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Prévoir la pollution atmosphérique

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Chaque jour nous respirons des milliers de litres d’air. En fin de journée une quinzaine de kilos d’air est passée par nos poumons qui ont prélevé notre dose vitale d’oxygène.

Malheureusement, l’air que nous respirons ne contient pas que de l’oxygène, de l’azote et quelques gaz rares, il contient aussi des éléments cancérigènes comme l’a récemment rappelé le Centre
international de Recherche sur le Cancer.

Et comme les vents transportent ces éléments on cherche à savoir si on peut justement prévoir la pollution atmosphérique.

C’est ce qu’on l’on fait à Reading au Royaume-Uni dans le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

Richard Engelen, directeur du projet Macc-II :

“Chaque jour nous recevons dans cette pièces des millions d’observations qui ont été faites par des satellites qui volent à 800 kilomètres d’altitude et qui scrutent l’atmosphère. Nous recevons aussi des relevés fait à la surface de la terre par de nombreuses stations météo mais aussi par des navires, des avions etc”.

Les polluants les plus courants sont le monoxyde de carbone, l’ozone, le dioxyde d’azote et le dioxyde de souffre.

Angela Benedetti, chercheuse au Centre européen : “Parmi les polluants que nous étudions se trouve par exemple la poussière du désert. Nous pouvons voir ici une très belle image de ce nuage de poussière qui vient du désert et qui se dirige vers l’Europe du Sud et qui va affecter l’air de cette région. Comment avons nous obtenu les prévisions de cette donnée ? Elles sont élaborées dans de supers ordinateurs qui utilisent des algorithmes sophistiqués qui imitent les lois de la physique. Les prévisions de la veille sont comparées avec les observations du jour pour établir les prévisions de de demain”.

Toutes les données sont ensuite stockées dans ce gigantesque ordinateur et elles intéressent beaucoup de monde…

Richard Engelen : “On peut penser à des citoyens qui sont sensibles à de très hauts niveaux de pollution comme des asthmatiques qui ont besoin de savoir qu’elles seront les conditions météorologiques dans les jours qui viennent. Cela concerne aussi les collectivités qui doivent par exemple adapter les règles de circulation et qui peuvent utiliser nos prévisions pour anticiper la situation. Ce sont encore des collectivités, des pays qui veulent être conscients du transport transfrontalier des polluants afin qu’ils puissent ajuster leurs mesures sur la base de ces informations”.

L’agence nationale pour la nature et l’environnement à Essen en Allemagne utilisent ces informations qui viennent du Centre européen et qui complètent les observations locales.

Ici à Duisburg, le contrôle de l’air est vital : cette région produit un tiers de l‘électricité allemande avec des centrales thermiques qui fonctionnent au charbon et la deuxième plus grande aciérie allemande.

Cette station de mesure au centre de cette région industrielle contrôle la qualité de l’air et détecte les particules et le dioxyde d’azote, une étape essentielle pour mieux connaître l’air que nous respirons, pour ce qui est de l’améliorer… il faudra d’autres moyens et d’autres volontés.

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Publié le 24/11/2013

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