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Les réalités de la vie dans l’espace

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Nombreux sont ceux qui rêvent de partir dans l’espace. Certains ont la chance d’en faire leur métier et de passer six mois dans ces conditions. Une activité hors du commun qui réserve des moments de doute comme le confie Frank De Winne, directeur du centre des astronautes de l’ESA à Cologne : “quand au moment du décollage, dans la partie supérieure de la fusée, allongé sur le dos, vous n’avez plus rien à faire pendant une demi-heure, vous vous demandez : “mais qu’est-ce que je fais ici ?” Vous allez passer six mois avec six autres personnes dans une boîte de conserve,” poursuit-il, “et vous avez une demi-heure pour penser à tout cela.”

Pour les futurs membres d‘équipage de la Station spatiale internationale, la porte d’entrée de l’espace se situe à Cologne en Allemagne. Tous ceux qui sont appelés à rejoindre l’ISS doivent y suivre un entraînement. Parmi eux, une nouvelle recrue de l’ESA : l’Italien Luca Parmitano. Il s’apprête à passer six mois dans l’espace. L’une de ses missions consistera à superviser l’amarrage à la Station du véhicule de ravitaillement ATV. “Si quelque chose ne va pas,” explique-t-il, “je suis la dernière ligne de défense, je peux envoyer un ordre pour stopper, retarder ou carrément annuler l’amarrage.”

Le comportement des astronautes est suivi avec attention lors de la phase d’entraînement puis pendant leur mission. Lorsqu’un Européen est dans l’espace, il y a toujours quelqu’un à Cologne qui veille sur lui. L‘évolution de leur état de santé fait l’objet de toutes les attentions. Les membres de l‘équipage alternent de façon régulière, les périodes de travail et de repos, pour éviter le surmenage et consacrent deux heures aux activités physiques. Leur mission principale consiste à mener des recherches scientifiques, mais ils doivent aussi consacrer beaucoup de temps à la maintenance de la station et accomplir des tâches qui peuvent sembler banales comme passer l’aspirateur ou encore s’occuper du recyclage de l’eau. “70% de l’eau est recyclée et notre urine également !” souligne Frank De Winne.

Les agences spatiales comme l’ESA et la NASA espèrent à terme, faire voyager leurs équipages plus loin et plus longtemps. L’un des thèmes principaux de recherche consiste donc à comprendre comment notre corps réagit en conditions de zéro-G. Ce qui fait fondre les muscles et les os qui ne sont plus sollicités.
Un autre risque du métier d’astronaute est lié à l’espace lui-même et à toutes ces particules radioactives qui bombardent l’ISS. Ce genre d’exposition aux radiations pourrait causer l’apparition de cancers notamment de leucémies. Mais pour l’instant, l‘équipe médicale n’a établi aucune conséquence à long terme.

C’est un métier à risque, mais hors du commun. Il donne aussi le sentiment de vivre une expérience unique. C’est ce qu’espère éprouver Luca Parmitano. Il raconte que ces futurs coéquipiers “disent tout le temps que c’est une expérience tellement incroyable, que six mois, cela passe en un clin d’oeil et que la première de leurs priorités, c’est de profiter de chaque instant.”

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Publié le 24/05/2013

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