Ville de Jeanne d'Arc, Orléans est connue et célèbre pour sa cathédrale. Mais pas seulement ! Des petits artisans se sont installés depuis une dizaine d'année dans le cœur historique de cette cité. Taillandier, luthier, sommelière, etc., nous invitent à une autre découverte de la ville !

Orléans : à la rencontre des artisans.

Sur les bords de la Loire, aux confins de la Sologne, Orléans (capitale de la région Centre) est une ville méconnue. Sa situation géographique lui procure pourtant une situation de qualité et la municipalité s'efforce d'y insuffler une nouvelle dynamique. Sans pour autant oublier ses racines traditionnelles symbolisées par la présence de plusieurs artisans d'arts.

Au cœur de la ville, sur les bords de Loire.

Les bords de la Loire et ses quais sont en plein changement. Un petit port est en construction et une péniche-bar doit y être installée. Les quais seront aménagés en piste cyclable pour permettre aux familles de se balader à vélo vers les villages voisins. Pour prendre le soleil, faire un petit somme sur les bords de la rive, des sièges inclinables seront à la disposition des flâneurs : idéal pour une après-midi farniente !

Du quartier Médiéval avec l'hôtel Groslot et les maigres vestiges du château du Châtelet au quartier Renaissance, connu pour les prestigieuses demeures de la ville, en passant par le quartier Contemporain, on remonte le temps, pas après pas. Là se sont installés de nombreux artisans. Tous venus d'horizons et de professions différentes, ils donnent un nouveau souffle à la ville et attirent de nombreux connaisseurs de la région et d'ailleurs.

Bernard Solon, le taillandier des Halles.

A quelques mètres de la grande halle, nous voici devant l'atelier de Bernard Solon. Pas très loquace au début, Bernard Solon, "le dernier taillandier de France" nous fait pénétrer au cœur de son univers.

Un long couloir étroit et nous voilà dans l'atelier, une vraie caverne d'Ali Baba... A soixante-seize ans, ce petit bonhomme, solide comme un roc, continue à tailler et à travailler des objets tranchants : pinces métalliques de toutes tailles, machines plus étranges les unes que les autres, objets aux formes bizarres, pelles et pioches... et au fond, l'outil essentiel : la forge. Chaque objet a sa particularité, tous étant façonnés par sa main. Mais au moment de les vendre, Bernard Solon a toujours une petite appréhension et il lui est difficile de s'en séparer : "Quand je façonne mes objets, c'est un peu à moi".

François Ferrière, relieur-doreur au pied de la Cathédrale.

Chaque jour, un nouveau livre passe entre ses mains. Romans, livres de famille, sa curiosité n'a pas de limite. Entre deux manipulations, François Ferrière ouvre le livre, il le feuillete : "On est ailleurs dans ces moments-là". François Ferrier recoud, relie et renforce avec du cuir les livres. Il est également doreur et inscrit des lettres à la feuille d'or sur les tranches ou en tant que titre.

Publicité
Son but : "Participer à la mémoire des livres, les conserver pour mieux pouvoir les véhiculer". Cet artisan d'une cinquantaine d'année est un passionné. Il jongle entre les machines et le travail manuel.Alors que pour certains Internet est considéré comme coupable de la crise du livre, François Ferrière a su utiliser ce média à bon escient. Il a crée un site afin que ses clients éloignés puissent s'informer, faire un devis et lui envoyer leurs manuscrits. Son métier, il en parle comme une passion qui l'anime chaque jour, il aime ce retour aux sources. Il est le garant des témoignages écrits de tous âges.Plus d'infos sur le site de François Ferrière.
Publicité