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Turquie : timide avertissement de l’Europe

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Pas de remontrances publiques, tout au plus une courtoise mise en garde. Recevant le Premier ministre turc pour la première fois depuis cinq ans, les responsables européens ont effleuré la question de la controversée réforme de la justice. Une réforme qui permettrait à l’exécutif d’avoir le dernier mot sur la nomination des magistrats.

“ J’ai souligné que la Turquie, en tant que pays candidat, devait respecter les critères politiques de l’adhésion, y compris l’application de l’Etat de droit et la séparation des pouvoirs “, a expliqué Herman Van Rompuy. “ Il est important de ne pas reculer par rapport aux progrès accomplis et de s’assurer que le système judiciaire fonctionne sans discriminations ou préférences. “

Eclaboussé par des enquêtes de corruption qui touchent son entourage – une manoeuvre pour déstabiliser le gouvernement, assure-t-il – Recep Tayyip Erdogan a défendu son projet de réforme.

“ Si la justice ne se montrait pas indépendante, en agissant de manière partiale, il y a aurait de sérieux dysfonctionnements. Et c’est pour éviter ces problèmes que le parlement doit faire les changements nécessaires, afin précisément de rendre la justice indépentante et impartiale “, a-t-il déclaré.

Au final, les responsables européens et le Premier ministre turc auront sauvé la face. Recep Tayyip Erdogan a insisté sur les attentes de son pays quant au processus d’adhésion et les Européens ont diplomatiquement fait savoir qu’il suivraient de près la situation en Turquie.

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Publié le 21/01/2014
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