où c'est arrivé. La troïka était clairement très désireuse de me marginaliser et de me voir poussé hors du gouvernement, et ce, pour une raison très simple qui n'était pas personnelle. Maintenant, c'est peut être quelque chose que notre public ne sait pas, que ces accords de sauvetage de la zone euro ont été signés par le ministre des Finances, et non pas par le Premier ministre, ni le président, ni par Dieu et ses anges, mais bien par le ministre des Finances. Ils savaient donc que je ne signerais pas, j'étais un obstacle sur le chemin de la poursuite de la crise et du paraître. L'extension de la crise dans l'avenir en prétendant que nous l'avions résolu avec un autre prêt insoutenable. Et si c'était à refaire ? euronews Une autre question à présent, d'Elias Toumasatos, qui dit : 'Si vous aviez une seconde chance en tant que ministre des Finances, que feriez-vous différemment ? Yánis Varoufákis J'aimerais poser une question avant de répondre à celle-ci. Aurais-je du recul ? Saurais-je ce qui est arrivé? Parce que bien sûr, avec le recul, vous faites les choses totalement différemment. *euronews * 'Avec le recul. Disons que vous avez vu comment les choses se sont passées. Qu'auriez-vous fait différemment?' Yánis Varoufákis C'est une question très difficile. Mon premier dilemme serait de savoir si je me présente aux élections et si je me présente pour devenir ministre. Le second dilemme, si je réponds oui au premier - serait de savoir comment je gére les gens de mon ministère et du gouvernement qui ne sont pas en accord avec la stratégie que nous avions conçue. Enfin, une erreur que je reconnais - et sans doute je ne l'aurais pas fait, même sans recul - serait ma signature sur le document de demande d'extension de l'accord grec jusqu'à la fin juin. Et la raison pour laquelle je dis cela, c'est parce qu'à ce stade, j'ai la preuve évidente que la troïka n'a pas voulu honorer l'esprit de l'accord de la réunion du 20 février de l'Eurogroupe, ce qui était très important. L'économie grecque va-t-elle se redresser ? euronews Aujourd'hui, Alexis Tsipras dit que la Grèce est à un tournant, que l'économie va se développer. Yánis Varoufákis J'entends cela depuis 5 ans, 6 ans maintenant, de la bouche des nombreux Premiers ministres qui ont succombé à un programme qui a échoué. Cela n'arrivera pas, il n'y a pas de preuve de cela. Je serais le premier à me réjouir s'il y avait une preuve de cela. euronews Alors pourquoi dit-il cela ? Yánis Varoufákis Pourquoi M. Samaras a dit la même chose il y a deux ans? euronews Pour rester au pouvoir ? Syriza aujourd'hui est à la traîne dans les sondages derrière le parti de la Nouvelle Démocratie. Yánis Varoufákis C'est une combinaison d'élements. C'est un désir, nous exprimons tous des désirs, nous nous plaisons à imaginer que quelque chose va arriver parce que nous voulons que cela se produise, et il y a l'attrait du pouvoir, la tentative d'inspirer les gens par la pensée positive. Mais cela ne fonctionnera pas. Vous devez aussi changer les fondamentaux. Divisions à gauche euronews Tsipras et Syriza ont-ils abandonné leurs principes ? Yánis Varoufákis La gauche a une histoire très longue et éprouvante, faite de trahison, de boycott, de dénonciation, et même de s'envoyer les uns les autres au Goulag, vous vous en souvenez probablement. Et je suis la dernière personne qui se retrournerait contre un camarade comme Alexis et qui le dénigrerait. Nous avons des différences très fortes. Ce sont des moments difficiles mais je reste fermement sur mes positions. Et je ne dénoncerais pas ou je ne traiterais pas de tous les noms mes camarades et mes amis, même si nous sommes en désaccord et plus amis. euronews Regrettez-vous de ne plus faire partie aujourd'hui du gouvernement ? Yánis Varoufákis Non pas du tout. Parce que de toute façon, vous le voyez, tout l'intérêt d'être au gouvernement, c'est d'apporter des changements positifs, d'améliorer les choses. Si la seule condition pour rester dans un bureau ministériel c'est d'adopter des politiques qui, vous le savez, échoueront, quel est l'intéret ? Sauf si vous aimez vraiment ce travail ce qui n'est pas mon cas. ' euronews Qu'avez-vous appris sur vous-même au cours de ces mois au pouvoir ? Yánis Varoufákis Ce que j'ai appris sur moi-même ? J'ai appris que je peux être beaucoup plus calme que je ne l'avais imaginé sous un déluge de mensonges déconcertants. Cela m'a permis de confirmer que je n'apprécie pas le pouvoir. Au final, la politique est très amusante tant que l'on reste convaincu. euronews Un de mes amis m'a dit que vous étiez un grand professeur, mais un mauvais politicien, que répondez-vous à cela ? *Yánis Varoufákis Certains de mes étudiants pourraient dire le contraire. J e ne sais pas, je ne suis pas mon propre juge. Le star system est une nuisance euronews Il y a eu des discussions, car vous avez capté l'attention des médias, que vous l'appréciez ou non. Je suppose que c'est à cause de vos t-shirts moulants, parce que vous faites de la moto, vous portez des vestes en cuir. Cela vous est-il monté à la tête ? Yánis Varoufákis 'Non, pas le moins du monde. Si quelque chose était un obstacle, une distraction et une gêne, une nuisance pour moi, je tentais de faire un travail très difficile. Le moment, le jour où je me suis déplacé dans le ministère, j'ai eu une réunion au département du Trésor et on m'a dit que dans 11 ou 12 jours, l'Etat grec allait faire faillite, que nous avions à choisir soit entre payer le FMI soit payer les retraites. Lorsque vous vous trouvez dans cette situation, tout ce que vous devez faire, c'est vous mettre au travail. Alors, le star système et tout ce que vous décrivez est une nuisance importante. euronews Mais alors pourquoi apparaître dans des magazines dans votre appartement ? Yánis Varoufákis C'était une grosse erreur. Je peux vous raconter la façon dont cela s'est passé. Cela va simplement montrer à quel point je suis naïf en ce qui concerne les médias, car je n'avais jamais eu en main un exemplaire de Paris Match. Quand on m'a demandé cet interview - on m'a dit que ce serait une bonne histoire alors j'ai dit: 'Ok', je vais d'abord faire l'ITW et ensuite je regarderai l'article; s'il me convient, alors je donnerai mon feu vert. L'article était très bien. Mais je n'avais pas imaginé qu'il y aurait toutes ces photos. J'ai couru à la maison, tout avait été préparé. Je devais sortir pour rejoindre le Premier ministre 15 minutes plus tard. J'ai tout fait très vite, je n'ai pas réfléchi, c'était une grossière erreur. Il n'y a aucun doute là-dessus : c'est une des choses que je regrette. Des honoraires controversés euronews Une dernière question à propos d'un point polémique, à propos du montant facturé pour vos discours, le fait que vous facturez des honoraires astronomiques pour intervenir lors d'événements. Comment réussissez-vous à combiner cela avec vos principes de gauche ? Yánis Varoufákis Je constate avec intérêt que vous lisez les articles qui me critiquent et non pas ma réponse sur mon blog qui a été largement diffusée. Savez-vous quelle était ma réponse ? Il s'agit de faire ce que je proclame et que nous devrions tous faire: la transparence totale. Sur mon blog, j'ai listé 24 ou 25 entretiens que j'ai donnés depuis ma démission. Je montre que j'ai été payé pour trois d'entre eux. J'ai donné les chiffres, le montant pour chacun, transparence totale. Alors, pourquoi je facture mes interventions ? Préféreriez-vous que les dépenses pour mettre en place un système politique ou un mouvement politique soient issues de dons occultes provenant de sociétés ? Est-ce cela la transparence ? J'aimerais que tous les politiciens révélent leurs sources de revenus, comme je l'ai fait. Son rêve d'Europe euronews Nous avons débuté cet entretien en regardant comment l'Europe pourrait être dans 10 ans si rien ne change. S'il était possible d'avoir l'Europe que vous souhaitez voir dans 10 ans, donnez-moi un aperçu de ce que cela pourrait être. Yánis Varoufákis Que diriez-vous d'une Europe fédérale, où vous avez une Constitution que nous avons rédigé ensemble à la suite de la convocation d'une assemblée constituante - avec des représentants de cette assemblée élus au niveau pan-européen ? Ainsi les Français pourraient voter pour les Grecs ou les Allemands, ou les Finlandais pour les représenter dans cette assemblée, et vice versa. Ce serait une Europe dans laquelle nous aurions un gouvernement fédéral sur la base d'un vote par personne. La question est de savoir comment y arriver ? C'est toute la difficulté. Comment arrêter la chute libre dans laquelle nous nous trouvons ? Comment stabiliser l'économie, la politique, la géopolitique et les divisions, ou au moins arrêter le développement de nouvelles divisions - et se placer dans une posture où une prospérité partagée et un système politique partagé peuvent devenir à nouveau des rêves communs.
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L'ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, lance depuis Berlin un nouveau mouvement politique. Appelé DIEM 25, pour 'Democracy in Europe - Movement - 2025', cette formation pan-européenne se fixe pour mission de démocratiser le processus décisionnel de l'Union. L'objectif est simple, explique son fondateur : rassembler les citoyens " pour discuter en tant qu'Européens de leurs problèmes communs et des solutions communes que nous souhaitons pour ces défis communs'. Fort de son expérience des rencontres européennes alors que la Grèce négociait un nouveau plan d'aide, Yanis Varoufakis dénonce l'opacité qui entoure les décisions prises par les 28. Pour apporter plus de transparence l'ancien ministre d'Alexis Tsipras réclame, entre autre, la publication des comptes rendus des sommets européens et des réunions des ministres des Finances.
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Invité ce vendredi de BFMTV, Yanis Varoufakis, l'ancien ministre grec des Finances, a déclaré "beaucoup apprécier Emmanuel Macron". "On est d'accord sur 80% des choses dont on parle", a indiqué l'ancien ministre grec. Mais "les divergences avec l'Union européenne au sein de l'Eurozone ne seront pas réglées par les réformes libérales qu'il met en place", a-t-il néanmois estimé, précisant que "la France ne peut pas faire ce que l'Allemagne a fait il y a dix ans". "C'est trop tard", a ajouté Yanis Varoufakis.
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L'ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, invité de Jean-Jacques Bourdin lundi, a annoncé son intention de créer un mouvement européen. "Il faut qu'on agisse en tant qu'Européens, qu'on pense au-delà des gouvernements nationaux", a affirmé Yanis Varoufakis.
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Pour la 43e édition, Arnaud Montebourg a reçu dans son ancien fief électoral de Frangy en Bresse l'ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis. Les deux hommes ont pris la parole dimanche dans des discours très à charge contre la politique d'austérité de la zone euro.
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Yanis Varoufakis, l'ancien ministre grec des Finances, démissionnaire du gouvernement d'Alexis Tsipras, a été pris à partie jeudi par un entrepreneur qui l'accuse d'avoir "mis à genoux" sa petite entreprise. "Excusez-moi M. Varoufakis. Ces six derniers mois, pouvions-nous travailler comme entrepreneur ? (...) J'avais une petite agence de voyage. Vous nous avez mis à genoux", s'est emporté le chef d'entreprise. Visiblement tendu, Yanis Varoufakis a pris le temps de répondre avant battre en retraite. L'ancien ministre des Finances, qui avait voté "non" la semaine dernière à un premier volet de réformes demandées par les créanciers de la Grèce, a cette fois apporté son soutien à un second train de mesures. Un volte-face incompréhensible pour beaucoup de Grecs.
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Yanis Varoufakis a démissionné de son poste de ministre des Finances après la victoire du non au référendum grec dimanche. Florilège des posts mettant en scène l’ex-ministre charismatique sur les réseaux sociaux.
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Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a annoncé sa démission ce lundi matin au lendemain de la victoire du "non" au référendum sur les propositions des créanciers. Se décrivant lui-même comme un "marxiste irrégulier", son style a toujours dénoté face aux responsables de Bruxelles. Sa présence était semble-t-il un obstacle à la poursuite des négociations.
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ATHÈNES - 6 juillet 2015 - Première surprise d'après référendum: Yanis Varoufakis, le ministre grec des finances a annoncé lundi matin sa démission. Sur son compte twitter, une phrase laconique : " Minister no more" et un renvoi vers son blog. L'éphémère grand argentier de la Grèce souligne tout d'abord sa fierté devant le non massif lors du référendum et livre un peu plus loin une explication à sa décision: "Peu après l'annonce des résultats du référendum, j'ai été informé que certains participants de l'Eurogroupe préféreraient mon "absence" de ces réunions. Une idée que le Premier ministre a jugé potentiellement utile pour parvenir à un accord." Et par un dernier pied de nez à ses anciens partenaires de négociations, Yanis Varoufakis déclare: "Je porterai avec fierté le dégoût des créanciers." Dimanche, Yanis Varoufakis avait encore provoqué quelques soupirs en commentant les résultats du référendum en T-shirt devant les caméras. Mais c'est surtout ses volte-faces et ses déclarations tonitruantes qui ont dressé ses partenaires contre lui. Dans une interview parue samedi, il accusait de terrorisme les créanciers de son pays.
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Le ministre grec des Finances en a fait l'annonce tôt ce matin. Sur son blog et sur son compte Twitter, il explique avoir voulu se mettre volontairement en retrait car, dit-il, sa présence aux réunions de l'Eurogroupe n'est plus souhaitée par certains membres. Dès lors, Alexis Tsipras a jugé que 'mon absence serait potentiellement utile à l'obtention d'un accord', poursuit-il. Yanis Varoufakis avait pris ses fonctions après les élections anticipées de fin janvier.
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Il est le seul ministre du gouvernement Tsipras à avoir promis de démissionner en cas de victoire du oui. Yanis Varoufakis, en charge des finances grecques, a voté ' non ' avec son père de 90 ans dans la banlieue d'Athènes. L'homme qui a défendu les intérêts grecs à Bruxelles a brandi la démocratie comme rempart à la terreur imposée par l'Eurogroupe. ' Voilà cinq ans que les défaillances flagrantes de l'Eurogroupe conduisent à des ultimatums sur lesquels les Grecs n'ont pas leur mot à dire. Aujourd'hui, après cinq ans de défaillances, les Grecs ont une chance de se prononcer sur le dernier ultimatum de l'Eurogroupe, des institutions et de leurs partenaires, ' a-t-il déclaré. Adulé par les uns, honni par les autres, le ministre le plus controversé du gouvernement Tsipras a été invectivé à la sortie du bureau de vote par des citoyens en colère. Ils lui ont reproché son train de vie, alors que les Grecs doivent faire la queue pendant des heures aux distributeurs pour retirer 60 euros. ' Si vous êtes furieux contre nous, vous n'avez qu'à voter oui, ' leur a répondu Yanis Varoufakis.
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Des mois de négociations difficiles et tendues, entre la Grèce et ses créanciers, des mois durant lesquels le mot 'Grexit' a été prononcé plusieurs fois, et qui ont fait craindre un échec aux conséquences imprévisibles pour l'avenir de l'euro. Alors que le temps presse, lundi soir le gouvernement grec fait une nouvelle proposition. En s'alignant sur les demandes des créanciers, Athènes accepte un budget en excédent primaire soit le solde du budget hors charge de la dette de 1% cette année et 2% l'an prochain. L' augmentation des revenus publics devrait être réalisée via la hausse d'impôts, selon le plan du gouvernement grec. Notamment par la hausse d'une 'taxe de solidarité' pour les revenus de plus de 50 000 euros par an et l'introduction d'un nouveau plafond à 8% pour les revenus de plus de 500 000 euros par an. L'impôt sur les sociétés anonymes passe de 26% à 29% et une taxe extraordinaire de 12% sera imposée à celles dont le chiffre d'affaires dépasse 500 000 euros. La taxe sur les biens de luxe-voitures, avions, yachts, piscines- va également être augmentée. Sur l'épineux sujet du relèvement de la TVA, le gouvernement grec a accepté de n'appliquer le taux de TVA le plus bas, soit 6%, qu'aux livres et aux médicaments, face aux 11% reclamés par les créanciers. Restaurants et électricité auraient une TVA à 13%, alors que les créanciers la voudraient à 23% Sur la réforme des retraites, le gouvernement prévoit la suppression graduelle des pré-retraites entre 2016 et 2025, avec quelques exceptions, mais garde les aides aux retraites entre 57 et 239 euros par mois jusqu'en 2020. Quant aux privatisations, le gouvernement grec s'engage à les réaliser sous conditions, comme la participation du secteur public dans le capital de la société acheteuse, et l'engagement des investisseurs dans l'économie locale, la protection de l'environnement et des droits des travailleurs. Par contre, le réseau électrique Admie, et l'opérateur de téléphonie OTE sont exclus des privatisations. Autre mesure proposée par Athènes, la réduction de 200 millions d'euros du budget de la défense. euronews : 'Janis Emmanouilidis, pour la première fois après cinq mois de feuilleton grec, il semble que nous soyons proches d'un accord. Pensez-vous que ce soit un compromis équitable ? ' Janis Emmanouilidis, European Policy Centre : ' Bien évidemment, le gouvernement grec a dû céder sur pas mal de questions. Cela n'a pas grand chose à voir avec ce qu'ils avaient proposé avant les élections. Il y a beaucoup de mesures de hausses fiscales pour augmenter les revenus. C'est donc un compromis qui est probablement vu côté grec comme ne reflètant pas vraiment ce que le gouvernement grec, ce que Syriza, aurait voulu, mais qui reflète davantage ce que les partenaires ont réclamé. Mais c'est un compromis dans une situation difficile et s'il n'y avait pas eu ce compromis, l'épilogue aurait probablement été bien pire. ' euronews : ' Il n'y a pas encore d'accord formel. A quoi doit-on s'attendre d'ici la réunion de l'Eurogroupe ce mercredi ? ' Janis Emmanouilidis : ' Il y a une question qui est dans l'air en ce moment et qui nécessite une réponse. C'est une question sur laquelle le FMI insiste beaucoup. Il s'agit de la soutenabilité de la dette. Y aura-t-il une référence au niveau de la dette grecque, peut-être y reviendra-t-on plus tard, mais dans une référence qui irait plus loin que ce qui a déjà été promis à la fin de l'année 2012, qui était en gros que la soutenabilité de la dette serait analysée et vérifiée. ' euronews : ' Christine Lagarde dit qu'il y a encore beaucoup de travail à faire. Serait-il possible que le FMI ne participe pas au prochain accord ? ' Janis Emmanouilidis : ' Je ne vois pas bien comment. Si vous regardez les acteurs essentiels dans cette affaire, essentiellement l'Allemagne, il y en a d'autres, mais Berlin a toujours tenu absolument à ce que le FMI soit à bord et y tient toujours. Donc je pense qu'il y a de très grandes chances que le FMI soit toujours de la partie, mais ce n'est pas pour autant la fin de la saga grecque. Il y aura une suite et le FMI aura aussi un rôle à jouer. ' euronews : ' Le gouvernement grec a fait beaucoup de concessions pour ouvrir la voie à un accord. Est-ce que ce sera facile de convaincre les Grecs eux-mêmes? ' Janis Emmanouilidis : 'C'est la prochaine étape. D'une certaine manière, après les négociations, la balle sera dans le camp grec. Il devra y avoir un débat au sein de Syriza, au sein de la coalition avec le parti des Grecs indépendants puisqu'il faudra bien une majorité au Parlement pour faire passer cela. Ce ne sera pas facile. Il semble qu'il y ait des résistances, mais en même temps, ils ont douze sièges de plus que la majorité au Parlement. La question est de savoir s'ils sauront défendre cette majorité. Je pense qu'il y a de bonnes chances que ce soit le cas, mais ce ne sera pas simple.'
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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a rencontré ce mardi les cadres de son parti Syriza à Athènes. Il leur a demandé de le soutenir dans ses négociations avec les bailleurs de fonds. Et la partie est serrée. D'un côté, il y a les promesses électorales faites par le leader de Syriza il y a à peine quelques mois : en finir avec les politiques d'austérité. Et de l'autre, il y a les efforts encore exigés par les créanciers, efforts de rigueur pour que la Grèce puisse profiter d'une nouvelle tranche d'aide. Alexis Tsipras doit s'entretenir ce mercredi à Bruxelles avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande. Il pourrait aussi rencontrer le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker. Ce dernier avait évoqué ce lundi, en marge du sommet du du G7, le climat des discussions avec le gouvernement grec. 'Dans les négociations avec la Grèce, a-t-il dit, j'ai toujours veillé à être respectueux. Contrairement à ce que certains croient, ce n'est pas une affaire avec le gouvernement grec, c'est une affaire avec l'ensemble de la population. J'essaie de construire un pont. J'attends de la partie grecque qu'elle fasse la même chose.' Ce mardi, le chef du gouvernement grec a transmis une nouvelle proposition de réformes au commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici. Cela suffira-t-il à convaincre les créanciers de la bonne volonté d'Athènes ? Les différentes parties ont jusqu'à la fin du mois pour s'entendre, faute de quoi, la Grèce ne sera pas en mesure d'honorer ses engagements budgétaires. - avec agences
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Le ministre grec des Finances a mis hier en garde contre un 'échec' historique des dirigeants européens, faute d'accord sur les réformes du pays pour obtenir une nouvelle tranche d'aide financière, pourtant vitale. Hier à Berlin, Yanis Varoufakis s'exprimait lors d'un débat organisé par une fondation proche de la Confédération allemande des syndicats : 'Depuis cinq ans maintenant, l'Europe et trois différents gouvernements grecs ont induit en erreur les peuples grecs et allemands. Nous avons prétendu, en tant que gouvernements, que nous résolvions la crise en la prolongeant. Nous avons prétendu que les nations, la banqueroute de la nation grecque, pourrait être gérée grâce à des prêts qui ne cessent d'augmenter à condition de toujours réduire les salaires, créant une austérité qui réduit la capacité de la nation à rembourser. Les propos de Varoufakis agacent outre-Rhin. D'autant plus que l'Allemagne accueille ce moment le sommet du G7. Même le président américain, Barack Obama a appelé les deux parties, Athènes et ses créanciers, à trouver rapidement une issue pour le bien de tous. Les Grecs, qui attendent désespérément le versement de 7,2 milliards d'euros du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de l'Union européenne, en échange de réformes difficiles, ont ainsi un peu de temps en plus pour les négociations avant de n'avoir vraiment plus rien en caisse. Athènes, qui rembourse presque chaque mois des prêts au FMI, doit à celui-ci près d'1,6 milliard d'euros en juin.
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Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a été reçu ce lundi à Berlin par son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Une rencontre destinée à rapprocher les positions concernant la dette grecque. Ce week-end, les échanges ont été tendus entre Athènes et ses partenaires européens. Ce lundi, le ton était plus convivial, d'après Yanis Varoufakis. 'Avec M. Schaüble, nous avons eu une discussion longue et productive, a-t-il commenté à l'issue de la rencontre. Nous avons une approche commune de la situation. Et notre objectif est toujours de parvenir à une solution concertée qui nous permette de sortir de l'impasse dans laquelle la Grèce se trouve depuis maintenant plusieurs années.' De son côté, le ministre allemand des Finances n'a fait aucun commentaire. En revanche, la chancelière Angela Merkel s'est exprimée sur le sujet lors de la conférence de presse marquant la fin du sommet du G7 en Bavière. 'Il faut bien reconnaître qu'il n'y a plus beaucoup de temps, a-t-elle souligné. C'est bien là le problème, et c'est pourquoi chacun doit redoubler d'efforts. Ce mercredi, j'aurai l'occasion de m'entretenir avec le Premier ministre grec en marge du sommet Union européenne - Amérique latine à Bruxelles. D'ici là, tout ce que je peux dire, c'est que maintenant, chaque jour compte pour réaliser ce qui reste à faire'. De la bonne volonté affichée, qui contraste donc avec la passe d'armes de ces derniers jours. Vendredi, dans un discours au parlement à Athènes, le Premier ministre a qualifié d'absurdes et irréalistes, les propositions des créanciers internationaux. Parmi ces propositions, il y a une baisse des pensions de retraite et une hausse de la TVA. Un accord doit être trouvé entre la Grèce et ses partenaire d'ici à la fin du mois. Faute de quoi, le pays risque d'être à court d'argent et donc dans l'impossibilité de faire face à ses échéances de remboursement.
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Une réunion s'est tenue ce vendredi à Riga, en Lettonie. La zone euro somme Athènes de trouver un accord avec ses créanciers, condition nécessaire au déblocage de la dernière tranche de prêt de 7,2 milliards d'euros. Mais le gouvernement grec demande des concessions sur les réformes à mener. Et les discussions n'ont toujours pas abouti. Un accord global est nécessaire avant qu'un quelconque paiement ne soit effectué. Faute d'accord, la Grèce est privée de tout versement européen depuis août dernier. Et les caisses sont vides. Ces derniers mois, Athènes a dû emprunter auprès des institutions du pays pour payer les salaires des fonctionnaires et les retraites. Au total, la Grèce aura touché 240 milliards d'euros de la part de Bruxelles. Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe doit avoir lieu le 11 mai prochain.
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La Grèce a versé jeudi au Fond monétaire international les 459 millions d'euros que le pays lui devait, mais l'incertitude demeure sur la capacité du gouvernement grec à à payer ses dettes à partir du mois prochain, faute d'un accord avec ses créanciers. Yanis Varoufakis le ministre grec des finances, avait dû se rendre lui-même à Washington pour rassurer la directrice générale du FMI pour l'échéance de jeudi. Sans accès pratiquement au marché des capitaux et privé d'une aide internationale qui est gelée pour l'instant, Athènes risque de se retrouver à bout de ressources dans quelques semaines. La Grèce attend depuis le mois d'aout un versement de 7,2 milliards d'euros correspondant à la dernière tranche de l'aide internationale, en échange de réformes dans le pays. Ce versement est ses contreparties font l'objet d'intenses discussions actuellement entre Bruxelles et Athènes. 'Nous anticipons la conclusion des négociations affirme Dimitris Mardas, le vice-ministre grec des finances et nous pensons qu'avec la fin des négociations nous n'aurons pas à subir le type d'épreuve financière que nous subissons actuellement'. Avec les 500 millions d'euros à dégager pour payer les salaires des fonctionnaires et les pensions de retraite dans quelques jours, le Trésor grec devra le 14 avril rembourser 1 milliard d'euros de dette obligataire. Puis le 12 mai, un autre prêt du FMI arrivera à échéance à hauteur de 770 millions d'euros. C'est ce dernier rendez-vous qui est entouré de la plus grande incertitude si aucun versement extérieur ne vient renflouer les caisses grecques. Les discussions de la Grèce avec ses partenaires européens avancent à très petits pas et la réunion de l'eurogroupe à Riga le 24 avril sera encore une fois cruciale pour l'avenir de la Grèce.
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Ces images sont-elles un montage ? Ou au contraire sont-elles véritables mais présentées à dessein comme fausses ? Le désormais fameux doigt d'honneur du ministre grec des Finances à l'Allemagne fait débat depuis sa récupération par une émission satirique de la ZDF. Son présentateur a avoué qu'il s'agissait d'un montage, et Yanis Varoufakis lui-même a assuré n'avoir jamais fait ce geste : 'J'ai dit qu'il s'agissait d'une fausse vidéo, c'est un geste que je n'ai jamais fait dans ma vie, et les Allemands méritent de meilleurs médias'. Pourtant les images du colloque de Zagreb auquel Varoufakis a participé, images filmées en 2013, le montrent bien faire le geste obscène. Un geste de toutes façons retiré de son contexte et qui n'était pas un défi, encore moins une insulte, à l'Allemagne.
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Un présentateur allemand a avoué qu’il avait ajouté ce geste méprisant aux paroles du ministre grec des Finances.
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Alors que la Grèce a entamé une semaine cruciale pour sa survie financière, certains multiplient les polémiques à l'encontre du ministre grec des finances, devenu l'un des fers de lance d'une lutte pour proposer une nouvelle voie face l'austérité. Le reportage photos de Yanis Varoufakis, la semaine dernière avec son épouse dans l'hebdomadaire français Paris Match a suscité quelques remous notamment sur les réseaux sociaux. Si le ministre grec des Finances 'a vivement regretté les photos et leur cadre', ses concitoyens continuent à le soutenir même si certains l'appellent à un style moins flamboyant. 'Ce sont ses affaires. Il est beau, il a une jolie femme, je ne vois ce qu'il y a de mal à cela', estime cet homme. 'Nous devons le juger sur sa politique parce que nous attendons tous quelque chose de mieux. Et c'est cela qui importe au final, les résultats politiques', affirme cette jeune femme. 'Selon moi, c'est inacceptable que n'importe quel homme politique expose sa vie privée dans des photos de presse', explique cette femme. Autre polémique qui vient de surgir celle d'une vidéo datant de 2013 où Yanis Varoufakis qui n'était pas à l'époque ministre des Finances, fait un doigt d'honneur à l'Allemagne alors qu'il s'exprime. Varoufakis a dénoncé un 'trucage' mais selon un journaliste qui a visionné les images cela ne serait pas le cas. Dernière polémique, l'éventuelle démission de Varoufakis annoncée comme 'imminente' par le tabloïd allemand Bild ce que le ministre a vigoureusement et ironiquement démenti.
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BRUXELLES - 17 fév 2015 - Toujours pas de solution en vue dans le dossier grec. Quelques heures après s'être quittés sur un désaccord, les ministres des Finances de la zone euro reprennent mardi leurs discussions, ou plutôt leur bras de fer, malgré la mine volontairement détendue du ministre grec. " Nous savons en Europe comment délibérer afin de créer une bonne solution, une solution honorable malgré un désaccord initial " déclare Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances à son arrivée. Lundi, les négociations ont été brutalement interrompues. Les pays de la zone euro ont lancé un ultimatum à la Grèce : ils lui donnent à jusqu'à vendredi pour accepter une prolongation du plan d'aide concocté notamment par l'Union européenne et assorti de réformes douloureuses. Ultimatum immédiatement rejeté par la Grèce. La France, elle, assure qu'une solution est possible. " Nous avons une voie raisonnable qui est celle d'une extension technique, c'est à dire une solution qui offre des flexibilités tenant compte du vote grec " estime Michel Sapin, ministre français de l'Économie et des Finances. La Grèce le sait : en l'absence d'un accord rapide de financement, elle ne pourra faire face à ses échéances de remboursement dès le mois prochain.
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Après l'échec des négociations hier à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro ont donné à la Grèce 4 jours pour demander une...
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Optimisme prudent en Grèce en vue de la réunion lundi de l'Eurogroupe. Les travaux techniques ont débuté à Bruxelles pour préparer ce rendez-vous crucial pour le pays. Après une semaine difficile entre Européens et Grecs, Alexis Tsipras a réussi à renouer le dialogue : c'est, en tous cas, ce que veut croire cette habitante d'Athènes. 'C'est la première fois qu'ils nous prennent au sérieux. Je crois que nous avons enfin pu discuté selon nos conditions et non les leurs', estime Margarita Bouzouna. 'Ce que nous demandons, c'est un peu trop et le fossé s'est creusé avec le reste du monde par rapport à ce que l'on veut. Donc c'est difficile', nuance Leonidas, qui vit lui aussi à Athènes. Le gouvernement grec veut renégocier les termes du programme de financement du pays plutôt que de le prolonger. Objectif : obtenir des mesures moins draconiennes auprès de ses créanciers. Alexis Tsipras veut également se débarrasser de la 'troïka', du mot mais aussi de sa politique. 'Si c'est le souhait de nos interlocuteurs grecs de ne plus appeler la troïka, troïka, nous sommes disposés à nous y conformer mais cela ne veut pas dire que le rôle d'inspection dévolu au FMI, à la BCE et à la Commission européenne en sera modifié', a indiqué Martin Jäger, le porte-parole du ministre allemand des Finances. Dans un entretien accordé au journal allemand der Spiegel, Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, a comparé les mesures imposées par la troïka aux méthodes de torture utilisées par la CIA avec les terroristes présumés. Le ton est donné. Le gouvernement grec entend sortir la tête de l'eau face à ses interlocuteurs ce lundi.
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