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Yémen : reprendre Sanaa

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La capitale du Yémen ne doit plus être sous influence iranienne.

Le président Mansour Hadi a ordonné lundi la reprise de Sanaa, aux mains des rebelles chiites Houthis depuis trois ans, des rebelles qu'il accuse d'être soutenus par Téhéran. L'Iran nie toute implication militaire au Yémen.

L'opération militaire sera appuyée par la coalition menée par l'Arabie saoudite. Ryad a demandé aux civils de s'éloigner des zones rebelles, en prévision d'une intensification des raids aériens.

Baptisée "Sanaa l'Arabe", l'opération annoncée lundi consisterait, selon le membre de l'entourage de M. Hadi, à prendre la capitale en tenailles sur plusieurs fronts, notamment à l'est et au nord-est.

Selon des sources militaires loyalistes à Marib, sept bataillons ont reçu l'ordre de marcher sur Sanaa sur le front est.

Outre le soutien de la coalition sous commandement saoudien, les militaires loyalistes se sont assurés l'appui des tribus de Khawlane qui contrôlent l'est de Sanaa, ont ajouté les mêmes sources.

La capitale yéménite est déjà le théâtre de combats entre les Houthis et les partisans de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh. Après trois ans de coopération, les deux camps s'affrontent depuis une semaine à Sanaa. On compte déjà une centaine de morts.

L'ancien président Ali Abdallah Saleh, 75 ans, a été contraint de céder le pouvoir à M. Hadi en février 2012, dans le sillage du Printemps arabe.

Il avait scellé deux ans plus tard une alliance avec les Houthis, issus de la minorité zaïdite --une branche du chiisme--, après les avoir longtemps combattus.

Cette alliance a pris fin la semaine passée, et M. Saleh a offert samedi à l'Arabie saoudite de "tourner la page" en échange d'une levée du blocus imposé par Ryad, qui étrangle le pays.

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Publié le 04/12/2017
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