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Lundi noir.

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Lundi noir sur les places boursières mondiales. La Bourse de Paris rend les armes, impuissante devant cette déferlante de mauvaises nouvelles. Le CAC 40 termine en repli de 2,89% mais arrive à préserver le seuil des 3 100 points à 3 101,53 points. La purge sur les valeurs bancaires était si puissante que l’indice parisien a perdu plus de 3,13% en milieu d'après-midi, dans un marché dominé par les inquiétudes sur la zone euro, et l'Espagne en particulier. La tendance baissière à Paris s’est accentuée par l'ouverture en repli de Wall Street. Rien ne va plus sur les marchés alors que les difficultés de l’Espagne et la menace d’une sortie de la Grèce de la zone euro font paniquer les marchés… Reflet de ces craintes, les rendements obligataires des pays les plus fragiles de la zone euro ont connu une grosse poussée de fièvre. Le 10 ans espagnol a atteint des sommets, dépassant même les 7,55%, pour la première fois depuis la création de l'euro alors que le seuil des 7% est considéré comme insoutenable par le marché. Les investisseurs s’inquiètent de la situation des finances publiques des régions espagnoles. La Communauté de Murcie est en effet la deuxième région d'Espagne à solliciter une aide financière à Madrid. Une demi-douzaine de gouvernements régionaux devrait suivre l'exemple de Valence, selon des informations de presse. Mais c’est la situation globale de l’Espagne qui effraye les opérateurs, le gouvernement espagnol a indiqué que le pays resterait en récession en 2013 (- 0,5 %). Même si la contraction de l’activité sera moins importante que redouté cette année (-1,5% au lieu de -1,7%), les nouvelles prévisions rendent difficiles l’atteinte des objectifs de réduction du déficit. Autre signal négatif envoyé aux marchés : les autorités espagnoles ont décidé d'interdire les ventes à découvert en début d'après-midi. La flambée des taux espagnols touche également les obligations italiennes dont le rendement à dix ans flirte avec les 6,4%. La Grèce revient dans le viseur des marchés et complète ainsi le trio explosif de la zone euro. Les craintes d’une éviction de Grèce de la zone euro refont surface. Athènes doit rencontrer cette semaine la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) qui doit observer les progrès réalisés par le pays dans la mise en œuvre des réformes. Une cure d’austérité nécessaire pour que le pays sorte de l’ornière grâce au déblocage d’une tranche de 31,5 milliards d’euros sur l’aide de 130 milliards accordée en février. Certains officiels ne cachent pas leur pessimisme quant à la capacité de la Grèce de se maintenir à flot dans la zone euro. Dans ce contexte, les opérateurs se sont précipités vers les actifs refuges à l’image du Bund allemand dont le taux a touché un plus bas historique à 1,168 %. On attendait avec impatience une bonne nouvelle, faisant oublier pour un temps cette série noire. Mais en vain…

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Publié le 23/07/2012
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