Le voyage en avion s'est démocratisé avec l'apparition des compagnies low cost qui proposent des tarifs étonnement bas. La formule fait de plus en plus d'émules. C'est formidable mais, est-ce tout aussi confortable ? Quid des horaires et surtout de la sécurité à bord ? Eclaircissements.

Low Cost, la sécurité sans chichis

Depuis quinze ans, l'Europe s'est considérablement rétrécie. L'apparition des compagnies aériennes "low cost" permet de voler à prix (très) réduit d'un bout à l'autre du continent. En effet, il n'est pas rare de trouver, par exemple, un vol Paris Barcelone à moins de quarante euros ou un Nice Londres à cinquante euros. Certaines compagnies, comme Ryanair, proposent régulièrement des vols à quatre-vingt-dix-neuf centimes, bien inférieurs aux taxes d'aéroport !

Une quarantaine de compagnies de ce type se sont partagé 20 % du trafic intra européen en 2005. Une part qui devrait encore augmenter dans les années à venir. Parmi elles, deux "majors", easyJet et Ryanair, recueillent presque 60 % des passagers "low cost". Toutes deux ont fêté chacune leur cent millionième passager. Pour autant, certains doutes persistent quant à la sécurité de ces vols "au rabais". Enquête au cœur d'un phénomène au succès incontestable.

Certains font même du zèle

La sécurité d'abord. Les compagnies low cost se distinguent par la jeunesse de leur flotte : quatre ans en moyenne. Laura del Amo, chargée des relations presse pour Air Europa, compagnie régulière espagnole, assure que : "Tous les transporteurs aériens sont soumis aux mêmes règles de sécurité imposées par l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale)". Certains font même du zèle. Les avions de la compagnie anglaise easyJet subissent des contrôles à une fréquence supérieure au minimum requis. Un contrôle est effectué à chaque atterrissage par le pilote et un autre, de manière plus approfondie à la base (le "hub"), a lieu tous les quatre jours. Enfin, les appareils sont complètement "désossés" tous les six mois. D'autres, tels le hongrois WizzAir ou le néerlandais Transavia, confient le contrôle de leurs avions à des compagnies réputées "sérieuses", comme Lufthansa ou KLM.

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Côté équipage, les pilotes des compagnies low cost passent régulièrement en simulateur de vol après avoir suivi une formation propre aux avions de leur compagnie. Quant au fait qu'ils volent plus souvent, il nous a été répondu que c'était naturel du fait qu'ils ne font pas de longues distances. La pratique d'un plafond d'heure de route semble cependant de rigueur. Les hôtesses et les stewards ont eux au moins un brevet de secourisme.
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