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Les Etats-Unis renforcent leur coopération militaire avec la Géorgie. En visite ce mercredi à Tbillisi, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a signé avec le président géorgien Guiorgui Kvirikachvili un partenariat de défense. Washington veut ainsi rassurer l'ancienne république soviétique face aux menaces expansionnistes de la Russie. Cette rencontre intervenait à quelques jours du sommet de l'Alliance atlantique (OTAN) que la Géorgie souhaite intégrer. 'C'est un pays magnifique et démocratique dans une région difficile, à une période test. J'arrive ici avec ce message du président Obama : les Etats-Unis soutiennent fermement la souveraineté, la sécurité et la prospérité de la Géorgie et ses aspirations euro-atlantiques.'' Les relations entre Tbilissi et Moscou restent profondément marquées par le conflit de 2008, à l'issue duquel la Géorgie avait perdu le contrôle de ses provinces séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, reconnues en tant qu'États indépendants par Moscou. La Russie y dispose encore d'importantes bases militaires.
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Des points de vue très proches sur de nombreuses questions, voilà la conclusion de la visite de Vladimir Poutine en Chine. La quatrième depuis que son homologue Xi Jinping est arrivé au pouvoir en 2013. Russie et Chine ont des intérêts géopolitiques communs, notamment leur opposition à l'égard des Etats-Unis. Et puis les deux pays votent souvent de pair au Conseil de sécurité de l'ONU. Une trentaine d'accords ont été signés, notamment dans les domaines du commerce et de l'énergie. Frappée par des sanctions américaines et européennes, la Russie lorgne vers l'Asie. En plus des contrats juteux à venir, (selon Vladimir Poutine, 58 contrats sont en discussion pour un montant global d'environ 50 milliards de dollars, y compris un accord sur la construction d'une ligne de train à grande vitesse en Russie) la coopération entre médias russes et chinois va être augmentée pour 'renforcer ensemble leur influence' sur l'opinion publique mondiale.
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Angela Merkel a entamé sa visite en Chine ce dimanche, à l'université de Najing, où elle a reçu un doctorat honoraire. La chancelière allemande refuse toujours d'octroyer le statut d'économie de marché à Pékin, pour garder des droits de douane élevés et contrer le dumping commercial. Elle doit rencontrer le Président Xi Jinping d'ici deux jours.
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Le président russe est en Grèce pour une visite officielle de deux jours. Il a été reçu ce vendredi par le Premier ministre grec Alexis Tsipras. C'est le premier déplacement de Vladimir Poutine dans un pays de l'Union européenne depuis plus d'un an. Les relations entre Bruxelles et Moscou sont tendues en raison notamment de la crise ukrainienne. L'Europe dénonce l'implication de la Russie dans cette crise et n'a pas digéré l'annexion de la Crimée. Or, pour Vladimir Poutine, le sujet est clos. C'est ce qu'il a dit lors de la conférence de presse. 'Le rattachement de la Crimée relève d'une décision historique prise par les habitants de Crimée, eux-mêmes. Et la Russie n'a pas l'intention de remettre le sujet sur la table, avec qui que ce soit.' Vladimir Poutine, président russe Les pays européens doivent décider le mois prochain s'il prolongent ou non les sanctions contre la Russie. ''Cette visite de Vladimir Poutine intervient à un moment où Athènes est à la recherche d'investisseurs disposés à l'aider pour relancer une économie encore fragile. Dans le même temps, Moscou est en quête d'alliés susceptibles de l'aider à alléger les sanctions adoptées par les Européens en raison de l'implication russe dans le conflit ukrainien.' Stamatis Giannisis, correspondant d'euronews à Athènes
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Le président américain, en visite dans ce pays longtemps ennemi du sien, a loué le rapprochement spectaculaire entre les deux Etats mais a appelé à plus de liberté d'expression. 'Il reste des domaines relativement inquiétants en matière de liberté d'expression, a t-il déclaré hier soir, de liberté de réunion, de respect de l'environnement. Je note que plusieurs activistes devaient venir ici mais ils en ont été empêchés pour différentes raisons. je pense qu'il s'agit d'une indication du fait que même si des progrès modestes ont été observés, il y a toujours des gens pour qui il est difficile de se rassembler et de s'organiser pacifiquement autour de sujets dont ils se soucient profondément'. Le Président américain en a profité pour dîner dans un petit restaurant populaire d'Hanoï. Low plastic stool, cheap but delicious noodles, cold Hanoi beer. pic.twitter.com/KgC3VIEPQr- Anthony Bourdain (@Bourdain) 23 mai 2016 La visite de Barack Obama au Vietnam et sa rencontre avec les militants pro-démocratie ont eu énormément d'écho dans un Vietnam où 56% de la population a moins de 30 ans.
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Peu de résultats à Berlin après les pourparlers organisés entre l'Ukraine, la Russie, l'Allemagne et la France pour tenter de faire avancer le processus de paix. 'Aujourd'hui, le bilan est resté mitigé', a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier à l'issue d'une réunion d'environ trois heures. La veille il s'était impatienté face 'au rythme d'escargot' qu'avait pris le processus de paix. Les discussions 'sur le processus politique (de règlement du conflit) ont été difficiles et sans percée', a reconnu M. Steinmeier, même s'il s'est réjoui que 'Moscou et Kiev aient travaillé de façon plus étroite dans le but d'un maintien du cessez-le-feu', décidé fin avril pour la Pâques orthodoxe. Selon lui, un 'progrès' a néanmoins été enregistré 'dans le domaine de la sécurité', notamment en ce qui concerne 'l'échange d'informations le long de la ligne de contact' ou de 'nouvelles consultations entre l'OSCE et des experts militaires'. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, a rejeté sur Moscou la faute du piétinement des négociations, déplorant 'l'absence de volonté' d'avancer des Russes. 'J'ai dit à (Sergueï) Lavrov (son homologue russe, ndlr) que nous sommes capables d'écrire la législation (électorale) ukrainienne nous-mêmes et que nous n'avons besoin d'aucun conseil', a-t-il indiqué. De son côté le ministre russe a estimé que les pourparlers n'avaient pas connu de percée faute d'un dialogue direct entre Kiev et les séparatistes. 'Nous n'avons pas pu avancer concrètement sur ces problèmes car ces problèmes doivent se régler dans le cadre d'un dialogue direct entre Kiev, Donetsk et Lougansk', a-t-il dit selon l'agence Interfax. L'Ukraine craint que Moscou ne se serve des élections pour déstabiliser encore l'Est et veut des garanties que le scrutin soit libre et sans violences. 'Nous avons besoin de vraies élections, pas d'une nouvelle farce', avait dit avant de quitter Kiev Pavlo Klimkine.
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Craignant un afflux massif de migrants, l'Autriche a décidé d'imposer des contrôles très stricts à sa frontière avec l'Italie. Des mesures critiquées à Rome. Matteo Renzi a dénoncé la fermeture de la frontière. L'#Italie juge 'inacceptable' le projet de barrière au col du #Brenner https://t.co/hQIYwSc9sR- RTSinfo (@RTSinfo) 28 avril 2016 Jeudi, c'est le sécrétaire général des Nations unies qui a manifesté son inquiétude. En visite officielle à Vienne, Ban Ki-moon s'est exprimé devant les députés autrichiens : 'De telles politiques affectent négativement les obligations des Etats membres au regard du droit international et du droit européen (...). Mais je m'inquiète de voir monter la xénophobie ici et ailleurs.' L'Autriche a annoncé son intention d'établir une clôture au col du Brenner. Et fin mai des contrôles routiers et ferroviaires pourraient être instaurés. En réaction, dmanche, plusieurs centaines d'Italiens ont manifesté à la frontière autrichienne. Jeudi, les ministres de l'Intérieur italien et autrichien se sont rencontrés. La fermeture du col du Brenner semble avoir été repoussée. Ministre italien de l'intérieur : 'nous avons évité la fermeture du col du #Brenner'- François Beaudonnet (@beaudonnet) 28 avril 2016 Sous la pression de l'extrême droite arrivée au premier tour des élections présidentielles, l'Autriche cherche surtout à faire pression sur Rome pour que l'Italie réduise le nombre de migrants transitant sur son territoire. Avec AFP et Reuters
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Pour la première fois depuis l'annexion de la Crimée en 2014, l'Otan et la Russie se sont retrouvés officiellement autour d'une même table. La tenue de ce conseil au niveau des ambassadeurs marque un rapprochement des deux partenaires. Mais le signal semble avant tout symbolique, sur le fond les positions n'ont pas évolué selon le Secrétaire général de l'Alliance. " L'Otan et la Russie ont des désaccords profonds et persistants et la réunion d'aujourd'hui n'y a rien changé ", a souligné Jens Stoltenberg. Il s'agit donc davantage d'une reprise du dialogue plutôt que d'une normalisation. L'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan, Alexander Grushko, estime pour sa part qu'un retour à la normal ne sera pas possible tant que l'Alliance entretiendra le mythe d'une menace militaire de la Russie. Malgré cela les deux parties ont tout de même reconnu que l'organisation de cette rencontre était déjà une avancée en soi.
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La chef de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini, était en visite ce vendredi à Téhéran pour tenter de lever les derniers obstacles à l'application de l'accord sur le nucléaire, accompagnée de sept commissaires européens, soit la plus grande délégation de l'UE reçue en Iran depuis plus de dix ans. L'Iran, qui a accepté l'an dernier de limiter son programme nucléaire contre la levée des sanctions économiques, reste isolé du système financier et bancaire mondial, car les banques américaines ont toujours l'interdiction formelle de travailler avec l'Iran. Des banques européennes craignent de tomber sous le coup de sanctions imposées par Washington, qui accuse toujours l'Iran de soutien au terrorisme et d'atteintes aux droits de l'Homme. Téhéran cherche l'appui de l'Union européenne pour débloquer la situation : 'Nous avons informé les États-Unis, nous exercerons une pression et l'Union européenne fera de même. Les États-Unis doivent aussi permettre aux banques non-américaines de travailler avec l'Iran', a affirmé Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères. 'Nous faisons notre possible pour rassurer notre système financier sur le fait que toutes les informations sur la nouvelle situation ont été fournies. Et nous sommes manifestement face à une situation en Europe dans laquelle on ne peut forcer personne à faire quoi que ce soit', dit Federica Mogherini. 'L'Iran et l'Europe écrivent un nouveau chapitre dans les relations économiques après l'accord sur le nucléaire. Mais les sanctions unilatérales américaines qui visent les banques iraniennes, et l'interdiction d'utiliser le dollar dans les échanges internationaux affectent les intérêts communs de l'Union européenne et de l'Iran', résume notre correspondant à Téhéran, Javad Montazeri.
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Il est le premier haut dirigeant occidental à se rendre à Tripoli depuis près de deux ans. Paolo Gentiloni, le chef de la diplomatie italienne, a effectué une visite surprise ce mardi dans la capitale libyenne. Il est venu apporter son soutien au nouveau gouvernement d'union nationale, avec lequel 'l'Italie est prête à coopérer', a-t-il affirmé. Paolo Gentiloni s'est dit notamment favorable à la levée de l'embargo sur les armes pour aider Tripoli à combattre la menace djihadiste : 'Il est concevable qu'à l'avenir, à travers notre coopération, certains secteurs de cet embargo puissent être levés pour donner la possibilité aux autorités libyennes de se renforcer, notamment dans la lutte contre Daesh et le terrorisme.' Paolo Gentiloni s'est entretenu avec Fayez al-Saraj qui incarne ce nouveau gouvernement d'union, formé sous l'égide de l'ONU, dans un pays en plein chaos. Ce cabinet doit encore obtenir la confiance du Parlement basé à Tobrouk et reconnu par la communauté internationale. Avec AFP
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Soutenir l'Irak dans son combat contre le groupe Etat islamique. Tel était l'objectif du secrétaire d'Etat américain John Kerry en visite à Bagdad ce vendredi. Sa première visite dans la capitale irakienne depuis un an et demi. Il s'est entretenu notamment avec le Premier ministre Haider al-Abadi, avec son homologue Ibrahim al-Jaafari et avec le président de la région autonome kurde Nechirvan Barzani. Dans la lutte contre Daesh, John Kerry s'est voulu confiant : 'Daesh s'affaiblit progressivement et la stratégie de soutien de la coalition aux Irakiens en équipement, en formation et en frappes aériennes fonctionne. Le fait est que les combattants de Daesh n'ont pas été à l'offensive depuis plusieurs mois. Ils perdent du terrain, ils ont perdu 40 % des territoires qu'ils contrôlaient auparavant en Irak.' Sur le terrain justement, les forces d'élite anti-terroristes irakiennes ont repris le contrôle cette semaine de la ville de Hit, située dans la province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad. La ville est petite mais la prise est importante car Hit est située sur une ligne de ravitaillement de Daesh. 18 frappes aériennes de la coalition internationale ont été nécessaires pour y parvenir. #ISF inside #H t #Iraq pic.twitter.com/84ZQOW2pxU- Hassan Ridha (@sayed_ridha) April 8, 2016
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Après cinq ans de brouille diplomatique, la Turquie et Israël sont prêts à normaliser leur relations. Au terme de plusieurs rencontres à haut niveau entre les deux pays, un accord serait sur le point d'être finalisé soldant le grave contentieux opposant Ankara à Tel Aviv, affirme un communiqué. L'affaire remonte à 2010 lorsqu'une flotille de plusieurs bateaux affrétés par une ONG islamique turque avaient essayé de rompre le blocus imposé à Gaza. Les forces spéciales israéliennes étaient alors intervenues. Dix Turcs avaient été tués durant cette opération commando. Ankara avait posé trois conditions pour relancer ses relations avec Israël. Deux semblent acquises : Israël devrait indemniser les familles des victimes et le pays a déjà présenté ses excuses. La levée du blocus de Gaza exigée par Ankara semble en revanche fort peu probable.
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Les relations sont bonnes entre Mauricio Macri, le président argentin de centre droit, et Barack Obama, en visite ce mercredi à Buenos Aires. A l'occasion du 40ème anniversaire du coup d'État en Argentine, le président américain s'est engagé à plus de lumière sur le rôle joué par son pays. 'Je ferai mon possible pour partager des documents datant de cette sombre période. Nous avons déclassifié des milliers d'archives de ces années, mais pour la première fois nous allons dévoiler des dossiers de l'armée et des renseignements', a-t-il annoncé. Pour Mauricio Macri, élu en décembre dernier, les Etats Unis seront un allié de taille: 'Nous sommes heureux de travailler ensemble, d'échanger des informations, des technologies de la formation et de mener une bataille sans merci contre le crime organisé et le blanchiment d'argent", a ajouté Macri lors d'une conférence de presse à la Casa Rosada. Barack Obama a tenu à féliciter le chef d'État argentin pour ses récentes réformes libérales : comme la levée du contrôle des changes et des restrictions aux importations. 'Sous la présidence de Mauricio Macri, l'Argentine reprend son rôle traditionnel de leader dans la région', d'après le président américain.
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Barack Obama est arrivé ce mercredi à Buenos Aires, en provenance de La Havane. Il fait une escale de deux jours en Argentine, alors même que ce pays s'apprête à commémorer le 40ème anniversaire du début de la dictature. Avant l'arrivée de Barack Obama, plusieurs voix se sont élevées pour demander au président américain qu'il reconnaisse la complicité des Etats-Unis avec la junte militaire. Durant ce séjour, le locataire de la Maison-Blanche a prévu de rendre hommage aux victimes de la dictature. Cette tournée en Amérique Latine est donc riche en symboles. A Cuba, Barack Obama a marqué les esprits avec son appel à une levée de l'embargo américain et son plaidoyer pour les libertés. Juste avant son départ de l'île, Barack Obama et son hôte Raul Castro ont assisté à un match de baseball entre la sélection cubaine et une équipe de Floride. Une minute de silence a été observée en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles. La rencontre sportive a été remportée par le club américain, mais les observateurs ont tous souligné que le grand vainqueur, c'était bien le rapprochement entre les deux anciens pays ennemis.
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Une conférence de presse conjointe historique s'est tenue entre Barack Obama et Raul Castro à La Havane, à l'issue d'un entretien d'environ deux heures entre les deux chefs d'Etat. Le président américain a salué un 'jour nouveau' dans les relations entre les deux pays, tout en reconnaissant la persistance de profondes divergences. 'Président Castro, vous avez dit à Panama que l'on pouvait être en désaccord aujourd'hui, mais être d'accord demain. Et cela a certainement été le cas ces quinze derniers mois et les jours qui ont précédé cette visite. Et aujourd'hui, je peux attester que nous continuons à avancer sur de nombreux fronts quand il s'agit de normaliser les relations', a déclaré le président américain. Le leader cubain a réclamé avec force la levée de l'embargo américain. Feignant d'abord de pas entendre la question, Raul Castro finit tout simplement fini par nier l'existence de prisonniers politiques. 'Donnez-moi tout de suite la liste des prisonniers politiques pour les libérer ! Mentionnez-les ! Quels prisonniers politiques ! Donnez-moi le ou les noms ! Quand la réunion s'achève, donnez-moi une liste des prisonniers. S'il y a des prisonniers politiques, ils seront libres avant la tombée de la nuit', a fanfaronné Raul Castro. Un coup de bluff de la part du dirigeant cubain, le régime castriste considérant ses prisonniers politiques comme des détenus de droit commun. Le département d'Etat américain a réagi en affirmant qu'il est évident que des personnes sont détenues à Cuba pour des raisons politiques, mais précise qu'il n'est pas certain d'en avoir une liste exhaustive. Le président Barack Obama doit s'entretenir demain avec des dissidents. La rencontre s'est achevée par une drôle de poignée de main entre les deux chefs d'Etat.
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Un président américain se posera sur le sol cubain cet après-midi. Une visite historique et une première depuis presque un siècle, et qui marque de manière symbolique et forte le rapprochement entre les deux voisins ennemis, un rapprochement voulu par Washington après des dizaines d'années de brouille diplomatique et d'embargo économique sur l'île de Cuba. Réaction d'une Cubaine : 'La chose la plus importante au monde après ces 90 années, c'est que ce président noir vienne ici à Cuba pour unir notre relation et mettre fin à toutes les choses insensées, mettre fin à l'embargo, mettre fin à l'humiliation de la base navale de Guantanamo. le monde a besoin de paix'. 'J'espère qu'il est vrai, déclare cet habitant de la Havane, que l'intention du président et du gouvernement américain est une amitié sincère, sans condition, sans intérêts, mais plutôt une relation de respect'. La chaîne hôtelière américaine Starwood a annoncé samedi soir avoir obtenu le feu vert du Département du Trésor pour ouvrir deux hôtels à La Havane, devenant la première multinationale américaine à s'installer à Cuba depuis la révolution castriste de 1959. Obama a prévenu qu'il évoquerait directement devant Raul Castro la situation problématique des droits de l'Homme à Cuba.
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A Genève où se tiennent les pourparlers de paix sur la Syrie, notre envoyé spéciale Faiza Garah a pu rencontrer le négociateur en chef du régime de Damas et ambassadeur syrien auprès de l'ONU, Bachar al-Jaafari, l'occasion d'avoir son point de vue sur l'opposition ou les oppositions, le terrorisme, la pensée Takfirie, les mercenaires étrangers, notamment thétchènes, et sur les décisions de l'Union européenne vis-à-vis de la Syrie. 'Dans ces négociations, l'opposition réclame une période transitoire et le départ du président Bachar al Assad. Est-ce que cette demande fera échouer les négociations ?' Bachar Al-Jaafari, négociateur en chef de Damas : 'Vous parlez d'une seule opposition, ceci sous-entendrait qu'elle représente toutes les oppositions. Si ces oppositions parviennent à un dénominateur commun, on pourra considérer que cette demande est acceptable. Mais toutes les oppositions n'adhérent pas à cette demande. Poser des conditions au préalable, c'est imposer l'impossible à l'art du dialogue et faire en sorte de mener ces négociations à l'échec. Et puis, ceux qui réclament ce départ sont en train de suivre un agenda occidental, parce que l'exigence du départ de Monsieur le Président Bachar al Assad vient de l'extérieur.' 'Vous dîtes que les demandes de l'opposition viennent de l'extérieur, pouvez-vous préciser ?' Bachar Al-Jaafari : 'Cette patrie appartient à tous les Syriens, ni moi, ni personne d'autre n'a le droit d'offrir une partie de cette patrie à un autre pays. Il y en a certains dans l'opposition qui essayent de faire le jeu des Turcs en voulant créer une zone d'exclusion, une zone tampon dans le nord de la Syrie. Ceux qui la réclament, font le jeu des Turcs. Et les Frères Musulmans font la même chose en faisant le jeu du Qatar. Nous l'avons dit et redit plusieurs fois et ce, depuis le début de la crise. Il y a une ingérence extérieure dans les affaires syriennes. Les événements récents ont confirmé notre discours que tout le monde niait et refusait jusqu'ici. Aujourd'hui, il y a des rapports émanant du Conseil de Sécurité et adoptés à l'unanimité par le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la France et les divers pays alliés qui gravitent autour d'eux. Il existe d'autres rapports au Conseil de Sécurité qui confirment l'existence de trafics d'armes à travers les frontières jordaniennes et turques. Il y a aussi de la contrebande d'armes en provenance de la Lybie qui transitent par le Liban jusqu'en Syrie. Aujourd'hui, on a des preuves sur tous ces problèmes en Syrie et qui confirment sans aucun doute qu'il existe une forme de terrorisme provenant de l'extérieur et financé par l'extérieur, dont on facilite l'entrée en Syrie. Est-ce que on peut considérer les milliers de Tchétchènes qui combattent dans les rangs de Daesh et d'al-Nosra comme une opposition nationale modérée ? Ce sont des étrangers ! Des mercenaires étrangers ! Achetés par les sales dollars des pays du Golfe pour détruire la Syrie ! Il y a 80 000 mercenaires étrangers qui combattent dans les rangs de Daesh et d'Al-Nosra !' 'Qui encourage l'infiltration des terroristes en Syrie ?' Bachar Al-Jaafari : 'La pensée Takfirie est liée directement à la pensée wahhabite des Saoudiens. Uniquement. C'est pour cela que nous disons que les pays du Golfe sont impliqués dans l'effusion de sang syrien. Parce que ce sont eux qui ont fourni les bases de ce courant qui traite les autres musulmans de mécréants. Ce qui les autorise par conséquent à décapiter les autres. La pensée de Daech, c'est aussi la pensée wahhabite, car couper les mains, les bras et les têtes au sabre, c'est une tradition wahhabite d'Arabie saoudite. Ces groupes comme Deach (ndrl : Daech et Takfir wal Hijra) sont sur la liste des organisations terroristes, et il y a des Etats qui les financent. Aujourd'hui, ce n'est plus un secret pour personne que la Turquie finance Daech et facilite le passage de ces membres en Syrie. Et ce n'est plus un secret pour personne non plus que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra. Ils financent les entraînement et l'armement. Ça, ce n'est pas nous qui le disons, mais ça a été confirmé par le rapport du Conseil de Sécurité (de l'ONU).' 'Comment vous voyez l'avenir de la crise syrienne ? Bachar Al-Jaafari : 'Nous sommes fiers de notre indépendance à prendre des décisions en tant que nation, et nous refusons toute ingérence. Notre seul ennemi, c'est Israël, et ce n'est pas parce que c'est Israël, mais parce qu'il occupe des territoires arabes, y compris un territoire de notre chère patrie : le Golan.' 'De quelle manière la trêve a-t-elle contribué à l'acheminement de l'aide humanitaire ?' Bachar Al-Jaafari : 'Le gouvernement syrien donne 75 % de l'aide humanitaire au peuple syrien. Toutes ces conférences dont on entend parler un peu partout à Londres, à Rome et à Paris sont en vérité des façades. Derrière, il y a une volonté de financer autre chose, non pas pour aider le peuple syrien à l'intérieur, mais pour maintenir les réfugiés à l'extérieur.' 'Comment l'Europe devrait traiter la crise syrienne selon vous ?' Bachar Al-Jaafari : 'Premièrement, il faut qu'elle arrête de s'immiscer dans les affaires internes syriennes. Deuxièmement, il faut lever les sanctions imposées au peuple syrien. Troisièmement, il faut rouvrir les ambassades européennes à Damas pour que les Européens soient témoins de ce qui se passe et non pas qu'ils prennent leurs informations des sources de l'opposition. Il y a beaucoup d'erreurs stratégiques que l'Europe a commises. Mais certains Européens ont refusé de jouer le jeu. L'ambassadrice tchèque est toujours à Damas, l'ambassade bulgare est toujours à Damas, l'ambassade de la Suède est toujours à Damas. On ne va pas mettre tous les Européens dans le même panier. Parmi eux, les sages ont laissé leurs ambassades ouvertes.'
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La communauté cubaine de Miami suivra de près le déplacement historique de Barack Obama dimanche à Cuba, la première visite d'un président américain sur l'île en presque un siècle. Ici, on se félicite du rapprochement entamé entre les deux pays, mais beaucoup attendent davantage de concessions de La Havane, notamment en matière de droits de l'Homme. 'Le rétablissement des relations est une bonne chose pour Cuba et les Etats-Unis', dit cette femme 'Je suis content de cette ouverture vers Cuba, mais je déteste le fait que tout soit en faveur de La Havane', explique cet homme. 'Le rapprochement entre Obama et Cuba sera une bonne chose, si Raúl Castro donne au peuple cubain ce dont il a besoin', ajoute cet homme. Outre la réouverture de son ambassade à La Havane, Washington a pris des mesures significatives comme la facilitation des voyages et l'allègement des restrictions commerciales. Mais la population cubaine souffre toujours de nombreuses pénuries, en raison notamment de l'embargo américain, que le Congrès refuse de lever. Rachel DeLevie-Orey, analyste pour le think tank Atlantic Council, attend de Washington un geste fort pour soutenir l'économie de l'île : 'Ce que le président américain peut faire, c'est permettre à Cuba d'accéder aux institutions financières internationales. Renforcer l'économie cubaine permettrait un véritable changement.' A moins d'un an de la fin de son mandat, Barack Obama veut définitivement ouvrir un nouveau chapitre avec Cuba, et rendre ce processus de normalisation irréversible. De notre correspondant à Washington, Stefan Grobe : 'Les changements spectaculaire de la politique américaine vis-à-vis de Cuba sont intervenus essentiellement à travers des décisions de l'exécutif. Si Barack Obama a un large soutien parmi les Américains, les Cubains et dans le reste de l'Amérique latine, il fait face à l'opposition des républicains au Congrès. Mais cela pourrait changer après l'élection présidentielle de novembre.'
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Les négociations entre le régime syrien et l'opposition ont repris à Genève, avec pour objectif de mettre en place d'ici 6 mois une transition politique, mais le sort du président Bachar al-Assad reste l'obstacle majeur. Pour les russes, il est essentiel d'inclure les forces d'opposition dans ces discussions. Le chef de la diplomatie russe a salué une trêve 'efficace' dans le pays. 'Nous surveillons comment sont choisis les participants à ce dialogue, et du côté du gouvernement, et du côté de l'opposition. Il est clair qu'il doit inclure tout l'éventail des forces d'opposition syriennes', a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui. Le chef de la diplomatie russe a par ailleurs salué une trêve 'efficace' en Syrie. Lors d'une interview diffusée tard dimanche soir par la télévision Ren TV, Sergueï Lavrov a aussi affirmé que la Russie était prête à partager le travail avec les américains, pour se répartir des zones de combat contre le groupe Etat islamique, afin de reprendre, plus rapidement certaines grandes villes. 'Ce n'est un secret pour personne qu'à une certain moment, les Américains nous ont proposé une sorte de partage du travail. Les force aériennes russes devaient se concentrer sur la libération de Palmyre et la coalition américaine, avec le soutien russe, mettrait l'accent sur la libération de Raqa', a-t-il déclaré. Ces nouvelles discussions devraient s'achever dans 10 jours, après la tentative de février. Le contexte des nouvelles discussions de Genève est toutefois radicalement différent en raison d'une cessation des hostilités sur le terrain entre les rebelles et le régime, instaurée depuis le 27 février. Initiée par les Etats-Unis et la Russie, la trêve tient malgré quelques violations, et l'ONU avec ses partenaires ont pu apporter de l'aide à près de 250.000 personnes vivant dans des zones assiégées. Moscou déplore toutefois que les Kurdes syriens soient exclus des négociations, sous la pression de la Turquie. L'objectif principal des négociations est une transition politique qui devrait aboutir à de nouvelles élections.
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Le président russe Vladimir Poutine a reçu ce jeudi son homologue serbe Tomislav Nicolic. La rencontre avait lieu au Kremlin. La Serbie est un des plus fidèle allié de la Russie dans les Balkans. >> La Russie et les Balkans : vers un nouvel axe Belgrade-Moscou-Podgorica ? Orthodoxie La veille, le dirigeant serbe a reçu un prix honorifique des mains du patriarche de Moscou Cyrille, un prix pour récompenser son action en faveur de l'unité des chrétiens orthodoxes.
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La visite entrera dans l'histoire: le président des Etats-Unis Barack Obama se rendra prochainement à Cuba, illustration spectaculaire du rapprochement entre les deux anciens pays ennemis après un demi-siècle de tensions. L'exécutif américain doit annoncer dans la journée (ce jeudi 18 février) un déplacement 'dans les semaines à venir' de M. Obama en Amérique latine, et notamment à Cuba, a indiqué mercredi soir à l'AFP un responsable américain sous couvert d'anonymat. La dernière visite d'un président américain en exercice sur l'île située au large de la Floride remonte à 1928, avec celle de Calvin Coolidge. En se rendant à La Havane, M. Obama, qui quittera le pouvoir dans moins d'un an, deviendra donc le premier à fouler le sol cubain depuis la révolution castriste de 1959. Après l'annonce du rapprochement entre Washington et La Havane en décembre 2014, les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet 2015. Le secrétaire d'Etat John Kerry s'est rendu à La Havane en août pour la réouverture de l'ambassade américaine. Le 44e président des Etats-Unis a, à plusieurs reprises, exprimé sa volonté de se rendre à Cuba tout en soulignant que cela ne l'intéressait pas de 'simplement valider le statu quo'. 'Ce que j'ai dit au gouvernement cubain est Si nous voyons clairement des progrès sur les libertés des Cubains ordinaires, je serais ravi de me rendre sur place pour mettre ces progrès en lumière', avait-il déclaré en décembre. 'Si je me rends sur place, il est clair que je dois être en mesure de parler à tout le monde', avait-il ajouté. Le Congrès du Parti communiste cubain est prévu le 16 avril. L'annonce de cette visite a suscité de vives réactions dans le camp républicain à l'approche de l'élection présidentielle de novembre. Candidat à la Maison Blanche, Marco Rubio, né à Miami de parents cubains, a souligné qu'il ne se rendrait sur place que si l'île était 'libre'. 'Il n'y a pas d'élections à Cuba. Il n'y pas de choix à Cuba. (...) Aujourd'hui, un an et deux mois après l'ouverture, le gouvernement cubain reste aussi oppressif que jamais', a-t-il déclaré sur CNN, qualifiant le régime de La Havane de 'dictature communiste anti-américaine'. Le sénateur du Texas, Ted Cruz, également en lice dans la primaire républicaine, a aussi critiqué l'initiative, déplorant que le président 'permette que des milliards de dollars aillent à des tyrans qui détestent l'Amérique'. Depuis 50 ans, des centaines de milliers de Cubains ont émigré aux Etats-Unis. A plusieurs reprises depuis, le 44e président des Etats-Unis a appelé à poursuivre la normalisation engagée, demandant au Congrès de lever l'embargo imposé à Cuba par John F. Kennedy en 1962 et sévèrement renforcé par la loi Helms-Burton de 1996. 'Cinquante ans passés à isoler Cuba n'ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine', a-t-il lancé à ses adversaires républicains il y a quelques semaines lors de son discours sur l'Etat de l'Union. 'Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent ? Admettez que la Guerre froide est finie. Levez l'embargo', a-t-il ajouté. Les liaisons aériennes commerciales régulières entre les Etats-Unis et Cuba, interrompues depuis plus de 50 ans, vont reprendre prochainement, ont annoncé cette semaine les deux pays. La loi américaine continue cependant d'interdire de voyager à Cuba pour des activités touristiques.
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Cette semaine, les télévisions européennes ont beaucoup parlé de la Syrie, d'Alep, et des trafiquants de réfugiés, en passant par ces photos de mariage prises à Homs qui ont fait le buzz sur le net. La sélection d'euronews dans Perspectives : Rai 1 Les grandes puissances souhaitent toutes une cessation des hostilités en Syrie dans un délai d'une semaine. Une annonce qui intervient au moment où l'armée syrienne, appuyée par les frappes russes, avance sur Alep. Des dizaines de milliers de civils risquent d'être encerclés dans les quartiers tenus par les rebelles. Depuis 2011, 260 000 personnes ont été tuées. Le reportage ému de la télévision publique italienne Rai 1. TVE Craignant une autre crise humanitaire, l'ONU demandent à la Turquie d'ouvrir sa frontière avec la Syrie, où des dizaines de milliers campent. La Turquie a déjà accueilli 2,6 millions de Syriens et Erdogan a prévenu qu'il pourrait ouvrir les portes de l'Europe aux réfugiés si son pays ne reçoit pas assez d'aide. Le reportage de la télévision publique espagnole. France 3 L'OTAN a annoncé une nouvelle mission de surveillance en mer Egée pour aider la Turquie et la Grèce à démanteler les réseaux de passeurs. Des milliers de réfugiés se sont noyés en tentant le voyage l'an dernier. Parmi eux, beaucoup d'enfants, comme le petit Aylan. La télévision publique française France 3 a assisté au procès de deux trafiquants tenus pour responsable de sa mort en Turquie. Ils encourent 35 ans de prison. RTS La vie avant la guerre n'est plus qu'un amer souvenir aujourd'hui en Syrie. Ce conflit qui dure depuis 5 ans a tué des générations de Syriens et ce qui les entouraient. Quelquefois, une photo peut révéler mieux que tout autre chose l'ampleur des destructions, mais une photo n'est jamais neutre. Le reportage de la radio-télévision suisse romande.
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La tâche s'annonce compliquée pour John Kerry et les grandes puissances à Munich. La capitale de Bavière accueille ce jeudi les 17 pays du Groupe international de soutien à la Syrie pour essayer de forger une solution au conflit. Ce sommet intervient deux semaines avant la reprise des pourparlers de paix entre le régime et l'opposition syrienne et risque de tourner une nouvelle fois à l'affrontement verbal entre la Russie et les Etats-Unis. Washington, mais aussi Paris ou Londres, demandent à Moscou de cesser ses 'bombardements aveugles' en Syrie. 'Nous jugeons inacceptables les déclarations des représentants américains affirmant que la Russie utilise des bombes sans guidage, qui tueraient des civils. Ce ne sont que spéculations, rien ne vient appuyer ces déclarations', a répondu Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe. #Syrie Les civils fuient Alep par dizaines de milliers alors que le régime est à l'offensive autour d'Alep #AFP pic.twitter.com/ixk1wInGNu- Agence France-Presse (@afpfr) 5 Février 2016 Sur le terrain, le régime et son allié russe continuent de pilonner Alep et les villes tenues par les rebelles. La Russie dit néanmoins venir à Munich avec des idées pour instaurer un cessez-le-feu, elle aurait proposé de le mettre en place à partir 1er mars, selon certaines sources.
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Les embargos commerciaux tombent les uns après les autres. La visite officielle de Raúl Castro en France témoigne d'une nouvelle réalité entre Cuba et l'Europe, entre Cuba et le monde. Les images symboliques ne manquent pas. En août 2015, le drapeau des Etats-Unis flottait de nouveau sur le Malecón de La Havane. Huit mois plus tôt, Barack Obama et Raúl Castro annonçaient la normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba. La Révolution castriste est en train de franchir un nouveau cap. Il y aura des vols quotidiens pour Miami. Une nouvelle classe moyenne commence à émerger. On peut obtenir des permis pour travailler à son compte, acheter ou vendre des voitures, des habitations, même si la vaste majorité des Cubains n'en a pas les moyens. Reste que le système politique dépend toujours d'une élite issue des forces armées et que le Parti communiste reste la seule formation légale. Pour l'instant, la nouvelle réalité économique ne s'est pas traduite par une amélioration substantielle des droits de l'Homme et des libertés individuelles. Pour en savoir plus sur cette étape cruciale que traverse Cuba, nous avons rencontré le ministre des Affaires étrangères cubain Bruno Rodríguez Parrilla. Luis Carballo, euronews : Le président Raúl Castro a choisi Paris pour sa première visite officielle dans l'Union européenne. Pourquoi ? Est-ce que la France bénéficiera d'un traitement privilégié pour sa disponibilité à restructurer la dette cubaine ? Bruno Rodríguez Parrilla : Depuis la Révolution française, la France a une influence spéciale sur Cuba. Il existe une relation solide, confirmée par les dernières décennies, avec un développement très positif des liens bilatéraux. Et nous reconnaissons le leadership de la France en Europe. Je pense que cette visite marque une étape spéciale dans le développement de nos liens bilatéraux. C'est une visite, sans aucun doute, historique. Les circonstances ont fait que le président Hollande a visité La Havane il y a quelques mois, ce qui était un pas décisif. Et à présent, le président Raúl Castro a fait de même à Paris. Luis Carballo : Le ton de cette visite est nettement économique, mais le thème des droits de l'Homme a-t-il été placé sur la table lors des rencontres avec les autorités françaises ? Bruno Rodríguez Parrilla : *La visite revêt plusieurs facettes, et n'est pas exclusivement économique. Nous avons échangé sur de nombreux thèmes de nature politique. La France et Cuba partagent de nombreuses vues communes dans l'agenda international. Nos liens sont divers et donc nos échanges le sont également. La thématique des droits de l'Homme n'a pas été centrale, mais nous avons échangé des opinions sur des points d'accords et en même temps des préoccupations qui sont réciproques.* Luis Carballo : Les pays européens les moins réceptifs aux changements actuels ou pour le dire autrement, plus exigeants avec la situation des libertés individuelles sur l'île, vont-ils perdre des opportunités commerciales avec le nouveau Cuba ? Bruno Rodríguez Parrilla : *L'Union européenne et Cuba ont depuis des années un dialogue politique de haut niveau, qui inclut des thèmes divers. Et plus récemment, nous avons entamé un dialogue bilatéral sur les droits de l'homme basé sur un processus lancé en 2010 durant la présidence française de l'Union européenne. Les entreprises françaises ont depuis des années une présence très importante à Cuba. De la même manière, il faudra reconnaître que d'autres membres de l'Union européenne sont des partenaires traditionnels en matière de relations commerciales et d'investissement, ou ce sont des émissaires du tourisme importants pour Cuba. Il ne faudrait pas mélanger les sujets politiques et les relations mutuellement bénéfiques.* Luis Carballo : En décembre 2014, Barack Obama et Raúl Castro ont annoncé le début de la normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Depuis, il y a eu beaucoup de gestes symboliques, mais peut-être pas d'avancées concrètes, tangibles. Y a t-il eu un excès d'optimisme ? Bruno Rodríguez Parrilla : *Je ne crois pas. L'annonce du 17 décembre a été surprenante et importante. Il semblait insolite pour la planète d'entendre le président des Etats-Unis d'Amérique reconnaître que la politique de ces 50 dernières années avait échoué, une politique qui avait provoqué des dommages humanitaires à notre peuple. En réalité, ce fut le début des discussions qui ont conduit au rétablissement des relations diplomatiques et à la réouverture des ambassades l'été dernier. Je sens qu'il y a eu des progrès en matière de dialogue et de coopération sur nombre de sujets d'intérêt bilatéral commun. Et des mesures positives ont été adoptées, mais de manière très limitée en relation avec la modification de l'application du blocus. Et c'est là que nous ne constatons pas d'avancées tangibles.* Luis Carballo : Est-ce que Washington vous a donné une date pour la fin des sanctions ? Est-ce que cela sera annoncé avant le départ d'Obama de la Maison Blanche ? Bruno Rodríguez Parrilla : C'est difficile à dire. Le blocus est le grand enjeu. La manière dont l'application du blocus sera modifié en vue de sa suppression va déterminer le sens et l'étendue du processus qui est en cours entre les Etats-Unis et Cuba. Il n'y aura pas de normalisation, évidemment, sans la levée totale de l'embargo, ce qui va requérir une décision au niveau du Congrès. Cependant, le président des Etats-Unis conserve des pouvoirs exécutifs majeurs, s'il décidait de les utiliser avec détermination, cela pourrait modifier très nettement l'application du blocus. Luis Carballo : C'est une année électorale aux Etats-Unis. Le changement à venir à Washington peut-il affecter le dégel ? Quel candidat convient le mieux à Cuba ? Bruno Rodríguez Parrilla: Dans une démocratie qui fonctionne, quel que soit le candidat élu, il devra suivre les exigences des électeurs, les désirs de ceux qui votent, la volonté des personnes qui paient des impôts. Personne ne discute aujourd'hui le fait qu'il y a une majorité très large de la société américaine, dans tous les secteurs, qui est favorable à la fin d'une politique ancrée dans la guerre froide, politique qui n'a donné aucun résultat, si ce n'est qu'elle a causé des dommages humanitaires considérables à toutes les familles cubaines. Cependant, il faudra reconnaître les différences entre les candidats. Qui que ce soit, il devra gérer des relations nouvelles et inédites entre Cuba et les Etats-Unis. Luis Carballo : Avez-vous peur que la fin de l'embargo soit propice à une 'nord-américanisation' de la culture cubaine, qui mettrait en danger la transition tranquille voulue par La Havane ? Bruno Rodríguez Parrilla : Ce ne sera pas possible. Cuba a été une colonie de l'Espagne, et ensuite, a émergé une nation avec une forte identité. La culture cubaine a une force et une originalité considérables. Un Cubain est un Cubain. Une relation normale avec les Etats-Unis serait totalement naturelle. Il y a des liens culturels. Il y a eu une relation traditionnelle entre les peuples des Etats-Unis et de Cuba, malgré les relations conflictuelles entre les deux gouvernements. Clairement, notre culture protégera notre identité. Car cela n'aurait aucun sens, après une lutte de 50 ans, que Cuba se retrouve avec une économie contrôlée par les multinationales nord-américaines ou autres. Luis Carballo : L'autre grand front diplomatique pour Cuba, c'est l'Union européenne. Les négociations sur un accord de coopération se sont ouvertes en 2014. Vous êtes le seul pays d'Amérique Latine et des Caraïbes avec lequel l'Union européenne n'a pas d'accord bilatéral. Où en sont les négociations ? Bruno Rodríguez Parrilla : Elles avancent bien, au rythme habituel pour ce genre de négociations. Je sens qu'il y eu des progrès, je note plus de compréhension dans l'Union européenne sur la forme que pourront prendre les relations avec Cuba. J'entends régulièrement certains représentants de l'Union européenne dire que les négociations pourraient se terminer à court terme. L'Union européenne, assurément, devrait prendre ses propres décisions concernant de vieilles politiques qui n'ont plus d'impact aujourd'hui, mais qui sont irritantes d'un point de vue légal. Je pense que nous pourrions avancer rapidement si nous trouvons des compromis sur certains thèmes. Luis Carvallo : Pensez-vous que cette entente avec l'UE aboutira avant la fin de l'embargo ? Est-ce que cet accord suppose la fin de ce que l'on appelle la 'position commune' ? Je crois que c'est à cela que vous faites allusion quand vous parlez de postures irritantes. Expliquons ce qu'est la 'position commune' : c'est une politique adoptée par l'Union européenne en 1996 qui conditionne le dialogue avec La Havane aux avancées en matière de droits de l'Homme et de libertés. Bruno Rodríguez Parrilla : *C'est difficile de savoir quand terminera le blocus des Etats-Unis contre Cuba. L'Assemblée générale des Nations unies, l'Union africaine, les accords entre la communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes et l'Union européenne appellent à l'abrogation immédiate et sans condition du blocus. Les développements dans la société nord-américaine détermineront le rythme de ce processus. Il est donc difficile de faire des comparaisons. En effet, presque personne ne se rappelle aujourd'hui de ce qu'on appelle la 'position commune'. Les conditions posées dans cette politique appartiennent au passé. Car de 1996 à aujourd'hui, Cuba a signé des accords ou fait des déclarations avec pratiquement tous les gouvernements de l'Union européenne. Des actes qui vont dans le sens opposé auquel prétend ce vieux document qui, on le sait, a été produit à la hâte, sous pression, et avec de claires motivations politiques.* Luis Carballo : Le processus de réforme s'est acceléré depuis 2011. Mais seulement 21% des 313 mesures originales prévues par le gouvernement cubain ont été mises en place. A quels freins se heurte le processus ? Par exemple : en 2015, on a enregistré moins de travailleurs du secteur privé qu'en 2014. Bruno Rodríguez Parrilla : Je ne suis pas sûr. Quelle est votre source d'information ? Luis Carballo : Un document du Parti communiste cubain. Bruno Rodríguez Parrilla: *Oui, mais ce document ne dit pas que 21% des politiques ont été mises en place. Il dit qu'elles ont été exécutées de manière à ce qu'on puisse atteindre les objectifs qui ont été proposés, ce sont des décisions de nature économique et sociale. Il me semble que c'est un processus qui marche bien. Je ne suis pas sûr que votre donnée sur la diminution du nombre de travailleurs non étatiques soit exacte. En réalité, il y a eu une augmentation significative de travailleurs qui ont de petites affaires ou qui exercent dans d'autres domaines, en dehors de l'économie d'Etat.* Luis Carballo : Précisément, de quel modèle s'inspire Cuba pour combiner, des 'mesures capitalistes' à une économie planifiée au sein d'un système politiquement fermé ? De la Chine ? Ou bien La Havane a-t-elle sa propre voie, sa propre formule ? Bruno Rodríguez Parrilla : Il y a différentes expériences dans le monde, différentes références. Le modèle cubain est, et doit être nécessairement original. Nous prenons les meilleures, nous étudions d'autres processus socialistes et également d'autres processus de développement dans d'autres pays afin d'en faire notre melting-pot, notre propre modèle, basé sur notre propre expérience et nos propres priorités. Il est certain que c'est un modèle qui prend en compte des éléments d'économie de marché, mais qui préserve une économie socialiste. Luis Carballo : Les dialogues ouverts avec les Etats-Unis et l'Union européenne et vos réformes internes ne semblent avoir qu'un impact modéré sur la question des droits de l'Homme. Pourquoi empêcher des citoyens cubains non-violents, comme les Dames en blanc, de manifester librement ? Bruno Rodríguez Parrilla : *Le fait que nous développions une économie socialiste n'implique en aucun cas de quelconques restrictions sur la possibilité de travailler sur la base d'intérêts économiques communs, de développer des intérêts économiques, de développer des partenariats économiques au travers d'entreprises communes. Concernant le modèle politique cubain et les droits de l'Homme, il est vrai qu'il y a des perceptions différentes. Mais je nie le fait que des gens comme ceux que vous avez cités ne peuvent pas manifester pacifiquement, en fait, ils manifestent assez souvent. Je me dois aussi de signaler qu'en matière de droits de l'Homme, nous nous avons peut-être des différences dans nos visions respectives. Pour moi, les droits de l'Homme sont universels et indivisibles. La politisation et l'existence de double-standard occasionnent beaucoup de dommages à la cause des droits de l'Homme. Et malheureusement, cela se produit assez souvent dans les débats sur le sujet dans le monde, certains médias ont aussi des points de vue biaisés sur le sujet. Pour moi, par exemple, le droit à un emploi est un droit humain fondamental. Que penser de la moitié de la jeunesse espagnole qui n'a pas accès à un emploi ? Pour moi, c'est un droit fondamental. Je pense aussi que les droits économiques, sociaux et culturels ne vont pas de soi, les garantir est de la responsabilité directe des gouvernements. Pour moi, ces droits sont indissociables des droits politiques et des libertés civiles. Un peu plus tôt, nous avons parlé de la démocratie américaine par rapport à la question du blocus et de la volonté réelle des électeurs. Mais je reconnais qu'il existe différents modèles politiques et je me sens très heureux et à l'aise avec la démocratie cubaine.* Luis Carballo : Votre gouvernement a traditionnellement toujours nié l'existence de prisonniers politiques, bien que de nombreuses organisations internationales, y compris certaines tolérées à Cuba même, affirment qu'il y a encore des prisonniers d'opinion. Ils dénoncent également le fait que les campagnes d'intimidation et de répression n'ont pas cessé. Que répondez-vous à ces accusations ? Bruno Rodríguez Parrilla : *Je les réfute simplement. D'abord, on devrait tomber d'accord sur la définition d'un prisonnier politique. Si vous considérez qu'une personne qui reçoit des paiements d'un gouvernement étranger pour réaliser certaines activités politiques est un prisonnier politique, alors nous avons des opinions différentes. En France ou aux Etats-Unis, ces gens seraient considérés comme des 'agents provocateurs', des agents de puissances étrangères. Nous savons que certains de ces groupes, qui sont tolérés à Cuba, reçoivent des fonds de pays européens ou du gouvernement américain lui-même. De très graves violations des droits de l'Homme ont lieu sur le territoire occupé de la base navale de Guantanamo, un sujet que vous n'avez d'ailleurs pas mentionné. On sait que des gens restent emprisonnés, séquestrés ici, sont perdus dans les limbes juridiques depuis une décennie, jugés par des tribunaux militaires sans avoir droit à une défense. Ils sont même nourris de force lorsqu'ils se mettent en grève de la faim, dans des conditions qui sont considérées par tout le monde comme de la torture systématique. On sait que certains pays sont liés de diverses manières aux enlèvements de ces personnes qu'ils ont envoyées dans des prisons secrètes ou illégales avant qu'elles arrivent à Guantanamo. Je ne peux pas mentionner un seul pays qui atteint la perfection en matière des droits de l'Homme. Je ne sais pas ce que seraient les droits de l'Homme en Europe si les pays européens avaient enduré les mêmes souffrances que Cuba à cause de ce blocus économique, commercial et financier. Ou si une puissance, d'un rapport de force comparable à celui des Etats-Unis sur Cuba, essayait d'imposer à l'Europe un changement de régime politique. Mon pays vit dans ces conditions là depuis cinq décennies.* Luis Carballo : Pour terminer, je veux vous interroger sur l'ex-président Fidel Castro. Il est déjà en retrait depuis une décennie, avec peu d'apparition publique. Continue-t-il toujours d'inspirer Cuba ? Bruno Rodríguez Parrilla : Il est toujours une inspiration pour Cuba, un référent moral. Un leader politique et moral irremplaçable, profondément chéri par notre peuple. Et en outre, il a une vie très active. Je constate personnellement son engagement dans des problèmes d'actualité comme la production de nourriture dans un contexte d'explosion démographique mondiale. Il est très engagé aussi sur les thèmes du changement climatique ou du désarmement nucléaire. J'ai le privilège de connaître ses activités, ses inquiétudes et ses intérêts dans la politique extérieure cubaine, et je peux compter sur ses conseils de temps en temps.
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Raul Castro est arrivé à Paris à l'occasion d'une visite de 3 jours à caractère principalement économique. C'est la première visite officielle d'un chef d'Etat cubain en France. Une feuille de route a été signée entre les deux chefs d'Etat. Elle prévoit des coopérations dans les domaines du tourisme, des transports ou encore de l'assainissement. 'Nous remerciont le leadership de la France, pour bâtir une nouvelle ère dans les relations entre l'union européenne et Cuba', a affirmé Raul Castro. Le président français a souhaité la fin de l'embargo économique américain contre Cuba, appelant Barack Obama à 'aller jusqu'au bout'. La France va convertir une partie de la dette cubaine a assuré François Hollande. Les arriérés seront transformés en un fond doté de 212 millions d'Euros, dédié aux projets franco-cubains. 'la France procédera comme les autres créanciers à l'annulation des intérêts de retard', a ajouté le président français. Des efforts seront aussi fournis dans le domaine culturel, via notamment la création d'un mois de la culture française à La Havane.
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Premier chef d'Etat occidental à visiter Cuba tout juste après l'accord de normalisation des relations entre Washington et La Havane, François Hollande avait fait preuve de pragmatisme et de réactivité lorsqu'il s'est rendu sur l'île en mai 2015. Son objectif : faire de la France un partenaire politique et économique privilégié de Cuba. Les entreprises françaises opèrent déjà à Cuba. C'est le cas du groupe Pernod Ricard qui y produit l'emblématique rhum Havana Club en association avec les Cubains. Il est le principal investisseur français. La France fait partie des 10 premiers partenaires économiques de Cuba. Mais elle n'est que le quatrième investisseur étranger derrière l'Espagne, le Canada et l'Italie. Dans le secteur du tourisme, les Français, 117 000 par an, bien qu'en hausse, sont, par exemple, très loin derrière les Canadiens, qui eux représentent plus d'un tiers des 3 millions et demi de visiteurs reçus dans l'île des Caraïbes en 2015. C'est 17 % de plus qu'en 2014, or Cuba n'offre que 63 000 chambres d'hôtel, les autorités en espèrent et misent sur 85 000 en 2020. Mais pour développer le tourisme, il faut attirer des investisseurs étrangers. Les vacanciers européens et canadiens ont contribué à maintenir à flot l'économie de l'île pendant les 25 dernières années. A présent, ce sont les Américains qui débarquent en masse, malgré l'interdiction officielle de s'y rendre en tant que touriste... S'il est un autre secteur en manque d'investissement à Cuba, c'est celui des télécoms, notamment d'internet. Jusqu'ici, à cause de l'embargo américain, les Cubains avaient accès à internet uniquement grâce aux satellites, et depuis février 2011, également grâce à la pose d'un câble de fibre optique depuis le Venezuela. Les Etats-Unis viennent de proposer aux autorités cubaines de tendre un câble entre Miami et La Havane. Seuls 150 000 Cubains ont pu se connecter chaque jour en 2015, alors que l'île compte 11 millions d'habitants. Ces derniers temps, les visites successives des ministres de l'Industrie et du Commerce des pays européens vont peut-être changer la donne. Accompagnant le réchauffement des relations avec les Etats-Unis et les réformes économiques entreprises par les Cubains, elles devraient rapidement se concrétiser. Tout est fait pour, en tout cas. La zone spéciale de développement économique de Mariel a été créé pour cela. Elle offre aux entreprises étrangères des conditions fiscales avantageuses, avec ou sans participation cubaine. C'est 'le projet le plus ambitieux de ces 50 dernières années' pour Raoul Castro.
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Le président cubain Raul Castro a été accueilli avec tous les honneurs en France pour une visite officielle de deux jours. C'est la première visite d'un chef d'Etat cubain à Paris depuis celle de son frère aîné Fidel, il y a 21 ans. Elle consacre le retour de l'île sur la scène internationale. La France entend s'affirmer à cette occasion comme le 'premier partenaire' politique et économique européen de Cuba. Première créancière de La Havane, elle a accepté en décembre dernier d'annuler une dette de onze milliards de dollars. Cette visite aura une forte teneur économique et commerciale. La France entend encore renforcer la présence de ses entreprises dans un pays qui s'ouvre progressivement à l'économie de marché, quitte à se faire plus discrète sur la question des droits de l'Homme.
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Les discussions sur la Syrie ont commencé ce vendredi à Genève en Suisse. Ces négociations sont censées mener à une solution politique. Les représentants du régime de Bachar al-Assad sont arrivés sur place. En revanche, les principaux groupes d'opposition, réunis dans une plate-forme hétéroclite appelée appelée Haut-comité des Négociations (HCN), ont choisi, pour le moment, de boycotter les pourparlers. Cela n'empêche pas la présence à Genève de quelques opposants, invités individuellement. Ainsi Qadri Jamil, ancien vice-Premier ministre syrien. 'Ces discussions s'inscrivent dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoyait la tenue de pourparlers inter-Syriens, invitant toutes les composantes de l'opposition à y participer, même si ces composantes viennent en ordre dispersée. Cette initiative est le seul moyen d'aller de l'avant.' Qadri Jamil, ancien vice-Premier ministre syrien La plate-forme des groupes d'oppositions est actuellement réunie en Arabie saoudite. Ces opposants refusent de se joindre aux pourparlers tant qu'il n'y aura pas eu une amélioration de la situation humanitaire sur le terrain. Cela passe, selon eux, par l'arrêt des bombardements. Cette revendication a été reprise à son compte par le président turc, proche de certains groupes de l'opposition. 'Il est malheureux que les promesses n'aient pas été tenues. La poursuite des bombardements russes sur les zones tenues par l'opposition constitue ainsi un réel problème.' Recep Tayyip Erdogan, président turc La guerre en Syrie dure depuis bientôt 5 ans. Le conflit s'est complexifié avec l'intervention de puissances étrangères aux intérêts divergents. Les violences ont déjà fait plus de 260 000 morts. - avec AFP
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L'opposition syrienne a décidé ce vendredi soir de participer aux discussions engagées dans la journée à Genève sous l'égides des Nations Unies. La plate-forme qui réunit les principaux groupes d'opposition avait choisi de boycotter ce rendez-vous tant que les bombardements sur les civils continuaient. Apparemment, les responsables de cette plate-forme appelée Haut comité des négociations (HCN), ont reçu les garanties qu'ils réclamaient concernant l'application des mesures humanitaires prévues par l'ONU. Les représentants de l'opposition, actuellement basés à Riyad en Arabie Saoudite, devraient rejoindre Genève ce samedi soir. Ces pourparlers inter-Syriens visent à trouver une solution politique à cette crise qui dure depuis près de 5 ans. Le conflit a déjà fait plus de 260 000 morts. - avec AFP
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Dix jours seulement après la levée des sanctions occidentales contre l'Iran, la première visite officielle en Europe du président iranien, Hassan Rohani, doit consacrer la normalisation des relations commerciales entre Téhéran et les Européens,. Il s'agit pas d'un voyage d'Etat à proprement parler, mais plutôt d'un voyage d'affaires afin de redresser le niveau des investissements européens en Iran, où la situation économique est catastrophique. Arrivée mercredi après-midi à Paris, Hassan Rohani a rencontré le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, celui des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ainsi que le patron du Medef, Pierre Gattaz. La délégation iranienne - des ministres, mais surtout des hommes d'affaires - devrait conclure jeudi des accords avec de grandes entreprises françaises, comme le constructeur PSA par exemple. Avant la France, c'est en Italie que s'est rendu Hassan Rohani, l'ancien premier partenaire économique européen de l'Iran. Une qunzaine d'accords ont été signés, pour un total de près de 17 milliards d'euros. Lors d'une conférence de presse à Rome, le président iranien a affirmé que 'les Européens avaient été privés de leur implantation en Iran à cause des sanctions mais qu'aujourd'hui il y avait une situation de 'gagnant-gagnant' entre l'Iran et les pays européens'. Hassan Rohani a également assuré qu'il n'avait pas demandé à ce que les statues dénudées du Capitole soient cachées pendant sa visite du musée. Depuis lundi, l'affaire des paravents fait polémique en Italie, perçue par certains comme une atteinte à la culture nationale. Les autorités ont lancé une enquête.

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