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A l'occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, les organisateurs ont prévu deux grandes reconstitutions du combat qui a opposé Napoléon Bonaparte aux alliés européens : le Duc de Wellington, le prince d'Orange et le maréchal Blücher. Nous avons pu rencontrer ceux qui incarnent ces illustres chefs d'armées. Voici comment ils perçoivent les personnages qu'ils interprètent. Napoléon: 'Cela fait 200 ans que les historiens se penchent sur cette bataille et il s'en est fallu de peu (que ce soit une victoire). Il y a certainement beaucoup de choses qui ont joué: les conditions météo, parce que les boulets ne rebondissaient pas. Il y a le problème des difficultés physiques de l'Empereur: il avait du mal à monter à cheval. Donc les gens ne l'ont pas vu, alors que cela galvanise les troupes de voir l'Empereur. Il y a le mouvement tournant de Blücher, qui arrive sur le terrain alors qu'on ne l'attend pas. Il y a ces problèmes de repli de terrain qui ne permettent pas à l'artillerie d'être aussi efficace qu'on le voudrait. C'est plein de petits facteurs, qui les uns derrière les autres vont faire cette défaite. Mais on se demande tout de même si c'est une défaite... Quand vous voyez 200 ans plus tard l'engouement et le poids de l'épopée napoléonienne, on se demande s'il n'a pas gagné.' Wellington: 'C'était un produit de son temps, un aristocrate distant, qui apparemment ne se préoccupait pas beaucoup de ses hommes. Mais en réalité il s'en souciait! Aujourd'hui, on dirait qu'il avait vu trop de souffrances et que trop de ses amis avaient été blessés. Mais il se cachait derrière un masque. Car l'homme avait un autre visage: celui de la tristesse. Il disait: 'Hormis une bataille perdue, il n'y a rien de pire qu'une bataille gagnée à un tel prix.' Magnifique citatation!' Blücher: 'Blücher a permis de faire pencher la balance. La bataille a failli basculer à plusieurs reprises et s'il n'étaient pas arrivés à temps, Napoléon aurait probablement gagné. Mais sa défaite se serait quand même produite sur un autre champ de bataille. Après 1815, Blücher voulait faire extrader Napoléon pour le juger et le pendre. Napoléon l'avait bien compris et c'est pour ça qu'il s'est livré aux anglais comme prisonnier de guerre.' Prince d'Orange: 'Le Prince d'Orange dirigeait les troupes néerlando-belges, sous les ordres du Duc de Wellington. Il était reconnu pour son audace et son leadership au front. Tout s'est bien passé jusqu'à la fin de la bataille, lorsque le prince et son cheval furent blessés. La butte du Lion derrière moi, désigne l'endroit exact où il a reçu une balle dans l'épaule. Elle a été érigée par son père, le Roi Willem Ier.'
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Deux cents ans jour pour jour après la bataille de Waterloo, les descendants des chefs d'armées ont scellé leur réconciliation au cours d'une cérémonie protocolaire. Au rythme de la fanfare militaire, 4 banderoles aux couleurs des pays belligérants ont été déployées le long de la butte du Lion. De nombreuses personnalités avaient fait le déplacement en hommage aux soldats tombés au front et dans un esprit d'unité et de paix. Car 'l'épopée napoléonienne est peut-être une première ébauche du rêve européen', a souligné le Premier ministre belge. Seules la France et l'Allemagne se sont contentées d'envoyer leurs ambassadeurs respectifs. Mais ce bicentenaire, c'est surtout une grande fête qui va se prolonger tout le week-end. Un spectacle sons et lumières est prévu ce jeudi soir. Ensuite, place aux deux reconstitutions de l'illustre bataille qui a provoqué la chute de Napoléon Bonaparte. 5.200 reconstitueurs et plus de 300 chevaux assureront ce spectacle historique devant une foule de 120.000 spectateurs.
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Waterloo fourmille et compte les heures. De jeudi à dimanche, on commémore la bataille qui mit un point final au règne de Napoléon, avec la victoire des alliés européens contre la France. C'était il y a tout juste 200 ans, alors les organisateurs ont vu les choses en grand. Un spectacle son et lumière, deux reconstitutions de la bataille et d'immenses bivouacs. 5.200 reconstitueurs et 1.000 accompagnants ont déjà pris possession des lieux. 'Nous voulons nous rapprocher le plus possible de la vérité historique', confie Eric Edelman qui incarne le Prince d'Orange. 'On veut vivre cette expérience comme à l'époque et cela veut dire qu'on a dû en apprendre beaucoup sur la façon dont les choses se faisaient.' Ce sont les représentants officiels des anciens pays belligérants et les descendants de ceux qui ont conduit la bataille qui inaugureront ces commémorations avec une grande cérémonie protocolaire. Pour Etienne Claude, qui préside l'association 'Bataille de Waterloo 1815', ce sera une démonstration d'unité européenne: 'C'est la volonté du gouvernement belge et du Palais royal en Belgique de diffuser ce message de paix qui est un peu dans le prolongement des messages qui ont été lancés pour les commémorations de la Première et la Seconde guerre mondiale, on est dans cette lignée.' Quant à la polémique sur le manque d'implication des autorités françaises, qui seront seulement représentées par leur ambassadeur, celui qui incarnera Napoléon préfère y répondre sur le mode de l'humour. 'La France n'a pas boudé du tout', lance Frank Samson. 'La France va être représentée par son empereur, donc je ne vois vraiment pas où est le problème !'
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