Vidéos A la une
Réunis à Islamabad, capitale du Pakistan, des manifestants crient leur colère et leur tristesse après l'assassinat de leur idole. Pakistanis hold a protest in Islamabad against the murder of social media celebrity Qandeel Baloch. pic.twitter.com/U74DGocGez- AFP Islamabad/Kabul (@AFPAfPak) 18 juillet 2016 Vendredi soir, la jeune star des réseaux sociaux, Qandeel Baloch, a perdu la vie, étranglée par son frère dans la maison familiale. Agée d'une vingtaine d'année, celle qui voulait devenir la Kim Kardashian pakistanaise a été enterrée ce dimanche. L'auteur du meurtre a été arrêté et a immédiatement reconnu les faits. Il a déclaré n'avoir aucun état d'âme après son geste, puisqu'il fallait l'empêcher de nuire à l'honneur de la famille. 'Elle est morte parce qu'elle postait des vidéos sur Facebook, c'était un comportement complètement intolérable', a expliqué le frère de la starlette. La jeune fille était suivie par des dizaines de milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux. Ses photos, dans des poses parfois provocatrices, lui avaient valu l'admiration de la jeune génération qui enviait sa liberté de ton. Life has taught me lessons in a early age...My Journey from a girl to a SELF DEPENDENT WOMEN was not easy.#Qandeel pic.twitter.com/Mwyn4UC32z- Qandeel Baloch (@QandeelQuebee) 14 juillet 2016 Elle était décriée pour les mêmes raisons par les conservateurs. Ces derniers légitiment ce genre de crime d'honneur, devenu très fréquent au Pakistan. Peu de temps avant sa mort, Qandeel évoquait son envie de déménager en Inde, elle craignait pour sa sécurité et celle de sa famille. Une pétition en ligne intitulée 'Pas un pays pour les femmes audacieuses', dénonçant son sort, a récolté près de 2.000 signatures. Et si ses contempteurs ne se privaient pas de la critiquer et de l'insulter en ligne, elle était aussi admirée par d'autres pour son culot inhabituel pour une femme dans une société très patriarcale. Qandeel avait notamment défrayé la chronique à la Saint-Valentin en s'affichant dans une robe pourpre décolletée, alors que le président pakistanais avait appelé la jeunesse à tourner le dos à cette fête 'occidentale'. Qandeel Baloch Special Video On Valentine's Day... par PublicPlace avec AFP
Vidéos A la une
Le Bundestag allemand a adopté le durcissement de la loi relative au viol. Le texte, qui a reçu l'ovation des députés, se base sur le principe du ''non, c'est non'. Concrètement, tout acte sexuel, comme des attouchements, commis contre la volonté identifiable d'une personne est désormais considéré comme une infraction pénale. La loi était, jusqu'ici, jugée trop restrictive. De nombreuses agressions sexuelles échappaient aux poursuites, au grand dam des associations de soutien aux victimes. Katja Grieger est membre de l'association 'Femmes contre la violence' : _'Avant, pour qu'un viol soit puni par la loi, il fallait qu'il y ait une résistance de la part de la victime, ou que son agresseur ait recours à la violence ou soit menaçant. Maintenant, il suffit de dire non. Cela signifie que de nombreuses agressions sexuelles qui, jusqu'à aujourd'hui, étaient totalement exemptes de sanctions judiciaires, peuvent faire l'objet de poursuites, si elles sont dénoncées.'' Cette loi fait suite aux évènements du Nouvel An à Cologne, quand des centaines de femmes avaient dénoncé des agressions sexuelles, la plupart commises par des migrants. Pour certains, le nouveau texte risque d'entraîner une multiplication des dénonciations mensongères. Pour d'autres, il ne résout pas le dilemme principal, pour la justice, dans ce type d'agressions : l'absence de témoins. L'Allemagne bouleverse sa définition légale du viol https://t.co/dlGj26Se8O pic.twitter.com/fYpWCbkhC8- Le Monde (@lemondefr) 7 juillet 2016
Vidéos A la une
Après Paris en 2014, le Nigeria accueille samedi un sommet international sur la sécurité. Outre les chefs d'Etat français et nigérian y participent leurs homologues du Bénin, du Cameroun, du Tchad et du Niger. Au menu des discussions : comment combattre le groupe islamiste Boko Haram ? Car si le président français François Hollande juge les résultats obtenus jusqu'ici 'impressionnants', il reconnaît que la menace demeure. 'Ce groupe terroriste a été amoindri, ce groupe terroriste a été obligé de reculer, ce groupe terroriste a été pourchassé, a laissé les territoires qu'il contrôlait et a pu ainsi être encore davantage ciblé, a-t-il déclaré. Ce groupe terroriste reste néanmoins encore une menace.' Le président nigérian, Muhammadu Buhari, bien que déclarant Boko Haram 'techniquement' vaincu, espère que le sommet ouvrira la voie au déploiement d'une force militaire de 8 500 hommes des cinq pays concernés, une force qui aurait déjà dû voir le jour en juillet 2015. Les Nations unies se disent, elles, 'alarmées' par les liens que Boko Haram noue avec le groupe Etat islamique (EI).
Vidéos A la une
A Düsseldorf en Allemagne s'est ouvert le premier procès pour une agression sexuelle commise lors de la dernière nuit de la Saint-Sylvestre. Un Marocain de 33 ans, dont la demande d'asile a été rejetée en 2014, est accusé d'attouchements sur une jeune femme de 18 ans. Il est resté caché sous sa veste pendant la durée de l'audience. La vague d'agressions similaires commises cette nuit-là avait scandalisé le pays.
Vidéos A la une
'Une situation humaine exceptionnelle'. C'est ainsi que François Hollande justifie la remise de peine qu'il a accordé à Jacqueline Sauvage, cette femme de 68 ans condamnée à 10 ans de prison ferme pour avoir tué son mari en 2012. Un mari qui la battait et la violait. Elle, mais aussi ses enfants. Le président fhollande a décidé d'accorder à Madame Jacqueline SAUVAGE une remise gracieuse de sa peine https://t.co/xCe5I6LnE2- Élysée (Elysee) January 31, 2016 L'un de ses enfants, le fils, s'était suicidé la veille du meurtre. Ses deux soeurs, toujours en vie, se battaient pour faire sortir leur mère de prison, en témoignant des décénies d'enfer vécues par la famille. Elles ont notamment rencontré ce dimanche François Hollande pour le convaincre de faire usage de son droit de grâce présidentielle. Avec succès. Elles sont aujourd'hui soulagés: 'Je vais lui dire ça y est, on y est, on y est arrivé, tu vas pouvoir vivre tranquille maintenant, 47 ans de souffrances que tu as eu, tu vas pouvoir être heureuse avec nous', se réjouit Carole, sa fille. De nombreux soutiens de Jacqueline Sauvage plaidaient, comme ses avocats, la légitime défense. Ce que n'a pas retenu la justice au regard des circonstances (trois coups de fusil dans le dos). Une pétition en faveur d'une grâce présidentielle, lancé sur la plateforme change.org, a recueilli plus de 430 000 signatures.
Vidéos A la une
'Nous respectons les valeurs de la société allemande', c'est l'un des slogans affichés par ces demandeurs d'asile syriens ou afghans à Cologne, une contre-offensive pacifique et silencieuse pour dénoncer les agressions de la Saint-Sylvestre attribuées à des réfugiés. Une manière de se démarquer de ceux qui ont attaqué des femmes dans les rues de plusieurs villes allemandes. Syrische und afghanische Flüchtlinge verurteilen Sexismus. Demo am #koelnhbf jetzt tagesschau pic.twitter.com/2a6sfUsFJF- Demian von Osten (demianvonosten) 16 Janvier 2016 Manifestation aussi à Stuttgart contre le racisme et la violence. Près de 7000 personnes en appellent à la solidarité. Un rassemblement à l'appel de très nombreuses organisations et partis politiques. 'C'est un événement très important explique une manifestante, c'est un signal très fort envoyé depuis notre ville que le racisme et la haine contre des personnes d'autres pays ou des réfugiés ne sont pas autorisés ici.' Selon le dernier décompte officiel, 652 plaintes, dont la moitié pour agressions sexuelles visant des femmes, ont été déposées suite aux violences de la Saint-Sylvestre à Cologne (ouest), la quasi-totalité des suspects étant d'origine étrangère, d'après les autorités allemandes.
Vidéos A la une
Au mois d'août, le festival de musique 'We Are Sthockholm' est LE rendez-vous à ne pas manquer pour des milliers d'adolescents. L'envers du décor, chaque année, l'événement donne lieu à de nombreuses agressions sexuelles que la police suédoise reconnaît finalement, près de six mois plus tard, avoir caché. Elle avoue avoir passé sous silence les informations concernant ces agressions et fait son mea-culpa. 'Ne pas avoir donné assez d'informations est une mauvaise chose. Nous devons nous pencher sur la question et faire en sorte que cela ne se reproduise pas', explique le chef de la police Dan Eliasson. Au total, 38 agressions sexuelles, dont deux viols, ont fait l'objet de plaintes pendant les éditions 2014 et 2015 du festival. 'J'assistais au festival. Avec les filles, on s'amusait bien, on dansait beaucoup. Et puis tout à coup, des gars sont arrivés. Ils ont commencé à soulever nos jupes et à nous tripoter. Alors nous avons fait signe aux hommes de la sécurité et les gars ont dû partir', explique une jeune-fille. Selon un journal local, plusieurs personnes avaient, à l'époque, été arrêtées, principalement des étrangers. Une information maniée avec prudence par les autorités, mais qui, pour certains, ne semble pas des plus importantes. 'Je pense qu'il ne s'agit pas seulement de garçons venus d'autres pays. Cela peut aussi bien arriver avec des Norvégiens ou en Suède et en Allemagne. Eux aussi font la même chose quand ils sont saouls. Je pense qu'il n'y a pas de différence entre les différents hommes', dit une jeune étudiante en Suède.
Vidéos A la une
Eté 2015, une vague de solidarité sans précédent saisit l'Allemagne : des dizaines de milliers d'Allemands s'engagent pour aider les nouveaux réfugiés à s'installer, et ça dure...En un an, ils sont plus d'1 million de migrants, dont la moitié de Syriens à demander l'asile. La chancelière allemande est louée pour sa politique d'accueil humanitaire, elle y voit une chance pour son pays, et le répétait encore lors de ses voeux de nouvelle année : '_Je suis convaincue que si nous nous attaquons correctement aujourd'hui à cette formidable tâche que représente l'intégration de tant de personnes, alors demain cela représentera une grande chance pour nous, parce que cela engendre de superbes actions civiles et des mesures politiques compréhensives' Mais les attaques en masse de la nuit du nouvel an à Cologne ont changé la donne et instillé le doute dans la population sur la capacité des autorités à intégrer cette vague de migrants. Désormais, 57 % des Allemands redoutent une hausse de la criminalité. Angela Merkel est obligée de durcir le ton : 'Le droit de résidence et le droit d'asile en Allemagne peut être retiré si quelqu'un est condamné peu importe la sentence, si c'est une peine avec sursis ou non.' Nombreux sont ceux qui appellent à ne pas jeter la suspicion sur les réfugiés, mais les groupes d'extrême-droite ont été prompts à instrumentaliser ces attaques de Cologne pour demander l'arrêt de l'afflux de migrants. Cologne a d'ailleurs connu sa plus grande manifestation anti-migrants et des heurts, samedi. De nombreuses questions entourent aussi le rôle de la police. La nuit du nouvel an, selon, Ralf Jäger, ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, près d'un millier d'hommes d'origine arabe et d'Afrique du Nord se sont rassemblés devant la gare de Cologne, près de la cathédrale, des heurts ont éclaté, la foule a été dispersée, puis elle a pu à nouveau s'y rassembler, les centaines d'agressions se sont déroulées dans ce laps de temps. Depuis, le chef de la police a été suspendu pour 'action inacceptable'. Une trentaine de suspects ont été arrêtés, dont 22 demandeurs d'asile. Ils sont originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe selon les autorités, mais pas forcément arrivés en Allemagne en 2015. Comment la police a-t-elle pu être ainsi débordée ? Les violences ont-elles été organisées ? Des témoins évoquent une coordination, des hommes qui donnaient des instructions à d'autres. La semaine dernière, le ministre de la Justice Heiko Maas déclarait : 'Les auteurs doivent être punis. Nous devons urgemment clarifier si c'est une nouvelle forme de crime organisé contre lequel l'Etat doit prendre des mesures.' Mais aujourd'hui Heiko Maas n'a plus beaucoup de doute. Il a expliqué que 'quand une telle horde se rassemble pour enfreindre la loi, cela paraît sous une forme ou une autre planifié, prémédité. Personne ne me fera croire que cela n'a pas été coordonné ou préparé.' Dans un tel contexte, le mantra d'Angela Merkel sur les réfugiés, 'nous y arriverons' est de plus en plus inaudible à l'intérieur du pays... Et beaucoup expriment leurs craintes de voir des attaques similaires à celles de Paris perpétrées sur le sol allemand. Les conséquences de cette crispation peuvent être nombreuses : outre la procédure facilitée d'expulsion pour les demandeurs d'asile enfreignant la loi, plusieurs responsables veulent par exemple ne plus laisser le choix de la domiciliation aux réfugiés et leur imposer le lieu de résidence afin d'éviter qu'ils se concentrent dans les grandes villes.
Vidéos A la une
À Cologne, plusieurs centaines de femmes se sont rassemblées devant la cathédrale de la ville pour condamner la vague d'agressions sexuelles qui a marqué la nuit du Nouvel An. 'Nous voulons nous déplacer sans problème, de jour comme de nuit' ont-elles notamment scandé en sifflant ou encore 'Nous exigeons le respect', 'Non, c'est Non'. 'Nous n'allons pas arrêter de nous déplacer librement à Cologne, dit cette femme. Nous sommes là pour condamner ces abus et pour que le sexisme et la violence sexuelle deviennent un sujet au sein de notre société, peu importe par qui il est traité.' 'Je suis là pour défendre une société pacifique, où tous ses habitants, femmes et hommes, peuvent se déplacer en tout sécurité et dans la joie, ce qui n'est pas arrivé au Nouvel An. Et nous devons nous mobiliser pour défendre cela', ajoute cette habitante de Cologne. Depuis les évènements du Nouvel An, près de 200 plaintes ont été déposées, dont deux pour viols caractérisés. Les autres sont liées à des attouchements sexuels ou à des vols. La police a identifié jusqu'ici une trentaine de suspects. Parmi eux figurent une majorité de demandeurs d'asile.
Vidéos A la une
C'est un face-à-face très tendu qui a opposé une poignée de militants d'extrême-droite et une centaine de contre-manifestants en plein centre de Cologne. A l'origine de ces tensions, les multiples agressions contre des femmes survenues le soir du Nouvel An, des agressions commises par des hommes d'origine arabe ou nord-africaine d'après les témoignages. Depuis, la chancelière allemande est sous le feu des critiques pour sa politique d'ouverture aux réfugiés. La désapprobation de ses alliés conservateurs de Bavière est de plus en plus marquée, la forçant à plus de fermeté. ' Il est très important pour moi que nous parvenions à une réduction du flux des réfugiés, a-t-elle assuré. Et ce en travaillant sur les causes mais aussi en améliorant le rapatriement des demandeurs d'asile dont la requête a été rejetée. ' Ces agressions ont suscité une vague d'indignation en Allemagne. Attouchements, vols, insultes et même viol... Près de 100 femmes ont porté plainte. Un millier d'hommes seraient impliqués. Ils agissaient par groupes de 20 à 30. ' Tout d'un coup, ces hommes autour de nous ont commencé à nous agripper, raconte cette victime. Ils touchaient nos derrières, attrapaient nos entrejambes. Ils nous touchaient de partout. Quand je me suis retournée, un gars a attrapé mon sac et me l'a arraché. ' ' Ils avaient le sentiment d'avoir le pouvoir, dit une autre, et de pouvoir faire tout ce qu'ils voulaient avec les femmes qui étaient dans la rue pour fêter le Nouvel An. Ils nous touchaient partout. C'était vraiment terrible. ' Le plus stupéfiant est que ces agressions ont eu lieu au coeur de Cologne, sur la place séparant la gare centrale de la Cathédrale. Pour l'heure, aucune arrestation n'a eu lieu. Seulement trois suspects auraient été identifiés.
Vidéos A la une
Forte émotion et polémique en Allemagne après les agressions sexuelles de masse perpétrées la nuit du Nouvel An à Cologne. Plusieurs centaines de personnes, fortement alcoolisées, ont abusé sexuellement une centaine de femmes, commettant également des vols. Une manifestation de soutien aux victimes a eu lieu ce mardi devant la cathédrale de Cologne. Une centaine de plaintes ont été déposées ce mardi, pour des faits allant du harcèlement au viol. 'Ils nous ont caressées, raconte Muriel, une victime. Ils nous ont caressées entre les jambes, mes amies aussi... (elle sanglote) Désolée. Mon copain m'a tirée hors de tout ça. Ils étaient très nombreux, peut-être trente ou quarante'. Jenny, elle, gardera de graves séquelles de cette soirée cauchemardesque : 'J'ai entendu un bruit qui sifflait dans ma capuche, j'ai essayé de l'attraper, c'était un feu d'artifice. Il est tombé dans ma veste et a tout brûlé. je vais garder les cicatrices, j'ai eu de la chance que ça n'explose pas'. Témoins et police parlent d'agresseurs de type nord africain. La question des réfugiés, dès lors, n'a pas tardé à ressurgir. La maire de Cologne a tenté de désamorcer la polémique : 'Il n'existe pas d'indication, a dit Henriette Reker, que des gens impliqués dans ces agressions aient reçu un hébergement comme réfugiés ici à Cologne'. La chancelière Angela Merkel a réagi elle aussi, elle a téléphoné dans l'après-midi à la maire de Cologne pour lui dire 'son indignation face à ces actes de violence insupportables et à ces agressions sexuelles'.
Vidéos A la une
C'est une petite révolution en Chine : la fin de la politique de l'enfant unique a été officiellement promulguée ce dimanche. Vieille de trente ans, l'interdiction pour un couple d'avoir plus d'un enfant avait été mise en place pour maîtriser une natalité qui commençait à s'emballer en Chine dans les années 70. A partir du 1er janvier 2016, tous les couples mariés seront autorisés à avoir un deuxième enfant, mais la loi maintient des limitations sur les naissances additionnelles. Pékin a toujours affirmé que la politique de l'enfant unique, en empêchant 400 millions de naissances, avait été l'un des principaux facteurs de sa croissance économique depuis les années 80. Mais il n'est pas sûr du tout que la fin de cette ingérence étatique mette fin au vieillissement de la population chinoise, qui compte aujourd'hui 1,37 milliards d'habitants.
Vidéos A la une
Un rassemblement s'est tenu ce mardi devant le syndicat de la presse du Caire pour dénoncer les violences exercées à l'encontre des femmes, en écho à la journée de mobilisation mondiale consacrée à cette cause. Les atteintes à l'intégrité physique ou le harcèlement concernent plus de 99 % des Egyptiennes indique l'ONU, dans un rapport publié l'an dernier. #UN releases two videos in #Egypt to try to diminish #ViolenceAgainstWomen https://t.co/EHaKjW4sg6- Dr. Sherifa Zuhur (@SherifaZuhur) 17 Décembre 2015 'Les femmes souffrent de toutes formes de violences', lance une jeune femme présente sur place, 'on les accuse toujours d'être fautives. Leurs maris les battent pour avoir répondu ou pour s'être mal comportée'. 'Il y a plusieurs types de violences en Egypte', constate une autre participante, 'mais l'une des plus sévères est de forcer les femmes à continuer d'avoir des enfants jusqu'à ce qu'à ce que naisse un fils. Cette forme de violence, qu'on appelle l'obligation de reproduction, mène vers la mort de nombreuses femmes'. En Egypte, les violences touchent davantage les femmes, avec l'émergence de conflits armés qui ont suivi le Printemps Arabe, et en raison de l'essor des mouvances fondamentalistes. 'Le taux de violences faites aux femmes dans les pays arabes est l'un des plus élevés au monde', note Mohammed Shaikhibrahim, correspondant d'Euronews au Caire . 'Malgré cela, la manifestation ici est modeste vu le nombre de participants, mais elle véhicule un message fort pour tenter d'alerter sur ce problème : le fait que le monde arabe essaie de passer ce phénomène sous silence, en raison des normes sociales qui prédominent'.
Vidéos A la une
L'horreur absolue. Encore et toujours. Deux petites filles indiennes, l'une de deux ans et demi et l'autre de cinq ans, ont été violées plusieurs fois en plein coeur de la capitale dans deux agressions séparées. L'émotion est intense et la colère aussi à l'égard de la police locale accusée de ne rien faire pour en finir avec ce fléau. 'Inadmissible, c'est une honte' a réagi Swati Maliwal, la chef de la commission gouvernementale de Delhi pour les femmes : 'que se passe-t-il à New Delhi ? Je ne peux pas croire que je sois allée à l'hôpital pour me rendre au chevet de ces deux petites filles. Elles ont des marques sur tout le corps, on les a laissées en sang en pleine rue ? Dans quelle ville sommes-nous ? Qui sont ces animaux ?' La plus petite des fillettes a été enlevée vendredi soir par deux hommes lors d'une cérémonie religieuse à Nangloi, à l'ouest de la capitale. Elle a été violée avant d'être abandonnée dans un parc selon la police et des proches. En 2014, 36.735 cas de viol ont été recensés en Inde, dont plus de 2 000 à New Delhi. Des chiffres qui sous-estiment la réalité selon les experts.
Vidéos A la une
Ils ont fui Kunduz au cours des trois longues journées durant lesquelles la ville a été aux mains des talibans. Près de la moitié de ses 300.000 habitants ont quitté cette ville du nord de l'Afghanistan entre fin septembre et début octobre. Beaucoup se sont réfugiés à Kaboul, la capitale, comme Sabeha Safi, mère et ses deux enfants. ' Ce que j'ai vu là-bas, c'est d'abord l'entrée des talibans dans la ville alors que tout le monde dormait. Lorsque les gens se sont réveillés le matin, les talibans étaient partout, dans chaque rue. Je ne sûre de rien pour l'avenir, et je ne suis pas optimiste. Peut-être que c'est juste moi, parce que je suis démoralisée, mais j'ai un mauvais pressentiment ', dit-elle. Avant d'être laborieusement repoussés par les forces afghanes et leurs alliés américains, les talibans s'en sont pris à leurs cibles habituelles, les femmes. Parisa est journaliste. Elle raconte : ' Quand les talibans sont arrivés dans la province, je n'étais plus en sécurité. La vie des femmes était en danger en permanence, elles pouvaient être victimes d'abus sexuels à tout moment. Beaucoup l'ont été. Alors quoi qu'il se passe dorénavant, la situation est très grave à Kunduz. ' La recrudescence de la violence en général et les coups de force des talibans inquiètent aussi la Russie qui craint que l'instabilité se propage à l'Asie centrale. Avec d'anciennes républiques soviétiques, elle se dit prête à faire barrage. De son côté, Barack Obama s'est résolu à laisser au moins 5 500 soldats américains en Afghanistan après 2016 malgré sa promesse d'un retrait avant son départ de la Maison Blanche.
Vidéos A la une
'Taxi Rose', c'est le nom du premier service de taxi réservé exclusivement aux femmes en Egypte. Dans un pays qui enregistre un taux élevé de harcèlement sexuel, c'est une manière, selon la directrice de la société, d'assurer la sécurité des passagers, mais aussi celle des conductrices. 'Cette toute nouvelle idée s'inspire des besoins de la société, et en Egypte, nous avons besoin d'un service de transport sûr pour les Égyptiennes. En fait, pas seulement pour les Égyptiennes, mais aussi les étrangères et les femmes arabes, les femmes en général', explique Reem Fawzy. 'Violences domestiques, violences publiques et violences d'État contre les femmes en Egypte : le cercle infernal', le dernier rapport d'Amnesty International donne le ton sur la condition des femmes en Egypte considéré comme le pire pays pour ces dernières dans le monde arabe. Au-delà d'un service, les 'Taxi Rose ', c'est aussi une façon de dénoncer ces violences de manière pacifique. Tout est encadré, les conductrices reçoivent une formation spécifique et les passagères sont en confiance. 'C'est intime et sécurisé. La passagère n'est pas anxieuse comme avec un homme ou si elle se déplace à une heure tardive. Elle est conduite par une femme comme elle ce qui la met en confiance', dit chauffeuse de taxi. 'C'est une idée novatrice qui me plaît beaucoup. Je sens que les filles ont décidé de se prendre en main. Bien sûr, la société, la société égyptienne, rejettera toujours les nouvelles idées et ne comprend pas de telles initiatives, mais elle s'y habituera et je suis sûre que Taxi Rose réussira', ajoute une passagère. Outre une formation technique, la société 'Taxi Rose' dit aussi préparer psychologiquement ses employées à affronter la société. Les conductrices reçoivent donc également, par mesure de sécurité, des cours d'auto, mais défense cette fois-ci.
Vidéos A la une
Une gigantesque installation au Kosovo pour ne pas oublier les victimes de violences sexuelles des conflits durant les années 90. C'est l'idée de l'artiste kosovare Alketa Xhafa-Mripa, qui a accroché dans le stade de Pristina 5.000 robes, dons de femmes de tout le Kosovo mais aussi de quelques personnalités. 'Elles n'ont pas d'aide, déclare l'artiste, pas de soutien, pas de statut, alors je me suis demandée comment je pourrais aider ces femmes avec mes moyens à moi, qui sont artistiques'. La présidente du Kosovo, Atifete Jahjaga, s'est déclarée 'bouleversée' en inaugurant l'événement : 'Nous nous sommes rassemblés pour nous souvenir de leur souffrance, reconnaître leur sacrifice et leur dire qu'elles ne sont pas seules'. On estime qu'entre 20.000 et 50.000 femmes et jeunes filles ont été victimes de violences sexuelles lors des guerres dans les Balkans dans les années 90, notamment pendant le conflit au Kosovo. La plupart d'entre elles, encore aujourd'hui, restent silencieuses par peur d'ostracisation.
Vidéos A la une
Un documentaire pour saluer le courage de Denis Mukwege... Lauréat du Prix Sakharov 2014, le gynécologue congolais opère chaque jour des femmes et des enfants victimes de viols et de sévices sexuels dans une région très troublée, à l'est de la République démocratique du Congo. Venu à Bruxelles pour la projection du film ' L'homme qui répare les femmes ' que lui ont consacré le documentariste belge Thierry Michel et la journaliste Colette Braeckman, Denis Mukwege s'est aussi rendu au Parlement européen où il a évoqué les menaces de mort qu'il reçoit régulièrement et l'acharnement fiscal à l'encontre de son hôpital. ' Les salaires des agents à l'hôpital, c'est autour de 100 euros par mois. Réclamer [à mon établissement] des impôts de 650.000 euros, ce n'est pas raisonnable, c'est de l'arbitraire, ça frôle même ce que l'on peut considérer comme une tendance à la corruption ', a-t-il expliqué. Le risque, c'est le que fonctionnement de l'hôpital en soit durablement affecté. Une délégation du Parlement européen se rendra prochainement en RDC pour tenter une médiation avec les autorités. Fondateur de l'hôpital de Panzi où plus de 40.000 femmes ont été soignées depuis 1999, Denis Mukwege appelle aussi à des élections justes en République démocratique du Congo. Plusieurs scrutins sont prévues d'ici fin 2016, notamment l'élection présidentielle. Et le docteur Mukwege dénonce un climat de tension qui laisse peu de place à la liberté d'expression.
Vidéos A la une
Avant la Saint-Valentin, des milliers d'étudiantes catholiques ont participé à une danse collective contre la violence envers les femmes et la discrimination.
Vidéos A la une
Le docteur Mukwege paie-t-il le prix de ses critiques contre le gouvernement congolais ? Le célèbre médecin qui soigne les femmes violées a vu cette semaine son hôpital sommé de payer de lourds impôts. Kinshasa réclame à l'hôpital de Panzi plus de 40.000 euros par mois, une somme qui met en péril le travail dans cet hôpital public, le seul soumis selon Denis Mukwege a un tel harcèlement fiscal. Jointe au téléphone, voilà la réaction de la directrice de l'établissement : 'Le travail qui se fait à l'hôpital est d'une importance vitale, cruciale, nous dit Naama Haviv, et il y a 300 patients en attente de soins qui ne peuvent pas être pris en charge en raison de cette action... Des survivants de violences sexuelles qui ne peuvent pas payer pour leur traitement, c'est un service public qu'aucun autre hôpital de la région n'a la capacité de fournir . S'il n'y a pas de solution l'hôpital pourrait vraiment être menacé de fermeture. Les salariés ne peuvent pas continuer à travailler sans être payés et les patients ne peuvent pas rester là en attente de traitement . C'est la vie des gens qui est en jeu.' En recevant fin novembre le prix Sakharov le docteur Mukwege avait dénoncé 'l'insécurité et la mauvaise gouvernance' qui sont, selon lui, à la base de 'l'extrême pauvreté' qui gangrène l'Est de la République Démocratique du Congo.
Vidéos A la une
Alors que le nombre de viols continue à fortement progresser, les autorités passent à la vitesse supérieure pour contre-attaquer. D'après la police de New Delhi, la hausse est supérieure à 31 % pour les douze derniers mois en dépit des multiples manifestations des femmes, des campagnes anti-viols et de la mobilisation de la communauté internationale. Un viol a lieu toutes les sept minutes dans le pays. Autre chiffre effroyable, la police n'aurait connaissance que de deux tiers des affaires et un tiers d'entres elles seraient encore sous enquête. Pour lutter contre ce fléau croissant, la police de New Delhi a lancé une application mobile baptisée Himmat qui signifie 'vertu'. En cas d'urgence, elle permet aux femmes d'envoyer des appels de détresse à la salle de contrôle de la police et aux parents. L'application déclenche également un enregistrement audio et vidéo de 30 secondes et elle envoie l'emplacement de manière ultra-rapide. Himmat fonctionne de manière très sécurisée et peut être actionnée en secouant le téléphone ou en appuyant deux fois sur le bouton d'alimentation.
Vidéos A la une
Les talibans vont-ils profiter du retrait des forces de combat de l'OTAN pour se renforcer ? Beaucoup le redoutent et en premier lieu les Afghanes. Une d'entre elles est devenue une icône du combat pour le droit des femmes. Son nom : Shukria Barakzai. Mère de famille, âgée de 42 ans, elle est aussi députée. Souvent menacée de mort, elle a été la cible d'un attentat-suicide le 16 novembre dernier à Kaboul, alors qu'elle se rendait au Parlement. Trois civils ont été tués, 20 blessés. Elle a miraculeusement survécu, ne souffrant que de blessures légères. Elle est néanmoins toujours sous surveillance médicale. 'Etre une femme en Afghanistan est un grand problème, car la société vous voit parfois comme un objet et non pas comme un être humain', dit-elle, et de poursuivre 'les groupes extrémistes ne veulent pas des femmes. Et nous ne les aimons pas non plus. Pour eux, le plus grand ennemi, ce sont les femmes. Ils veulent nous enfermer dans une petite boîte, mais ils devraient savoir que notre voix va casser cette boîte et se faire entendre'. Malgré les risques, sa conviction à se battre reste donc intacte. 'Ne pas avoir peur est le choix le plus important que j'ai fait', dit-elle.
Vidéos A la une
Les talibans vont-ils profiter du retrait des forces de combat de l'OTAN pour se renforcer ? Beaucoup le redoutent et en premier lieu les Afghanes. Une d'entre elles est devenue une icône du combat pour le droit des femmes. Son nom : Shukria Barakzai. Mère de famille, âgée de 42 ans, elle est aussi députée. Souvent menacée de mort, elle a été la cible d'un attentat-suicide le 16 novembre dernier à Kaboul, alors qu'elle se rendait au Parlement. Trois civils ont été tués, 20 blessés. Elle a miraculeusement survécu, ne souffrant que de blessures légères. Elle est néanmoins toujours sous surveillance médicale. 'Etre une femme en Afghanistan est un grand problème, car la société vous voit parfois comme un objet et non pas comme un être humain', dit-elle, et de poursuivre 'les groupes extrémistes ne veulent pas des femmes. Et nous ne les aimons pas non plus. Pour eux, le plus grand ennemi, ce sont les femmes. Ils veulent nous enfermer dans une petite boîte, mais ils devraient savoir que notre voix va casser cette boîte et se faire entendre'. Malgré les risques, sa conviction à se battre reste donc intacte. 'Ne pas avoir peur est le choix le plus important que j'ai fait', dit-elle.
Vidéos A la une
Plus d'une centaine de femmes et d'enfants, au total 185 Nigériens ont été enlevés dimanche dans l'Etat de Borno, lors d'un raid de Boko Haram dans un village isolé du nord-est du pays. Cette attaque a fait aussi 35 morts. Ces informations ont mis quatre jours à émerger, à cause notamment de l'absence quasi-totale de réseau de téléphonie mobile et du mauvais état des routes. Gumsuri, le village attaqué, se situe sur une route menant à Chibok, la ville où le groupe Boko Haram a enlevé près de 300 lycéennes en avril dernier. 219 sont toujours détenues par ces islamistes radicaux qui les utilisent comme des esclaves. Ce jeudi, au Cameroun, Boko Haram a aussi attaqué une colonne de véhicules militaires et la base de la ville d'Amchidé qu'un seul pont sépare du Nigéria. L'armée camerounaise a riposté, tuant 116 islamistes, selon le ministère de la Défense qui ne déplore qu'une victime. Il faut savoir que les autorités du Nigeria comme du Cameroun ont souvent tendance à minimiser leurs pertes.
Vidéos A la une
Exaspération et sanction à New Delhi en Inde après le viol présumé d'une femme par un chauffeur de la société de voiturage Uber.com. Selon la police, l'homme avait déjà été accusé de viol et arrêté il y a trois ans, avant d'être acquitté. Une foule s'est formée ce lundi devant le tribunal où le violeur présumé a comparu. Des manifestants ont réclamé davantage de mesures pour assurer la sécurité des femmes et ont fustigé le Premier ministre indien. Aidwa, l'Association démocratique indienne des femmes, a organisé également une manifestation. Selon la presse, Uber.com, qui met en relation clients et chauffeurs via une application sur smartphone, n'avait pas vérifié le passé du chauffeur incriminé. Le viol a été commis vendredi selon la victime et le suspect a été arrêté dimanche après d'intenses recherches. 'Ça ne fera que m'effrayer un peu plus quand je sortirai tard le soir avec mes amis, a réagi Disha Rajput, une jeune femme. Cela me trouble émotionnellement, mentalement et aussi physiquement. Il y a déjà beaucoup de harcèlement dans le métro, dans le bus, dans le transport public. Même quand vous marchez sur la route, vous n'êtes en sécurité nulle part'. Les autorités de New Delhi, elles, ont réagi en annonçant avoir interdit à la compagnie Uber d'exercer dans la capitale indienne. Une compagnie fondée en 2009 en Californie, et qui est désormais présente dans plus de 200 villes et 45 pays.
Vidéos A la une
Cette vidéo montre un véritable acte de courage en Inde. Deux jeunes soeurs de 22 et 19 ans, Arti et Pooja Kumar se sont défendues alors qu'elles étaient harcelées par trois hommes dans un bus bondé. La scène a eu lieu vendredi dernier dans la ville de Rohtak dans l'Etat rural de l'Haryana qui jouxte New Delhi. Leur riposte a été saluée sur les réseaux sociaux et par les médias du pays. Des hommes politiques aussi notamment du parti au pouvoir BJP à l'image de ce député qui a proposé de les récompenser de 500 euros chacune. Une proposition soutenue par le gouvernement selon lui. La vidéo abondamment diffusée sur internet a été réalisée par une passagère enceinte et transmise à la police. Cette dernière a procédé à l'arrestation des trois agresseurs présumés. Le viol est encore largement impuni en Inde alors qu'il est un véritable fléau avec un viol toutes les 22 minutes dont un sur trois sur des mineures.
Vidéos A la une
Les violences faites aux femmes font de nombreuses victimes chaque année à travers le monde. Un phénomène dramatique pourtant oublié, ignoré, voire parfois accepté. 'Ma robe, mon choix', c'est le slogan qu'on choisit des Kényanes pour dénoncer les agressions commises contre les femmes portant des mini-jupes. La semaine dernière une de ces femmes s'est retrouvée entièrement nue après qu'on lui a arraché ses vêtements. Si cette agression est vivement condamnable, que dire de la condamnation de ses auteurs qui ont écopé d'une amende record, d'un euro. Une inaction de la justice que dénonce la militante des droits de l'homme, Cecilia Brenda Onyango . 'Les femmes ont été confrontées à beaucoup de violence ces derniers temps. Pas seulement à des déshabillages, il y a eu aussi des agressions sexuelles, des viols et on ne peut pas cacher ça derrière la façon de s'habiller, car des personnes de 80 ans, mais aussi des enfants de 7 ans ont été violés', dit-elle. Pour l'OMS, les violences faites aux femmes demeurent à un niveau 'inacceptable'. Des études publiées dans la revue médicale The Lancet, révèlent qu'à l'échelle de la planète, entre 100 et 140 millions de jeunes filles et femmes ont subi des mutilations génitales. Trois millions d'autres risquent d'en être victimes en Afrique dans l'année. 7 % des femmes risquent d'être violées au cours de leur vie. Enfin, une femme sur trois a déjà subi des violences conjugales. Ruqayya Parveen, Pakistanaise, est l'une de ces nombreuses femmes anonymes victimes de la violence de leurs maris. Alors qu'elle dormait avec ses enfants, son époux, alcoolique, l'asperge d'acide. Elle perd son oeil et son oreille gauche, son fils est brûlé dans le dos. Depuis, 18 mois se sont écoulés et la douleur l'empêche toujours de dormir. Ruqayya ne peut pas travailler. Elle se sent oubliée et abandonnée à sa détresse. 'Aujourd'hui, je suis la victime d'une attaque à l'acide et demain, quelqu'un d'autre subira le même sort parce que la loi ne fait rien pour les gens pauvres comme nous. Elle n'aide que les riches. Les pauvres gens comme moi n'ont aucun espoir d'obtenir réparation. Par contre, chaque fois que je suis sur mon tapis de prière, je maudis mon mari du fond de mon coeur ', dit-elle. Souvent, ces violences se terminent par un décès, comme cela a été le cas récemment au Honduras. Miss Honduras et sa soeur ont été assassinées par le fiancé de cette dernière, simplement pour avoir dansé avec un autre homme.
Vidéos A la une
Au Kenya, plusieurs centaines de personnes ont participé ce lundi à une marche pour protester contre l'agression d'une jeune femme en mini-jupe. La manifestation s'est déroulée à Nairobi. Parmi les slogans des manifestants : 'Ma robe, mon choix'. La jeune femme agressée la semaine dernière portait une mini-jupe. Des chauffeurs de minibus l'ont encerclée et ont commencé à lui arracher ses vêtements. La scène a été filmée et diffusée sur internet. 'Il faut arrêter ces gens-là, ce sont des criminels !', estime Boniface Mwangi, militants des droits de l'homme. Selon lui, 'tous ceux qui ont mis la main sur cette femme doivent être poursuivis pour agression sexuelle'. Dans le même temps, une contre-manifestation était organisée, avec des personnes rassemblées pour demander aux femmes de porter des tenues plus sobres. Le sujet semble diviser l'opinion. Pour preuve, le témoignage d'Ulda Akinyi, 45, mère de trois enfants. Cette employée municipale affirme que 'porter des mini-jupes en présence d'hommes, ce n'est pas bien'. Et d'ajouter que si les femmes ainsi vêtues se font agresser, 'ça (devrait) leur servir de leçons'. Une des organisatrices de la marche de protestation constate que 'la violence touche tout le monde' au Kenya, et que si ça continue de se répandre, cela 'nous privera de relations saines'.
Vidéos A la une
'Une personnalité qui symbolise la lutte pacifique contre les violences envers les femmes et les pauvres et contre la discrimination', c'est ainsi que le jury du Prince des Asturies a décrit Caddy Adzuba en lui décernant récemment le Prix de la Concorde 2014. Cette journaliste et militante congolaise dénonce depuis des années, les viols qui sont utilisés comme armes de guerre en République démocratique du Congo. Leire Otaegi, euronews : 'Votre carrière de journaliste et de juriste est marquée par la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes. Pouvez-vous nous parler de la première fois où vous avez interviewé une victime ?' Caddy Adzuba : 'Je n'ai pas pu finir l'interview. C'était en 2000, j'étais sur terrain, j'ai rencontré une femme et j'étais pressée d'apprendre ce que ces femmes endurent. J'ai tendu mon micro à cette femme et elle m'a regardé droit sur les yeux. Elle ne voulait pas parler. J'ai insisté, je lui ai dit : 'C'est très important, il faut parler'. Elle m'a regardé et elle m'a dit : 'Tu es sûre que tu veux entendre ça ? Tu vas supporter ?' J'ai dit : 'Bien sûr'. Elle m'a parlé pendant deux minutes, puis je me suis levée, je suis partie. Je ne lui ai dit ni au revoir, ni merci, je suis tout simplement partie, j'ai fui parce que les choses que j'entendais, je les connaissais auparavant, mais c'était la première fois qu'une victime m'en parlait directement. Alors, j'ai fui.' Leire Otaegi : 'Et vous, Caddy Adzuba, avez-vous changé depuis cette interview ?' Caddy Adzuba : 'Depuis cette interview, je me suis jurée de faire tout ce que je pouvais faire, avec mes petites connaissances, avec ma petite contribution pour voir si je peux participer à l'amélioration de la vie de ces femmes. Je ne peux rien parce que je n'ai pas de grands moyens, je n'ai qu'un simple micro pour parler, dénoncer et faire savoir ce qui arrive à ces femmes.' Leire Otaegi : 'Quel chemin doit faire une femme abusée pour tourner la page de ce qu'elle a subi et pour qu'elle ne soit plus perçue comme une victime ?' Caddy Adzuba : 'Tout d'abord, il lui faut du temps et ce n'est pas un ou deux jours, un, deux ou cinq mois, ni même deux ans. C'est plusieurs années malheureusement : cinq voire dix ans. Ces femmes sont détruites physiquement, déchirées, traumatisées, torturées. Elles doivent être réparées. La première des choses, c'est la réparation physique. Après cela, elles doivent se libérer de leur traumatisme avec des séances psycho-sociales, psycho-traumatiques... Ensuite, si elles répondent très bien, elles doivent suivre d'autres thérapies de groupe et un accompagnement social pour sa réinsertion socio-économique. Puis, on doit travailler sur leur entourage pour qu'elles soient acceptées au sein de la société là où elles ont été bannies et chassées. Enfin, elles doivent se réinsérer économiquement parce que c'est aussi très important. Souvent, ces femmes sont réduites à la pauvreté parce qu'elles ont tout perdu.' Leire Otaegi : 'Peuvent-elles guérir totalement sans obtenir justice ?' Caddy Adzuba : 'Non, c'est impossible, malheureusement. Il n'y a pas de guérison complète sans justice parce que les bourreaux continuent de circuler librement. Les responsables, les coupables continuent d'errer librement et lorsque ces femmes traumatisées qui ont vécu ces choses-là continuent de voir circuler les gens qui ont causé ces drames, c'est encore une source de traumatisme et pas seulement pour ces femmes, pour nous tous, pour toute la société.' Leire Otaegi : 'Vous avez reçu des menaces pour avoir dénoncé les crimes de violences sexuelles. Vous avez même quitté votre pays à cause de cela. Qu'est-ce que cela fait de vivre et de travailler dans la peur ?' Caddy Adzuba : 'Moi, si je suis menacée, c'est parce que j'ai fait quelque chose : j'ai provoqué les bourreaux, un système. Mais ces femmes, qui ont-elles provoqué ? Personne. Elles n'ont rien fait, mais elles sont victimes des plus graves atrocités qu'on puisse imaginer sur cette planète. Et c'est cela qui nous donne du courage. C'est vrai, on a peur. C'est vrai que quand on reçoit des SMS qui disent : 'si tu continues, tu auras deux balles dans la tête', on a peur. Mais celui qui veut te tuer, il ne va pas t'envoyer un SMS, il va te tuer directement.' Leire Otaegi : 'Qui est en capacité d'installer une paix stable et durable en République démocratique du Congo ?' Caddy Adzuba : 'Tout le monde, tout le monde. La paix, c'est une question universelle. La paix, c'est d'abord une question de responsables qui sont directement liés, qui sont obligés de protéger la population, je parle là du gouvernement congolais. La responsabilité incombe également à la société civile congolaise que nous constituons : nous devons continuer à accompagner ce gouvernement pour qu'il puisse mieux faire son travail. La responsabilité incombe aussi à toute la région des Grands Lacs : tous les voisins de la RDC sont eux aussi responsables d'une manière ou d'une autre de ce que nous connaissons dans le pays. La responsabilité incombe également au continent africain, aux États africains, à l'Union africaine qui doit savoir prendre ses propres responsabilités et résoudre ses propres problèmes. La responsabilité va au-delà des frontières, au-delà des océans, c'est ce qu'on appelle la communauté internationale. Le conflit congolais était davantage un conflit économique, il y a eu plusieurs rapports qui ont dénoncé et qui ont cité nommément les multinationales qui ont été impliquées directement ou indirectement dans le financement des groupes armés tout simplement à cause d'intérêts économiques. Suite à cela, six millions des Congolais ont été tués, plus de 500.000 femmes ont été victimes de violences sexuelles. Donc, la responsabilité est partagée et chacun doit répondre de ces actes. C'est ça, la justice.' Leire Otaegi : 'L'histoire de votre pays est marquée par les guerres, mais aussi par la lutte constante des femmes en faveur de la paix. Que peut-on apprendre de ce combat des Congolaises en Europe au moment où on vous décerne ce prix ?' Caddy Adzuba : 'L'Europe vit en réalité, dans une situation de naïveté - si je puis dire - et cela s'explique par les informations qu'on donne aux Européens sur l'Afrique : 'l'Afrique, c'est un continent des pauvres, c'est le tiers-monde, c'est la guerre, les maladies, Ebola, etc... On ignore qu'en Afrique, il y a des femmes et des hommes courageux, des hommes et des femmes capables de soulever le monde et de dire non aux atrocités et l'Europe doit changer maintenant sa façon de voir les choses en Afrique. L'Europe doit changer sa politique vis-à-vis de l'Afrique. C'est très important.'
Vidéos A la une
C'est un rapport accablant que l'organisation Human Rights Watch publie ce lundi sur les filles et les femmes enlevées par le groupe armé Boko Haram au Nigéria. Un rapport basé sur les témoignages d'ex-otages qui apparaît au moment où trente adolescents ont été kidnappés ce week-end dans l'État de Borno, épicentre de l'insurrection islamiste. 'J'emballais de la nourriture à la maison quand nous avons entendu des coups de feu, raconte une jeune fille sous le couvert de l'anonymat. Nous nous sommes retrouvées face à eux après être sorties pour essayer de fuir. Ils nous ont encerclées et nous ont demandé où nous allions. Ils ont dit : puisque nous vous avons attrapées, nous allons vous convertir à l'islam'. 'Ils ont dit aux musulmanes de se mettre sur un côté et à nous les quatre autres, les Chrétiennes, de se tenir de l'autre côté, raconte une autre jeune ex-otage. Ils ont relâché les musulmanes mais nous ont gardé captives'. Selon Human Rights Watch, plus de 500 femmes et filles ont été enlevées depuis 2009, dont les lycéennes de Chibok en avril. Des témoignages évoquent des viols et des violences physiques. Une femme raconte avoir été menacée de mort, une corde autour du cou, jusqu'à ce qu'elle accepte de se convertir à l'islam. Une autre jeune fille, âgée de 15 ans, affirme que quand elle s'est plaint d'être trop jeune pour se marier, un des commandants lui a rétorqué que sa fille de cinq ans avait été mariée l'année précédente. Une jeune femme a également indiqué avoir été forcée à participer à des attaques islamistes. Avec AFP et Reuters

Pages

Publicité