Si quantité de personnes considèrent le fait d’être en CDI comme une finalité, d'autres se sentent davantage cloitrées dans leur métier au point de n’avoir qu’une idée : tout quitter pour partir vivre à l’étranger. C’est là que le congé sabbatique entre en jeu…

Rester ou voyager ? Telle est la question que se posent chaque année de nombreux actifs divisés entre leurs rêves d’évasion et leur volonté d’évoluer d’un point de vue professionnel. La bonne nouvelle, c’est que pour contourner cet obstacle, il existe une solution. Son nom ? Congé sabbatique. Sa mission ? Vous permettre de quitter votre job durant plusieurs mois et de le retrouver, une fois votre escapade achevée. Le tout, sans être contraint de démissionner.

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De quoi est-il question ?

Concrètement, le congé sabbatique est une période de six à onze mois durant laquelle votre contrat de travail - si vous êtes en CDI - est suspendu. Certes, pendant ce temps, vous ne serez pas rémunéré. Pour autant, vous aurez tout le loisir d’occuper votre temps comme bon vous semble, y compris en exerçant une autre activité en tant que salarié. Il suffit simplement que l’activité en question ne soit pas en concurrence avec celle de la société pour laquelle vous travaillez. Pour financer votre projet, sachez que vous avez la possibilité de reporter, à l’avance, une partie de vos congés payés. Ils pourront, par conséquent, vous être payés au moment de votre départ en congé sabbatique. Vous avez même la possibilité de reporter vos congés plusieurs années en avance.

Pouvez-vous y prétendre ?

Si le fait de prendre un congé sabbatique est un droit pour tous les salariés, il existe cependant un certain nombre de conditions pour que vous puissiez y accéder. En premier lieu, il importe d’avoir travaillé au moins 6 ans dans votre vie et de justifier d'une ancienneté d'au moins 36 mois consécutifs ou non dans l'entreprise au sein de laquelle vous œuvrez en CDI. Pour être éligible, il convient de ne PAS avoir bénéficié ces six dernières années d’un autre congé tel que le congé individuel de formation (CIF) ou bien encore le congé de création d'entreprise.

Si vous travaillez dans une entreprise de plus de 300 salariés, sachez que ce droit ne pourra pas vous être refusé. Dans le pire des cas, votre employeur pourra éventuellement différer votre départ de 6 mois. Question d’organisation interne. Si vous travaillez dans une structure de plus petite facture, la démarche sera sensiblement plus compliquée. En effet, votre employeur est en droit de vous le refuser. Notamment s’il estime que votre congé sabbatique pourrait impacter le bon fonctionnement de l’entreprise.

Comment faire votre demande ?

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C’est bien connu : tout ce qui se dit s’écrit. Il sera donc nécessaire de rédiger soit un mail soit un courrier envoyé en recommandé et ce, au moins trois mois avant votre date de départ. De manière générale, il est recommandé de prendre une marge plus importante afin que votre employeur puisse se retourner et vous trouver, le cas échéant, un remplaçant. Au final, plus vous anticipez, mieux la nouvelle sera appréhendée et digérée par vos supérieurs. Ne reste plus, ensuite, qu’à choisir votre destination de prédilection.

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