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Mieux protéger les ponts contre les séismes

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On ne peut pas empêcher les tremblements de terre. Mais grâce aux nouvelles technologies, il est possible de mieux protéger les infrastructures urbaines contre d‘éventuelles catastrophes.

En Italie, dans un laboratoire, Centre commun de recherche de la Commission européenne, on simule des séismes.
L’objectif est de tester la résistance de deux piliers de viaduc. La construction de ce type d‘édifice était en vogue il y a 50 ans, quand la protection parasismique des ponts n‘était pas encore une exigence de construction.

“Ces deux vérins vont simuler ce qui devrait se passer au-dessus de la jetée au pire moment du tremblement de terre. Ils vont donc déplacer les piliers d’avant en arrière”, explique Martin Poljanšek, chercheur en génie civil au laboratoire européen pour l‘évaluation des structures (JRC).

Une série de capteurs et de caméras haute résolution enregistrent la déformation des piliers durant le test. Les données recueillies serviront de support à l‘élaboration de nouvelles méthodes et outils d‘évaluation des risques sismiques pour les ponts à travers l’Union européenne.

“Nous avons pour ambition que ce projet devienne une référence, un exemple pour une action plus large visant à renforcer les infrastructures européennes telles que les ponts, les viaducs, etc. Afin qu’ils résistent mieux aux séismes”, ajoute Artur Vieira, chef d’unité au laboratoire européen pour l‘évaluation des structures (JRC).

Tremblement de terre contrôlé, premier test.

“Un tremblement de terre typique durerait peut-être dix, quinze ou vingt secondes. Ici, dans notre laboratoire, le test dure trois, quatre ou cinq heures. Cela nous donne la possibilité de vraiment suivre l‘évolution des dégâts tout au long du cycle sismique”, détaille Martin Poljanšek.

L’un des piliers, isolé du sol grâce à des roulements à billes, est beaucoup moins endommagé. Mais que se passerait-il pour le reste du pont que les chercheurs ont modélisé ici virtuellement, pour une simulation dite cyber-physique.

“On a un modèle virtuel pour tous les piliers, donc chacun des deux piliers qui sont testés. Et c’est en recalibrant les modèles de ces deux piliers qu’on sera capable de recalibrer les modèles de tous les autres piliers”, explique Pierre Pegon, responsable du test au JRC.

Alors, faut-il moderniser les vieux ponts et les habiller d’une isolation sismique ou serait-il moins cher de simplement réparer les dégâts après un séisme ? Le modèle virtuel permet de choisir la meilleure solution adaptée à chaque cas.

“Premièrement, ce test a confirmé que les ponts construits dans les années 1950-1960 sont vulnérables face à un tremblement de terre – Pas forcément du point de vue de la sécurité, mais plutôt du côté économique. Deuxièmement, nous avons confirmation qu’un isolement de sa base est un moyen efficace de protéger le pont et donc de pouvoir encore s’en servir après un tremblement de terre “, termine l’ingénieur-expert Fabio Taucer.

Pour plus d’informations sur le projet de recherche, http://elsa.jrc.ec.europa.eu/

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Publié le 15/03/2014

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