© Elisabeth Schneiter

Les trésors du Shanxi

Cette province est l'un des berceaux de la culture chinoise où l'on peut encore voir des monuments très anciens, d'autant plus émouvants qu'ils sont peu visités. Le Shanxi, en effet, ne figure pas sur les routes habituelles du tourisme. L'accueil y est d'autant plus spontané. Il suffit de dire "Ni hao !" (Bonjour, comment allez-vous) pour recevoir une réponse souriante, ce qui est beaucoup plus rare dans les villes très fréquentées par les étrangers comme Pékin, par exemple.

Proche du désert de Gobi, la province du Shanxi est un haut plateau traversé par le vent, à mille mètres d'altitude environ. Collines chauves à perte de vue, canyons secs et profonds, la poussière est partout. Le paysage est usé par une agriculture qui, après avoir consommé les forêts, a façonné les collines en terrasses, aujourd'hui arides. De grands efforts sont en cours pour reboiser et réhabiliter l'environnement. On voit partout, le long de la route, des plantations gigantesques de jeunes arbres maigres alignés au cordeau, qui tentent de survivre en attendant la pluie. Les villages, dont les maisons de boue séchée sont regroupées en quartiers rectangulaires, ressemblent aux Hutongs, les anciens quartiers populaires de Pékin.

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Le Shanxi, qui possède un tiers des réserves de fer et de charbon de la Chine, est une province riche. C'est aussi un gigantesque musée à ciel ouvert. Autour de Datong, deuxième grande ville de cette province, la concentration de sites est spectaculaire. Cette ville, point de départ parfait pour visiter les monuments alentour, est elle-même très intéressante et justifie qu'on y passe au moins la nuit. On peut, en revanche, éviter Taiyuan, la capitale, qui est l'une des villes les plus polluées au monde.

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