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Syrie : à New York, l’impasse diplomatique

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La trêve négociée en Syre par John Kerry et Sergueï Lavrov n'est plus qu'un lointain souvenir. Depuis lundi dernier les combats meurtriers ont repris sur le terrain et cette semaine à New York Russes et Américains n'ont pas cessé de s'invectiver.

Syrie : "petites avancées" diplomatiques et gros bombardements sur Alep https://t.co/CwmiLYEkl3- Le Parisien (@le_Parisien) 23 septembre 2016

Vendredi en conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères russe a douché tout espoir rapide de retour au cessez-le-feu.

Sergueï Lavrov: 'Toute trêve de trois ou de sept jours n'a pas de sens. Je vais vous donner un exemple de ce qui s'est passé après le 12 septembre quand l'accord est entré en vigueur : il y a eu 350 attaques de la part de l'opposition, proche d'Al Nosra, contre les forces gouvernementales. Donc nous voulons voir des signes que la coalition a de l'influence sur ceux qui sont sur le terrain contre le gouvernement'.

A l'ONU, les Européens sont remontés au créneau. Le Français Jean-Marc Ayrault a accusé Damas de jouer la carte d'une partition de la Syrie.

Ne laissons pas l'Histoire se répéter: #Alep ne peut pas être le Guernica du XXIème siècle #Syrie jeanmarcayrault pic.twitter.com/V5Nygv6Cpl- La France à l'ONU (franceonu) 23 septembre 2016

Son collègue allemand a redemandé l'arrêt des bombardements.

Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères : 'L'espoir soulevé la semaine dernière par le cessez-le-feu s'est évaoui une fois de plus après des attaques mortelles, cyniques et méprisables contre des travailleurs humanitaires.
Aujourd'hui la situation est très sérieuse. L'aviation de Bachar doit cesser ses attaques. C'est aussi de la responsabilité de Moscou. Et si nous n'y parvenons pas, alors tous les efforts pour trouver une solution en Syrie seront anéantis sous un tapis de bombes.'

Vendredi, le secrétaire d'Etat américain a de nouveau rencontré son homologue russe en marge de l'Assemblée générale de l'ONU .
En vain pour l'instant.

Les Syriens risquent de devoir patienter au moins jusqu'au élections présidentielles américaines.

Avec Agences

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Publié le 24/09/2016

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