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Syrie : le résumé du débat à l'Assemblée en 5 minutes

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Jean-Marc Ayrault a ouvert ce débat sans vote mercredi à l’Assemblée. Le Premier ministre a justifié la position de la France "dans l’action". "Si nous ne mettons pas un coup d’arrêt il n’y aura pas de solution politique" a exprimé le Premier ministre devant les députés. Au cours de son intervention, Jean-Marc Ayrault a admis qu’une "autorisation explicite du conseil de sécurité de l’ONU serait souhaitable". Une phrase applaudie par une partie des députés de l’opposition. "Nous souhaitons le départ de Bachar al-Assad" a martelé Jean-Marc Ayrault, tout en répétant "nous n’agirons pas seuls".

Après lui, Christian Jacob qui avait déjà clarifié la position de l’UMP mardi au cours d’une conférence de presse a répété que si la France décidait d’intervenir sans l’autorisation des Nations-Unies, un vote au Parlement français s’imposerait. Le Président du groupe UMP a ensuite évoqué "trois motifs de refus" d’une intervention française : si l’action est strictement militaire, si c’est une intervention isolée et s’il y a "reniement de notre politique étrangère".

"La France n’est à la remorque de personne", lui a répondu Bruno Le Roux. Le président du groupe socialiste a soutenu la position de la France : "l’inaction serait un échec terrible et porterait en germe de nouvelles menaces pour la sécurité du monde, a lancé le député.

Jean-Louis Borloo a posé plusieurs conditions à une intervention : d’abord des "preuves irréfutables" c’est à dire confirmées par l’ONU et une "coalition internationale". Le président du groupe UDI a insisté sur l’importance de l’ONU "nous avons signé la charte des Nations-Unies" rappelle-t-il. "L’ONU est un progrès, déposons une résolution" a-t-il lancé.

Paul Giacobbi pour les radicaux de gauche a réaffirmé la position de son groupe : une intervention en Syrie est "indispensable" mais ne peut s’engager sans un vote au Parlement.

François de Rugy a critiqué de son côté le conseil de sécurité de l’ONU qu’il juge "à bout de souffle". Au nom de "la majorité de son groupe" qui n’est pas totalement uni sur la question, le co-président du groupe EELV s’est positionné pour une intervention "sous condition" et avec un vote préalable au Parlement.

André Chassaigne pour le groupe GDR a maintenu la position du Front de gauche : une opposition ferme à toute intervention. "Comment imaginer que la France s’apprête à intervenir de manière illégale" s’est désolé le président du groupe en insistant plutôt sur une action "humanitaire", "diplomatique" et "symbolique".

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Publié le 04/09/2013

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