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António Costa : “Le populisme est synonyme d’irresponsabilité”

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Quelles conséquences en Europe après le Brexit et la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine ? C'est l'une des questions centrales que nous posons au Premier ministre portugais.
António Costa dit espérer qu'à présent, nous serons 'vaccinés contre de nouvelles erreurs' en faisant référence aux populistes qui ont le vent en poupe dans un certain nombre de pays européens.
Le responsable socialiste appelle également la Commission européenne à affirmer son leadership et les dirigeants européens à répondre aux préoccupations des citoyens sur 'la croissance, le chômage, la sécurité' notamment en 'encadrant la mondialisation'. Par ailleurs, malgré les difficultés économiques que traverse encore le Portugal, il exclut l'hypothèse d'un deuxième plan de sauvetage pour son pays.

Le Portugal tente de tourner la page après des années d'une austérité sévère et de devenir une destination d'investissement et d'innovation. C'est pour cela que Lisbonne a bataillé dur pour accueillir le Sommet du web qui est l'un des événements majeurs des nouvelles technologies en Europe. C'est là que nous avons interviewé le Premier ministre portugais António Costa dans The Global Conversation. Nous abordons avec lui une question hautement d'actualité : Quel sera l'impact de l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche sur son pays et sur une Europe fragilisée ?

Isabelle Kumar, euronews :
'Commençons par les élections présidentielles aux Etats-Unis qui ont investi Donald Trump : est-ce le résultat que vous souhaitiez ?'

António Costa, Premier ministre portugais :
'Le choix du Président des Etats-Unis revient aux électeurs des Etats-Unis. Evidemment pour beaucoup de monde et pour moi-même, c'est une surprise et on espère que les Etats-Unis resteront engagés dans le partenariat transatlantique avec l'Europe et conserveront leurs responsabilités dans le cadre multinational des Nations Unies. Mais je crois que le grand message qu'on doit entendre et essayer de comprendre, c'est pourquoi ce résultat a été possible : c'est la grande question. C'est la question que le Brexit a déjà posée et que plusieurs sondages dans des différents pays européens nous adressent.'

Biographie : António Costa

António Costa exerce comme Premier ministre du Portugal depuis novembre 2015.
Il dirige un gouvernement minoritaire socialiste anti-austérité.
Il gouverne avec le soutien d'une alliance politique à laquelle participent deux partis de la gauche radicale.

António Costa a été maire de Lisbonne de 2007 à 2015.

'Une rupture entre le cadre politique dominant et les angoisses des gens ordinaires'

Isabelle Kumar :
'Alors, pourquoi cela s'est-il produit ?'

António Costa :
'Je crois que franchement, il y a eu une rupture entre ce qui est le cadre politique dominant et les angoisses des gens ordinaires et qu'il faut nous rattraper et nous rapprocher de ce que sont les vraies demandes des citoyens et citoyennes vis-à-vis de la politique. Evidemment, la mondialisation, c'est irréversible et c'est un gain pour l'ensemble de l'économie mondiale, c'est un gain pour le développement de nombreux pays, de la Chine à l'Inde. C'est aussi une menace pour bon nombre de nos concitoyens. Il faut les rassurer et on ne l'a pas fait.'

Carte des principaux dirigeants et partis populistes dans le monde par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/uAehqk0rmS- Agence France-Presse (afpfr) 9 novembre 2016

Isabelle Kumar :
'Vous dites que la mondialisation est là, mais on voit que Donald Trump, pendant sa campagne, a dit qu'il aurait une politique plutot protectionniste, isolationniste. Quel serait l'impact sur l'Europe ?'

António Costa :
'A travers l'Europe, il y a pas mal de réactions protectionnistes, quand il y a quelques pays de la zone Schengen qui ferment leurs frontières pour ne pas recevoir de réfugiés, quand on voit le Royaume-Uni sortir de l'Union européenne, quand on voit la victoire de Trump, on a compris qu'il y a une réaction très forte contre la mondialisation.'

'Il faut encadrer la mondialisation, c'est l'un des grands échecs de l'Union européenne'

Isabelle Kumar :
'C'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe ?'

António Costa :
'Non, c'est une mauvaise nouvelle pour le monde, mais aussi pour l'Europe. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il faut encadrer la mondialisation et ça, je pense que c'est l'un des grands échecs de l'Union européenne jusqu'à maintenant.'

Tous du côté du peuple ? #macron #trump #Sarkozy. Aujourd'hui, une enquête #Idées sur le #populisme libe https://t.co/PrhQiwf3iv- Libération Idées (LibeIdees) 17 novembre 2016

Isabelle Kumar :
'Restons un moment avec Donald Trump : que pensez-vous de son programme tel que nous le connaissons actuellement ?'

António Costa :
'Son programme, ce n'est pas mon programme du tout, pas seulement sur les questions économiques, mais aussi sur la question des valeurs. Mais entre pays démocratiques, on doit respecter le choix des différents peuples et le choix que les Américains ont fait en désignant leur Président.'

'Génération start-up'

Isabelle Kumar :
'L'économie portugaise connaît une période difficile : certains entrevoient le début d'un dynamisme de l'économie, mais la situation n'est pas bonne. Pourquoi était-ce si important pour vous que le Sommet du Web où nous nous trouvons ait lieu à Lisbonne ?'

António Costa :
'On est en plein virage, notre situation est en train d'évoluer. On a conclu le programme d'ajustement avec la troïka [FMI, Commission, Banque centrale européennne]. On a assuré que cette année, pour la première fois, on aura un déficit en-dessous des 3%. Donc on va s'en sortir de la procédure de déficit excessif et donc, il faut faire la relance économique. La relance économique doit être surtout portée par l'innovation. Les start-up, c'est l'option qu'on a trouvée pour mobiliser cette génération de Portugais et Portugaises qui est la génération la plus qualifiée qu'on n'ait jamais formée, qui pendant les années de crise, ont choisi l'émigration. Il faut faire revenir ces gens et surtout, inciter ceux qui étudient aujourd'hui dans nos universités et nos instituts polytechniques à rester ici et profiter de la qualité et du savoir-faire de cette génération.'

#Lisbon Le #WebSummit, une aubaine pour l'économie du #Portugal https://t.co/pAxeFgtn21 pic.twitter.com/8jJ9g7EoG4- Le Quotidien (@le_quotidien_lu) 6 novembre 2016

Isabelle Kumar :
'Est-ce que l'austérité était nécessaire ? Est-ce que c'était la bonne politique à l'époque ?'

António Costa :
'Je crois que le programme de la troïka était une erreur, mais on a déjà dépassé cela, on a tourné la page et maintenant, on a le regard tourné vers l'avenir.'

'Aucune raison pour un deuxième plan de sauvetage'

Isabelle Kumar :
'Vous dites que vous avez tourné la page. Mais étant donné cette incertitude globale, certains évoquent la possibilité d'un deuxième plan de sauvetage.'

António Costa :
'Non. Il n'y a aucune raison pour cela. Tout d'abord, je l'ai déjà dit, on aura le meilleur déficit depuis 42 ans, l'un des meilleurs déficits de l'Union européenne.'

Isabelle Kumar :
'Mais une croissance faible...'

António Costa :
'Oui, c'est vrai, mais elle sera faible à un moment où dans toute l'Europe, la croissance est faible. On a déjà réduit la chômage de 2 points cette année. Le total de nos exportations a augmenté de 6% et nos exportations dans l'Union européenne ont grimpé de 7,6%.'

Pas d'amende de l'UE pour Italie-Espagne-Portugal qui ne tiennent pas leur déficit budgétaire #EffetTrumpBrexithttps://t.co/CQEWcSHBIe- Chris Chavagneux (@ChrisChavagneux) 16 novembre 2016

Isabelle Kumar :
'Est-ce que vous serez prêt à démissionner si vous ne retrouvez pas cette croissance ?'

António Costa :
'Je crois que ce scénario n'est pas d'actualité, on a une majorité parlementaire stable, on a une très bonne relation avec le président de la République, on a une très bonne relation avec les partenaires sociaux et les indicateurs du climat économique nous disent qu'il y a un climat de confiance croissant depuis le début de l'année. Les salaires des fonctionnaires publics qui ont été amputés de 30% pendant cinq ans ont été rétablis à leur niveau initial. On a réussi à faire une réduction de taxes sur les salaires dans le privé et dans le public.'

Wolfgang Schäuble 'ne connaît pas du tout la réalité portugaise'

Isabelle Kumar :
'Mais tout le monde n'est pas d'accord avec ce que vous faites.'

António Costa :
'C'est normal, non ?'

Isabelle Kumar :
'En particulier au sein de l'Europe... Je pense à Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances : le chef de votre parti l'a traité de pompier pyromane. Il prétend que Wolfgang Schäuble voudrait incendier votre pays.'

António Costa :
'C'est vrai. Malheureusement, le ministre Wolfgang Schäuble a une position hostile à l'égard de notre gouvernement, celle-ci s'appuie sur l'ignorance de la réalité économique portugaise. J'ai l'habitude de dire que je m'intéresse beaucoup aux Allemands, mais surtout aux Allemands qui connaissent bien le Portugal et ces Allemands qui connaissent bien le Portugal ont confiance dans notre pays et y investissent.
Regardez : Volkswagen a une usine ici au Portugal - c'est la plus productive de tout Volkswagen en Europe -. Qu'a décidé Volkswagen ? De créer un nouveau modèle de voiture qu'il va lancer l'année prochaine et qui va être produit à partir de cette usine au Portugal. Bosch a déjà ouvert deux nouveaux sites industriels au Portugal. Continental a ouvert une nouvelle usine cette année.'

Wolfgang Schäuble, un 'pompier pyromane' selon les socialistes portugais https://t.co/3VtsSNhrWw- RTBF info (@RTBFinfo) 28 octobre 2016

Isabelle Kumar :
'Alors, Wolfgang Schäuble n'est pas au courant de ce qui se passe ?'

António Costa :
'Non, il ne connaît pas du tout la réalité portugaise, mais heureusement les entrepreneurs allemands connaissent bien le Portugal, ont confiance dans le Portugal et renforcent leurs investissements au Portugal.'

'Le Portugal continue de résister au populisme'

Isabelle Kumar :
'J'aimerais bien revenir sur cette comparaison entre l'Europe et les Etats-Unis : pendant sa campagne, Donald Trump disait que sa victoire pourrait être un Brexit + + +. Vous avez évoqué le Brexit. Pour beaucoup d'observateurs, c'est une victoire du populisme, mais est-ce que c'est une victoire du populisme en Europe ?'

António Costa :
'Le populisme xénophobe est présent un peu partout en Europe. Il n'y a peut-être que l'Espagne et le Portugal qui résistent à ce populisme xénophobe. C'est normal pour le Portugal parce qu'on n'est pas un pays renfermé au milieu de l'Europe, on est au bord de l'Atlantique, ouvert sur le monde...'

Isabelle Kumar :
'Quel sera l'impact sur le populisme en Europe ? Est-ce que cela va renforcer son essor ?'

António Costa :
'J'ai toujours l'espoir que chaque décision malheureuse comme le Brexit ou la victoire de Trump puisse être le vaccin suffisant pour nous protéger de nouvelles erreurs et de nouveaux triomphes du populisme dans les élections à venir en Europe.
Heureusement, [au Portugal], on continue de résister, on reste ouvert sur le monde. Ce qui est décisif pour notre avenir. C'est notre histoire, mais aussi notre avenir.'

Isabelle Kumar :
'Mais votre parti a fait alliance avec les eurosceptiques : c'est un mouvement qui gagne du terrain en Europe, ils voudraient la désintégration de l'Union européenne. Est-ce qu'on risque d'assister à cette désintégration ?'

António Costa :
'Dans le cas du Portugal, il faut comprendre une chose : cette alliance sur laquelle s'appuie notre gouvernement respecte très bien les différences dans nos positions. Le parti socialiste dont je suis le leader, c'est le champion de l'intégration europénne et c'est toujours le cas. L'accord qu'on a avec les autres partis de gauche ne concerne pas les question européennes. Donc le programme du gouvernement reste un programme pro-européen qui défend l'intégration européenne.'

Bilan d'étape après six mois de gouvernement gauche/extrême-gauche au Portugal via franceinter https://t.co/b6W4qNG2xK- Anthony Bellanger (a_bellanger) 27 mai 2016

'La question du maintien du Portugal dans l'UE ne se pose pas'

Isabelle Kumar :
'Seriez-vous prêt à organiser un jour, un réferendum dans le cas où les Portugais demanderaient un vote populaire sur le maintien du Portugal dans l'Union européenne ?'

António Costa :
'On fête actuellement, nos 30 ans d'adhésion. Ce n'est pas maintenant qu'on va faire un référendum. Ce n'est pas une question qui se pose au Portugal.'

Isabelle Kumar :
'C'est un point final. Il n'y en aura jamais.'

António Costa :
'Il y a un grand consensus au Portugal sur cette question et même après ces quatre années de troïka, on reste pro-européen. On a un problème au sein de l'Union européenne qu'il faut mettre sur la table de façon très claire, c'est qu'il faut compléter l'Union économique et monétaire. L'Union économique et monétaire ne s'est pas accomplie et c'est une question essentielle pour stabiliser l'ensemble de l'Europe.'

Isabelle Kumar :
'Mais ce mouvement populiste va tout faire pour empêcher cela.'

António Costa :
'Il faut les combattre.'

'Le populisme, c'est plus ou moins un synonyme de l'irresponsabilité'

Isabelle Kumar :
'Alors, comment ? A la tête de ces mouvements populistes, il y a des personnalités très fortes : on a évoqué Donald Trump bien sûr aux Etats-Unis, mais en Europe, on avait Nigel Farage qui a poussé la Grande-Bretagne à sortir de l'Union européenne...'

António Costa :
'Oui et après, c'est lui qui est sorti. Il a laissé la Grande-Bretagne avec un grand problème et puis, il s'en est allé. C'est de l'irresponsabilité.'

Isabelle Kumar :
'Oui, mais eux, ils se disent responsables face à l'Union européenne.'

António Costa :
'Le populisme, c'est plus ou moins un synomyme de l'irresponsabilité. C'est facile de faire des discours, c'est facile de mobiliser les gens pour prendre des décisions, mais après, c'est plus difficile de gérer, de gouverner une fois ces décisions prises.
Ce qui se passe en Grande-Bretagne, c'est incroyable : tous les grands défenseurs du Brexit sauf Boris Johnson sont partis. Ceux qui restent ne savent pas quoi faire. C'est incroyable qu'après avoir décidé de sortir de l'Union européenne, le Royaume-Uni demande tous les jours, plus de temps pour réfléchir, pour savoir ce qu'il doit faire, comment ouvrir les négociations...'

Brexit : Theresa May n'aurait toujours pas de stratégie globale pour mettre en oeuvre la sortie de l'UE https://t.co/u66KEfvska pic.twitter.com/He82S9BMr6- Atlantico (@atlantico_fr) 16 novembre 2016

'L'Allemagne ne sait pas rassembler et incarner le leadership en Europe'

Isabelle Kumar :
'Puisqu'on parle de ces personnalités populistes, est-ce que cela pourrait être cela le problème, ce manque de leadership en Europe ?'

António Costa :
'Je ne sais pas si on manque de leadership, mais il manque certainement des résultats. Les gens veulent être rassurés sur le fait que même si on fait partie d'une économie mondialisée, il y a des politiques qui peuvent aider la croissance, la création d'emplois, qu'il y a de nouvelles formes de travail, qu'il y a de la formation pour que les personnes puissent participer au marché du travail et ne restent pas en dehors du marché du travail. Donc ma réponse, c'est que cette préoccupation quant à ces trois aspects - la croissance, le chômage et la sécurité -, c'est le message fondamental que les citoyens nous envoient et on doit y apporter une réponse positive.'

Isabelle Kumar :
'L'Allemagne dont on dit qu'il s'agit de facto du leader de l'Union européenne, ce n'est pas nécessairement l'exemple à suivre ?'

António Costa :
'Je crois que c'est un paradoxe parce que c'est le seul pays qui peut être le leader, mais malheureusement il ne veut pas être le leader. Parce que pour être le leader, il faut avoir la capacité de rassembler, créer des ponts entre les uns et les autres, rapprocher les pauvres, les riches, les petits, les grands, les pays de l'Est, les pays de l'Ouest, les pays du Nord, les pays du Sud...
L'Allemagne ne sait pas le faire. L'Allemagne n'a jamais été dans une posture de rassembleur et elle n'a pas appris à l'être.
Donc, c'est très difficile pour l'Allemagne d'avoir cette position de leadership et malheureusement, il n'y a pas d'autres pays qui ont réussi à exercer cette fonction de leader à la place de l'Allemagne.
C'est pourquoi j'espère beaucoup de Jean-Claude Juncker, de sa Commission, car en l'absence de capacité de leadership au sein des Etats membres, la Commission a l'opportunité de reprendre la position centrale qu'elle a eue notamment à l'époque de Jacques Delors et d'incarner le véritable leadership de l'Union européenne.'

From Brexit to Trump, Europe reels from year of crisis https://t.co/SNGnMl1RIe pic.twitter.com/XRfdzdomO3- AFP news agency (@AFP) 12 novembre 2016

'Réinventer le travail', 'mettre en place une mobilité durable'

Isabelle Kumar :
'Revenons au Web Summit. Il y a une session ici qui s'appelle 'La folie de la réalité virtuelle'. Pensez-vous que nous risquons de nous lancer dans l'inconnu et que les génerations futures devront en payer le prix ?'

António Costa :
'Toutes les générations sont confrontées à l'inconnu : c'est l'avenir. C'est vrai que maintenant, la dynamique d'innovation technologique soulève des questions plus complexes qu'auparavant. L'automatisation, la robotique, le digital sont des questions difficiles pour nous.
Dans l'histoire, tous les gains de productivité, tous les gains technologiques permettaient de créer plus d'emplois que ceux qui étaient détruits.
Donc, il faut réinventer la façon de travailler, de partager le temps de travail, de partager différemment les gains de productivité.'

Isabelle Kumar :
'Pour terminer sur une note plus légère comme nous sommes à un sommet des nouvelles technologies, est-ce que vous avez une nouvelle technologie qui vous est un peu fétiche ou est-ce que vous en souhaiteriez une nouvelle ?'

António Costa :
'Je crois beaucoup à l'intérêt des nouvelles technologies dans le domaine de la mobilité. Le grand défi auxquels l'humanité doit faire face dans les décennies à venir, c'est le changement climatique et cela veut dire surtout trouver comment mettre en place une mobilité durable et pour y parvenir, les avancées technologiques représentent une immense opportunité.'

Isabelle Kumar :
'Et dans votre vie quotidienne ?'

António Costa :
'Dans ma vie quotidienne, je travaille avec les logiciels, avec mon ordinateur portable et c'est toujours une aventure pour moi de trouver constamment dans mon téléphone portable de nouvelles applications pour effectuer des opérations bancaires, acheter un livre, trouver un restaurant, améliorer notre accès à des connaissances, à de l'information : c'est un monde fantastique !'

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Publié le 17/11/2016

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