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Syrie : impasse à Genève, atermoiements à New York

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L’ONU et les limites de la diplomatie : c’est ainsi que l’on pourrait résumer ce qui se joue actuellement à New York sur le dossier syrien.

Au point qu’au sein même de l’institution, la responsable des opérations humanitaires se dit “pessimiste” et “frustrée”. Elle dénonce la lenteur des progrès sur le terrain, notamment à Homs, et demande au Conseil de sécurité “les moyens de faire son travail”.

“J’ai dit aux membres du Conseil de sécurité qu’il était inacceptable que, quatre mois après qu’ils ont exigé des mesures concrètes, les lois régissant l’aide humanitaire continuent d‘être systématiquement et ostensiblement enfreintes par toutes les parties impliquées dans le conflit”, a indiqué Valérie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des Affaires humanitaires et coordonnatrice des secours d’urgence.

Russes et Américains ont promis d’aider les négociateurs à sortir de l’ornière à Genève. Encore faut-il qu’ils réussissent à s’entendre sur un projet de résolution, Moscou souhaitant qu’elle soit non contraignante contrairement aux pays arabes et aux Occidentaux.

“Au vu de la gravité de la situation sur le terrain, mieux vaut pas de résolution du tout qu’une mauvaise résolution”, a déclaré Samantha Power, ambassadrice américaine à l’ONU.

Cette résolution vise à faciliter l‘évacuation des 250 000 civils piégés dans les zones de conflit.

1400 personnes ont pu quitter Homs jusqu‘à présent, mais plus de 2000 Syriens attendent toujours de l’aide dans la ville assiégée.

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Publié le 14/02/2014