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Les blagues de Google

Par Marc Paupe - 04 août 2009


Le meilleur site de blague sur le Net, c’est… Google ! Cherchez les termes "trou du cul du Web", vous tombez sur … le site de Nicolas Sarkozy ! Ce type de détournement est appelé "Google bombing" : florilège des recherches les plus délirantes.

1. Sarkozy et le trou du cul du Web…

les blagues de Google Faites le test : allez sur Google, tapez "trou du cul du Web" puis sur l’onglet "j’ai de la chance". La recherche vous renvoie vers… le site de campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy !
Google n’a pas perdu les pédales : c’est simplement le résultat d’un "Google bombing" (des internautes ont multiplié les liens hypertexte vers le site de Nicolas Sarkozy avec l’intitulé "trou du cul du Web"). Dans ce cas précis, les internautes souhaitaient protester contre la loi Hadopi sur le téléchargement illégal.

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2. Le calife Sarkozy

les blagues de Google Nicolas Sarkozy a inspiré plus d’un "Google bombing". En effet, lorsque l’on tape "Sarkozy" dans Google, le moteur de recherche vous propose, en seconde page, un lien vers le site du film "Iznogoud" de Patrick Braoudé.

Le canular remonte à la campagne présidentielle 2007 : une façon d’épingler le président pour sa ressemblance avec le personnage de BD Iznogoud et sa volonté d’être calife à la place du calife.

A noter : En saisissant "Iznogoud" dans Google, on pouvait de la même façon tomber sur la biographie officielle de Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale 2007. Mais aujourd’hui ce canular est désactivé.

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3. Barack Obama victime de Google !

les blagues de Google Le président des Etats-Unis n’est pas épargné par le "Google bombing". Ainsi, taper "Worst failure ever" (pire échec de l’histoire) dans le moteur de recherche renvoie à la page de Barack Obama sur le site de la Maison Blanche !

A noter : A l’origine, ce canular était destiné à son prédécesseur, George W. Bush. Mais après l’élection de Barack Obama, le lien n’a pas été supprimé et, comme il pointe sur le site de la Maison Blanche, la cible a changé.

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4. George W. Bush, pitoyable…

les blagues de Google Jusqu’en 2008, la recherche "Miserable failure" ("échec pitoyable") sur Google renvoyait à la biographie du président américain George W. Bush !
Sur la même page, l’ancien président Jimmy Carter apparaissait en seconde place des résultats de recherche. La troisième place était occupée par le réalisateur de documentaire Michael Moore (Bowling for Columbine) !

Au contraire, la recherche "Great President" renvoyait à une fausse biographie de George Bush.

Tous ces liens sont aujourd’hui inactifs.

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5. L’armée française en déroute…

les blagues de Google La recherche "French military victories" (victoires militaires françaises) sur Google renvoie vers une fausse page d'erreur ressemblant en tout point à celle proposée par Google en cas d'absence de réponses.
La page d'erreur explique qu’une telle chose n’existe pas et suggère de rechercher "french military defeats" (défaites militaires françaises) !

Cette blague a été initiée par les partisans de George Bush suite à la menace de veto français au Conseil de sécurité de l’ONU pour l’entrée en guerre contre l'Irak en 2003.

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6. Ségolène Royal et le vide

les blagues de Google En France, Ségolène Royal n’a pas été épargnée par la mode du Google bombing !
Durant la campagne présidentielle 2007, la requête "programme Ségolène" renvoyait à la définition du vide sur le site Wikipédia !

Le lien est aujourd’hui désactivé.

7. Les traîtres du Nouveau Centre

les blagues de Google La campagne présidentielle 2007 en France a été une formidable source de canulars sur Google.
Ainsi, la recherche "Nouveau Centre" faisait apparaître, dans la liste des pages référencées, un lien qui renvoyait à la page Wikipédia sur… Judas.

La blague faisait référence à la dissidence du parti centriste par rapport à François Bayrou. Dissidence souvent interprétée comme une traîtrise par ses détracteurs.

Le lien est aujourd’hui inactif.

© Mouvement démocrate du Puy-de-Dôme / Flickr

8. Jacques Chirac le magouilleur

les blagues de Google L’ancien président de la République Jacques Chirac a lui aussi été visé par des détournements sur Google !
En effet, la recherche sur le terme "magouilleur" a longtemps mené, sur Google, vers une page sur Jacques Chirac !

Le détournement faisait alors référence à des affaires judiciaires (telles que les emplois fictifs de la mairie de Paris, ou les frais de bouche du couple Chirac, toujours à la mairie de Paris), qui n'ont jamais débouché sur aucune condamnation.

Le lien est aujourd’hui inactif.

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© Zavosh / Flickr

9. Rachida Dati en Vizirette

les blagues de Google Autre personnalité politique française victime de Google bombing, Rachida Dati a longtemps été la "vizirette" du Net !

La recherche sur le terme "Vizirette" renvoyait en effet à la page de Rachida Dati sur le site du Premier ministre, François Fillon.

Une façon de brocarder l’ambition et le goût du luxe de l’ancienne Garde des Sceaux.

Le lien est aujourd’hui inactif.

10. Chuck Norris vous surveille

les blagues de Google Depuis quelques années déjà, Chuck Norris, acteur de la série "Walker Texas Ranger" est une star du Net malgré lui : après un site répertoriant des aphorismes lui attribuant des qualités surhumaines, il a droit désormais à son canular Google !

La recherche "trouver chuck norris" associée au bouton "j'ai de la chance" renvoie au message d'erreur suivant : "Google ne recherchera pas Chuck Norris car il sait que personne ne peut trouver Chuck Norris, c'est lui qui vous trouvera !".

Il s’agit en réalité d’une fausse page créée par Kyro, n’ayant aucun lien avec le moteur de recherche.

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11. Un Premier ministre insignifiant

les blagues de Google Si vous recherchez les termes "Mouton insignifiant" sur Google, vous aurez la surprise de tomber sur la photo du Premier ministre québécois Jean Charest !

Auparavant, la recherche renvoyait vers sa biographie officielle.

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© Sevypro / Flickr

12. Jean-Pierre Raffarin le gros balourd !

les blagues de Google Toujours dans la même veine, Jean-Pierre Raffarin s’est vu indirectement qualifié de "Gros balourd" sur Google.

Une recherche sur ces termes à longtemps renvoyé à une brève biographie de l’ancien Premier ministre français.

© Laurence.thurion / Flickr

13. Tony Blair le menteur

les blagues de Google Les Anglais se sont également mis à la mode du Google bombing.

L’adjectif "liar", qui signifie menteur, tapé dans le moteur de recherche renvoyait à l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair.
C'était le moyen choisi par les internautes pour protester contre l'engagement britannique aux côtés des Etats-Unis dans la guerre en Irak, en 2003, engagement justifié par la présence d'armes de destruction massive... qui n'ont jamais été découvertes.

Aujourd'hui, le lien n’est plus actif.

© World Economic Forum / Flickr

14. Renaud Donnedieu de Vabres le blanchisseur

les blagues de Google En tapant "Ministre blanchisseur" sur Google, vous pouviez, encore récemment, être dirigé vers une page du site Internet de RTL du 16 février 2004.

La page en question faisait état de la condamnation à 15 000 euros d’amende, pour blanchiment d’argent, de Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre de la Culture et de la Communication sous Jacques Chirac.

Le lien est aujourd’hui inactif.

© Nicolas Esposito / Flickr

15. Google bombing, une arme anti guerre

La recherche des termes "Weapons of Mass destruction" (armes de destruction massive) a longtemps renvoyé, sur Google, à une page d’erreur typique d’Internet critiquant les raisons avancées par les Etats-Unis pour entrer en guerre contre l’Irak en 2003.

La page n’est à présent plus référencée sur Google.

16. John Kerry... la gaufre !

les blagues de Google Durant la campagne présidentielle américaine de 2004, le terme "Waffles" (gaufre) recherché sur Google proposait en première page un lien vers le site de campagne du sénateur démocrate John Kerry, souvent brocardé pour son manque de charisme...

Le lien n’est plus actif.

© Cliff1066 / Flickr

17. Un député liberticide

les blagues de Google Les blagues du "Google bombing" jouent beaucoup sur l’ironie.

Ainsi, la recherche "député liberticide" renvoyait il y a peu à la page Web de Jean Dionis du Séjour, député Nouveau Centre du Lot-et-Garonne.
Le canular faisait alors référence à son implication dans la loi sur l’économie numérique.

Le lien n’est plus visible sur Google.

© David.Monniaux / Wikimédia Commons

18. Qu’est-ce que le Google Bombing ?

Tous ces exemples illustrent une pratique de plus en plus en vogue sur le Net, et popularisée sous le nom de "Google bombing" (bombardement Google en français).

Les résultats, aussi étonnants soient-ils, s’expliquent simplement. Google référence les pages des sites Internet en prenant en compte à la fois l’adresse de chaque page et l’intitulé des liens qui pointent sur cette page.

Ainsi, si de très nombreux sites utilisent le même texte (même farfelu) pour pointer sur la même cible, Google prend en compte le poids des référencements et peut ainsi créer des liens insolites en page principale !

L’augmentation du phénomène est principalement liée à l’incroyable succès des blogs.

19. Quand Google fait des poissons d’avril

les blagues de Google Google n'a besoin de personne pour faire des canulars ! En 2000, le moteur de recherche le plus utilisé au monde a annoncé le plus sérieusement du monde la création du MentalPlex.
Google présentait l’invention comme étant une technologie sensée sonder l’esprit de l’utilisateur pour déterminer ce qu’il désire rechercher, rendant le clavier inutile !

Le principe, amplement décrit, était simple : l’internaute devait fixer un tourbillon rouge et bleu tout en projetant dans son esprit l’image de ce qu’il souhaitait trouver.
L’étape suivante consistait à cliquer sur le tourbillon.

La recherche se terminait finalement par une page remplie de poissons d'avril !

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20. Canular : Google et les pigeons

les blagues de Google Autre canular Google célèbre : en 2003, le moteur de recherch décide de présenter au grand public son système secret, très avantageux et qui a fait son efficacité, pour le référencement des pages : PigeonRank !

Google explique que ce sont des pigeons qui trient les recherches des internautes afin de n’en garder que les plus pertinentes.
L'efficacité du système est due à l’intégrité des pigeons et à leur capacité à distinguer les sites les plus intéressants des autres. Le groupe américain ajoute qu’aucun animal n’a été maltraité !

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22. Plus d'infos high-tech

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