Un voyage à la découverte de l'âme et de l'histoire russes, une croisière sur les traces de Pierre le Grand, entre Moscou qu'il détestait et Saint-Pétersbourg, la ville qu'il a créée. On en revient ébloui avec des images plein les yeux, des chants plein les oreilles et des souvenirs plein le cœur.

Enchantement russe sur la Volga

Le bateau avance sur l'eau calme, dans la lumière de fin d'après-midi. Sur les rives se succèdent des isbas multicolores et des églises lançant fièrement leurs clochers à bulbe d'or vers le ciel.

Hier, nous avons vu des myriades d'îles à perte de vue, petites, voire même minuscules, dans une immensité qui semblait sans limites. Le matin, nous avons abordé à Kiji, au cœur du lac Onega, deuxième grand lac européen. Nous avons flâné sur cette île merveilleuse et rêvé devant l'antique église de bois aux vingt-deux clochers en bulbe, dont les ancelles de tremble scintillent au soleil comme des plaques d'argent.

Sur le pont, maintenant, les chaises longues sont sorties. Il fait beau. C'est d'autant plus merveilleux qu'inattendu après le gris du matin. Mais le soleil a chassé les nuages et un soleil glorieux inonde le paysage.

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Allongés sur le pont, les passagers se reposent après la découverte de Pieter (petit nom de Saint-Pétersbourg) et de quelques splendides monastères dont celui de Kirillov. Celui-ci, protégé par ses treize tours au bord du lac Blanc, possède une collection d'icônes remarquables. Pendant ce temps, dans le bar Soleil, quelques passagers participent à la chorale et apprennent les chants russes, omniprésents dans ce voyage et qui resteront longtemps encore dans nos cœurs.
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