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Tchernobyl : les employés qui construisent la nouvelle arche cachent leurs maladies

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C'était il y a 30 ans, le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait conduisant à la fusion du coeur du réacteur, avec une pollution toujours présente aujourd'hui.

Aujourd'hui, 3000 personnes sont sous surveillance dans un hôpital: ce sont les employés de la société Novarka, un consortium européen de BTP mené par les entreprises françaises Vinci et Bouygues, ainsi que l'allemand Hochtief et le germano-britannique Nukem.

Ce consortium conçoit et construit le nouveau sarcophage qui doit recouvrir l'ancien réacteur n 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, ainsi que le premier sarcophage de béton bardé d'acier et bourré de 300 000 tonnes de sable, d'argile, de plomb et de bore, qui fut très vite détérioré.

Parmi les employés, ceux qui sont très malades sont envoyés à Kiev. Les autres font comme si de rien n'était, pour garder leur emploi: un travail stable et bien payé.

Latysheva Galina, médecin:'Evidemment, tous ceux qui sont trop malades ont quitté la zone d'exclusion. Certains d'entre eux sont à la retraite, ou souffrent de maladies. Ceux qui sont en bonne santé peuvent rester ici, mais ils essaient souvent de cacher leurs problèmes médicaux.'

15 jours par mois, les employés se relaient autour de la centrale, chacun avec son dosimètre. Ils affirment tous savoir précisément où sont les zones les plus dangereuses. Mais si le dosimètre d'un employé dépasse les normes autorisées, il ne pourra plus travailler.

Grindiaev Vladimir, ingénieur :'Je ne dirais pas que le rayonnement a fortement influencé ma santé. Bien sûr, j'ai quelques petites difficultés. Mais j'insiste: il n'y a aucune forme de gros handicap.'

A quelques kilomètres de la centrale, la ville de Pripyat, abandonnée depuis 30 ans, et revenue à l'état sauvage. Seuls une centaine de personnes vivent encore ici, avec la présence de très nombreux animaux, parfois dangereux, qui circulent en toute liberté. Il est même dangereux de circuler sans arme pour se protéger. Et dans la ville, certains bâtiments non entretenus menacent de s'effondrer.

Dmytro Polonsky, Euronews:'30 ans après le drame, le problème de l'irradiation de la ville de Pripyat est passé au second plan. Maintenant, la principale préoccupation des travailleurs ici, c'est la solidité des bâtiments dans la ville, et la présence des animaux sauvages.'

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Publié le 25/04/2016

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