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Syrie: sérieux accrocs malgré la trêve, frictions entre Moscou et Washington

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La trêve en Syrie a connu ses plus sérieux accrocs avec des bombardements aériens et de violents combats au moment où s'envenimaient les relations entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de l'aide humanitaire.

Sur le plan diplomatique, une importante réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, qui devait se tenir vendredi soir à New York, a été annulée à la dernière minute à la demande des deux parrains de cette trêve.

Elle devait examiner le soutien à cet accord qui vise à favoriser l'émergence d'une solution à un conflit très complexe ayant fait plus de 300.000 morts depuis cinq ans.

La trêve a permis une baisse sensible des violences sur l'ensemble des fronts mais a été émaillée à son quatrième jour de plusieurs accrocs notables, qui ont fait les premières victimes civiles depuis son entrée en vigueur selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Trois personnes, dont deux enfants, ont en effet péri à Khan Cheikhoun, une localité rebelle de la province d'Idleb (nord-ouest), dans des frappes menées par des avions non identifiés, d'après l'OSDH.

Une source militaire a par ailleurs fait état 'd'affrontements intenses et de tirs de roquettes' dans la périphérie de Damas, où l'armée syrienne a bloqué une tentative des rebelles d'entrer dans la capitale par le quartier de Jobar. Ce quartier est aux mains de factions rebelles alliées au groupe jihadiste Front Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda). Ces combats, qui se poursuivaient en soirée de façon moins intense, ont tué trois combattants rebelles islamistes et quatre membres des forces du régime, selon l'OSDH.

Alors qu'une décision était attendue sur la prolongation de la trêve, Moscou et Washington affichaient leurs différences une semaine seulement après avoir conjointement annoncé l'accord.

'Bien que le cessez-le-feu soit un accord bilatéral, seul un des belligérants le respecte véritablement', a déclaré dans un communiqué le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, en allusion au régime syrien, allié de Moscou. Il a toutefois indiqué que son pays était prêt à une prolongation de la trêve de 72 heures.

Le département d'Etat a aussitôt réagi en faisant savoir que les Etats-Unis ne coopèreront pas militairement avec la Russie en Syrie, ce que prévoit l'accord de trêve sous certaines conditions, tant que le régime ne permettra pas aux villes assiégées de recevoir de l'aide humanitaire. (AFP)

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Publié le 17/09/2016

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