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Depuis un mois et demi, il provoque bien des débats au sein de la majorité. L'amendement proposé par l'ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault et le député socialiste Pierre-Alain Muet sur une contribution sociale généralisée (CSG) rendue progressive pour les revenus compris entre 1 et 1,3 SMIC, n'en finit pas de troubler le gouvernement. Avec le soutien de 161 députés socialistes et d'une majorité d'écologistes et radicaux de gauche, l'exécutif, plutôt rétif au début, se retrouve aujourd'hui obligé d'écouter la revendication des parlementaires d'une amorce de progressivité de la CSG à l'image de l'impôt sur le revenu (IR). Avec, en contrepartie, la suppression de la prime d'activité, l'amendement Ayrault-Muet permet d'envisager une future fusion de la CSG et de l'IR dans un impôt unifié et progressif selon les revenus. Une façon de satisfaire la promesse de grande réforme fiscale du candidat François Hollande en 2012. Chez les députés socialistes frondeurs, on voit dans cet amendement l'occasion de mettre en minorité le gouvernement de Manuel Valls, ce qu'ils n'ont pour le moment jamais réussi à faire. Notre journaliste Jean-Baptiste Daoulas a interrogé l'un d'entre-eux, le député des Hauts-de-Seine Jean-Marc Germain, pour qui ce serait "une sorte de victoire posthume des frondeurs si cet amendement était adopté". La rapporteure générale du budget Valérie Rabault, invité ce jeudi dans Politique matin, a refusé de se prononcer sur l'issue du vote de ce jeudi tout en notant que "ce qui est intéressant c'est de poser la question de notre fiscalité". La députée socialiste ajoute néanmoins que "en matière de lisibilité c'est non, je leur dirais dans l'hémicycle". L'amendement Ayrault-Muet sera présenté ce jeudi en séance publique à l'Assemblée nationale.
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