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Un nouveau parti d’extrême droite en Hongrie

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Un nouveau parti extrémiste hongrois retoqué par la justice. Le parti Magyar Hajnal, qui veut dire Aube hongroise, s’est vu refusé la reconnaissance officielle à laquelle il prétendait. Andras Kisgergely, c’est le dirigeant de cette formation radicale issue du parti d’extrême-droite Jobbik. L’Aube hongroise, qui aime à publier les origines ethniques de ses partisans sur internet, revendique le retour aux frontières d’avant 1920. Et le port des armes pour tous :

“Tout le monde en Hongrie devrait avoir le droit de se protéger ainsi que sa famille, de défendre ses valeurs et ses biens, et nous pouvons assurer que nous allons nous battre pour le droit pour tous de détenir une arme à feu en Hongrie” dit-il.

L’exemple est donné ici, par un ex-membre du parti Jobbik, en mai 2012, des images postées par un blog de ​​gauche sur Youtube. L’homme est toujours membre du parlement hongrois, et milite désormais au sein de l’Aube.

Les partisans de ce mouvement sont en lien avec des organisations paramilitaires impliquées dans certains actes de violence. L’Aube hongroise rêve de réunir ces groupes armés et de faire revivre feu la Garde hongroise. Cette milice paramilitaire xénophobe liée au mouvement Jobbik s‘était largement illustrée par ses propos liberticides et ses activités martiales et ouvertement anti rom. Dissoute en 2009 par la justice, elle n’a pas disparu pour autant.

Les partisans de l’Aube viennent pour la plupart du Jobbik, dont ils auraient été rejetés à la suite de luttes internes. Selon la presse hongroise, ce sont eux qui ont dévoilé les origines juives de Csanad Szegedi, l’une des étoiles montante du Jobbik, l’an dernier, un coup de massue dans les rangs des extrémistes anti-sémites du parti. Converti au judaisme, Szegedi est aujourd’hui député indépendant .

Le Jobbik a obtenu 17 % des voix aux dernières élections générales, A six mois des prochaines élections, c’est le troisième parti du pays, et le plus populaire chez les jeunes selon les derniers sondages.

“En Hongrie, de plus en plus d’organisations se détournent du Jobbik, car elles ne trouvent pas le parti – entré au Parlement en 2010 – suffisamment radical. Dans le même temps, les partis nationalistes européens ne veulent pas travailler ensemble avec le Jobbik, qu’ils trouvent trop extrémiste» rappelle Andrea Hajagos, notre correspondante à Budapest.

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Publié le 31/10/2013
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