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Syrie : ouverture de la quatrième session de négociations à Genève

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La délégation du gouvernement syrien et celle de l'opposition face à face dans la même salle, mais sans échanger un mot. La tension entre eux est palpable, à l'ouverture de la quatrième session de discussions depuis le début 2016.

L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a rappelé qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit, tout en reconnaissant qu'il n'attendait pas de miracles de ces négociations.

'Gardons à l'esprit l'intérêt de la Syrie et de son peuple. Travaillons ensemble - je sais que ce n'est pas facile - mais essayons de le faire, pour achever ce terrible conflit, et construire les bases d'un pays en paix avec lui-même, souverain et uni', a-t-il déclaré.

Au coeur des prochaines discussions que l'opposition souhaite directes, la transition politique, mais elle n'a pas le même sens pour les deux camps. Pour l'opposition, elle signifie le départ de Bachar Al-Assad, que le régime refuse d'envisager.

'En ce qui concerne l'opposition, nous attendons un rôle constructif des Etats-Unis, qu'ils s'impliquent sur les questions du Moyen-Orient, pour que l'on puisse se débarrasser de l'Etat islamique, mais aussi de l'Iran et des milices chiites pour permettre la transition politique en Syrie', a réclamé Nasr El Hariri, le président du Haut Comité des Négociations

'A l'issue du premier jour des discussions, le Haut Comité des Négociations a fini par accepter la requête de De Mistura d'intégrer à la délégation de l'opposition le Groupe de Moscou et le Groupe du Caire, considérés comme des opposants plus modérés au régime de Damas, que beaucoup d'analystes ici ont perçu comme la volonté russe d'imposer sa stratégie sur ces négociations en l'absence de vrai rôle joué actuellement par les Etats-Unis dans la crise syrienne', résume Faiza Garah, notre envoyée spéciale à Genève.

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Publié le 24/02/2017