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Soudan du Sud : la paix illusoire

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Un an après la signature de l'accord de paix, le Soudan du Sud fait face à une recrudescence des violences. Deux camps s'opposent : d'un côté, les forces loyales au président Salva Kiir, l'homme au chapeau, de l'autre, les partisans du vice-président Riek Machar.

Les tensions n'ont jamais cessé depuis l'accord de paix

L'accord de paix avait abouti à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Mais depuis, les tensions n'ont jamais réellement cessé. Il y a un mois, la situation s'embrasait à nouveau dans la capitale Juba, théâtre de combats à l'arme lourde entre les partisans des deux frères ennemis sud-soudanais. Des combats, qui en quelques jours, faisaient plus de 300 morts, laissant craindre une reprise de la guerre civile, qui avait débuté en décembre 2013, sur fond de rivalités ethniques et de luttes de pouvoir.

60.000 déplacés après les violences de juillet, 900.000 depuis décembre 2013

Ces violences ont fait des dizaines de milliers de morts et quelque 2,5 millions de déplacés. La grande majorité a fui en Ethiopie. La région de Gambela, près de la frontière, accueille ainsi quelque 270.000 Sud-Soudanais. D'autres ont pris la direction de l'Ouganda, qui compte aujourd'hui quelque 52.000 réfugiés. Leur nombre a doublé après les violences du mois dernier. Un afflux constaté aussi au Kenya et au Soudan. Au total, selon l'UNHCR, près de 60.000 personnes ont fui le pays après le récent regain de tension, portant à environ 900.000 le nombre de réfugiés depuis décembre 2013.

Ouganda : le nombre des réfugiés en provenance du Soudan du Sud en hausse, selon le HCR https://t.co/I8qjZxa3Rt- Africanews Français (@africanewsfr) 3 août 2016

Pillages, viols et meurtres

Indépendant depuis 2011, après plus de vingt ans de guerre avec Khartoum, le Soudan du Sud se classe aujourd'hui parmi les pays ayant les plus hauts niveaux de déplacements de populations induits par le conflit.

La semaine dernière, l'ONU a autorisé le déploiement dans le pays de 4.000 Casques bleus supplémentaires pour prêter main forte aux 13.500 soldats déjà sur place. Un contingent critiqué pour son inaction, face aux pillages, viols et meurtres qui se multiplient à Juba.

Pour comprendre la crise au Soudan

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Publié le 17/08/2016

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