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Ciel gris mais pas de tempête sur l‘économie turque

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L'agence de notation Standard and Poor's a baissé d'un cran la note souveraine de la Turquie au regard de l'instabilité politique qui caractérise le pays depuis le coup d'État manqué du week-end dernier. Ce jeudi matin l'indice principal de la Bourse d'Istanbul perdait 4% pour tomber à son plus bas niveau depuis cinq mois. Depuis samedi livre turque a perdu 7% par rapport au dollar.

La Turquie, favorite des investisseurs dans les années 2000, pourrait subir la fuite des capitaux. Le président Recep Tayyip Erdogan tente de rassurer les investisseurs:

'Les acteurs de notre économie, en Turquie comme à l'étranger, n'ont aucune inquiétude à avoir concernant l'État d'urgence. Standard and Poor's, qu'avez-vous à voir avec la Turquie? La Turquie ne travaille plus avec vous. Cette institution a déjà agi de la sorte dans le passé, et nous lui avons fait savoir que nous voulions couper les ponts' a déclaré le chef d'État turc.

Pour Selva Dem ralp, professeure à l'université de KoÇ et ancienne économiste à la Réserve fédérale des États-Unis (FED), la situation économique ne devrait pas trop se détériorer sur le long terme:

'La Turquie affiche un déficit des comptes courants, et l'avis des investisseurs est important, mais quand on y réfléchit, ce terrible événement a eu lieu au bon moment, alors que les liquidités mondiales sont abondantes. Aujourd'hui la BCE va poursuivre son assouplissement quantitatif, la Banque du Japon aussi. Toutes ces liquidités dans le système réduisent les inquiétudes, concernant la capacité de la Turquie de financer sa dette extérieure' explique-t-elle.

Le FMI a appelé mardi Ankara à préserver les institutions démocratiques, piliers des progrès économiques du pays. Ce qu'ont fait aussi les États-Unis, l'Union Européenne et l'Otan.

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Publié le 22/07/2016

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