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Publié le 24/01/2018

Prisons : les syndicats quittent les négociations, et pour cause...

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Négociations avortées en France, le conflit des prisons s'enlisent, les blocages des établissements pénitentiaires se poursuivent au 10 ème jour du mouvement.

Le syndicat Force Ouvrière avait prévenu, il ne veut pas de réformette, il se disait prêt il y a quelque jours à tenir un mois s'il le fallait. Et ce sont tous les syndicats qui ont claqué la porte des pourparlers rejetant les propositions du gouvernement.

Cette crise des prisons est la plus grave des 25 dernières années et pour cause, surpopulation, violences, la coupe est pleine selon l'Observatoire internationale des prisons :

"La situation est catastrophique, et elle touche absolument tout le monde, familles, détenus, personnel pénitentiaire, intervenants ... On est vraiment dans une situation de surpopulation dans les maisons d'arrêts, mais également de tensions et de violences dans la quasi-totalité des établissements, ce qui est connu de tous. Ceci nécessite une reprise en main et une révolution avec des mesures prises pour désengorger les prisons et calmer ce climat de violences," explique François Bès, coordinateur du pôle enquêtes de l'OIP-Section Française.

Pour l'instant, la ministre de la justice Nicole Belloubet refuse de créer plus de 1 100 postes sur 4 ans. Elle a proposé de nouvelles primes aux surveillants dans les prisons sensibles, mais pour les syndicats, c'est insuffisant, tout juste "une prime à l'agression".

Certains demandent un médiateur. La ministre s'y refuse pour l'instant.

Action coup de poing

Devant la prison de Fresnes, les gardiens comptent "bloquer" le transfert de Jawad Bendaoud pour son procès très attendu cet après-midi à Paris. Procès pour avoir logé des djihadistes du 13 novembre 2015 à Saint-Denis. C'est une décision "absolument pas acceptable", selon Nicole Belloubet.

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